22/07/2026
Aimer Djerba, ce n’est pas fermer les yeux sur ses problèmes.
Depuis plusieurs jours, les coupures d’électricité et d’eau alimentent deux camps sur les réseaux sociaux : ceux qui dénoncent une situation devenue difficile à vivre, et ceux qui répondent aux touristes ou aux mécontents : « Si ça ne vous plaît pas, restez chez vous. »
Soyons clairs : ce genre de réponse ne règle rien.
Les réseaux sociaux peuvent divertir, informer, alerter, rassembler… mais ils deviennent inutiles quand ils servent uniquement à s’affronter autour de problèmes réels, qui concernent toute une île, tout un pays.
Djerba, c’est la mer, les couchers de soleil, la culture, les traditions, l’accueil et cette atmosphère unique qui fait revenir tant de personnes.
Mais aimer Djerba, c’est aussi reconnaître ses limites : les infrastructures, la gestion des déchets, l’administration, la situation des animaux, les coupures d’eau et d’électricité…
Ces coupures ne datent pas d’hier. Elles reviennent depuis plusieurs années et s’aggravent lors des pics de chaleur et de fréquentation.
L’île accueille en haute saison bien plus de personnes que ses infrastructures ne peuvent en supporter : plus de consommation, plus de pression sur les réseaux, et des réserves qui ne suivent pas.
Alors oui, les habitants ont parfaitement le droit de dénoncer cette situation. Quand il fait plus de 40 °C, rester sans eau ni électricité devient vite invivable, avec des conséquences très concrètes sur les familles, les personnes âgées, les enfants, les commerces et le quotidien.
Et oui, les vacanciers ont aussi le droit d’exprimer leur déception. Certains ont économisé pendant des mois, parfois toute une année, pour s’offrir quelques jours de vacances. Attendre un minimum de confort et de sécurité n’a rien d’exagéré.
Chacun a le droit de parler. Mais chacun doit aussi regarder la situation dans sa globalité.
On peut aimer Djerba et demander mieux. On peut soutenir l’île sans nier ses difficultés. On peut comprendre les habitants sans mépriser les touristes.
Et on peut débattre sans sortir le fameux« rentrez chez vous ».
La nuance ne fragilise pas Djerba. Elle permet au contraire de défendre l’île avec lucidité, respect et exigence.
Tu vis la situation sur place ? Partage ton expérience en commentaire et relaye ce post pour que le débat reste utile, lucide et respectueux.