Crise de la quarantaine en Asie

Crise de la quarantaine en Asie Garder le contact avec nos amis et partager notre expérience alors que nous partons à l'aventure !

MERCI !!Ça y est, nous sommes officiellement de retour au bercail après trois mois à sillonner les routes de l’Asie du S...
18/05/2026

MERCI !!

Ça y est, nous sommes officiellement de retour au bercail après trois mois à sillonner les routes de l’Asie du Sud-Est. Hier encore, nous prenions le temps de visiter une dernière fois la Mosquée bleue avant de filer vers l’aéroport pour notre vol vers la maison.

Le retour n’a pas été de tout repos. Les contrôles de sécurité à l’aéroport d’Istanbul étaient particulièrement serrés et nous avons dû passer par plusieurs vérifications inhabituelles avant d’atteindre notre porte d’embarquement. On soupçonne que la présence d’Éric Salvail dans notre avion n’a pas aidé…

Après dix heures de vol, quel bonheur de retrouver notre famille et notre chien, qui semblait un peu confus de nous revoir ! Sa routine, tout comme la nôtre, risque d’être pas mal chamboulée dans les prochains jours.

On voulait surtout prendre un moment pour vous remercier de nous avoir suivis dans notre Crise de la quarantaine en Asie. Quand on part seuls, loin de tout ce qu’on connaît, pour une aussi longue période, garder le contact avec les gens qu’on aime devient essentiel. C’est la meilleure façon d’apaiser le mal du pays. On dit que le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé, et grâce à vous, on a pu vivre cette aventure encore plus pleinement.

Un merci tout spécial à Rachel et Gilles, qui ont pris soin de notre Charlie pendant notre absence. Merci aussi à Ginette et Normand de nous accueillir chez eux pendant que notre maison est louée. Et un immense merci à Claudine Lussier, qui nous a accompagnés dans la planification du voyage. Elle a été d’une disponibilité incroyable. Si vous rêvez d’une aventure comme la nôtre, on vous la recommande fortement.

Au plaisir de vous revoir une fois que nous aurons apprivoisé notre décalage horaire 😉

À bientôt !!

15.3 HOMMAGE AU BOSPHORE:Istanbul est une cité unique au monde : elle a marqué l’histoire de deux continents, l’Europe e...
16/05/2026

15.3 HOMMAGE AU BOSPHORE:

Istanbul est une cité unique au monde : elle a marqué l’histoire de deux continents, l’Europe et l’Asie. Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, son destin est intimement lié à sa situation géographique exceptionnelle. Car ici, ce n’est ni une frontière terrestre ni un vaste océan qui sépare les continents, mais un détroit de moins de 700 mètres de large qui traverse la ville : le Bosphore.

Pour notre dernière journée de voyage, nous avons choisi de célébrer ce détroit majestueux. Premier arrêt : le café de Barberousse. Un café turc corsé à la main, nous contemplons les navires qui glissent sur les eaux turquoise. Le flot incessant de bateaux commerciaux rappelle que le Bosphore est encore aujourd’hui un couloir énergétique vital, reliant la mer Noire à la Méditerranée et transportant pétrole et gaz vers l’Europe.

Revigorés, nous embarquons pour une croisière. Quelle expérience ! Les rives du Bosphore se dévoilent comme un musée à ciel ouvert : le palais de Dolmabahçe, celui de Beylerbeyi, la forteresse de Rumeli Hisarı et le pont des Martyrs du 15-Juillet. Naviguer ici, c’est traverser les époques, sentir l’histoire d’Istanbul se refléter dans chaque vague.

La croisière achevée, cap sur le quartier Ortaköy. Ses ruelles animées, ses cafés branchés et ses galeries d’art nous accueillent dans une ambiance bohème. Coup de chance : c’est jour de marché artisanal. Autour de la mosquée, sur les rives du Bosphore, les artisans exposent leurs créations, offrant aux visiteurs un cadre enchanteur et convivial.

Enfin, nous retrouvons le quartier de Galata, que nous avions tant aimé la veille, pour notre ultime soirée. Autour d’un délicieux kebab, nous tentons de mesurer l’impact de ce voyage. Trop tôt pour en saisir toute la portée, mais déjà une certitude : Istanbul et son Bosphore resteront gravés dans nos mémoires.

Car aujourd'hui, ce cours d'eau, véritable trait d’union entre Orient et Occident, nous a offert une manière poétique de dire adieu au géant asiatique avant de rentrer à la maison.

À bientôt !

15.2 QUAND LA FATIGUE S'INVITE:Depuis notre arrivée à Istanbul, nous livrons un véritable combat contre la fatigue. Aprè...
15/05/2026

15.2 QUAND LA FATIGUE S'INVITE:

Depuis notre arrivée à Istanbul, nous livrons un véritable combat contre la fatigue. Après trois mois intenses à parcourir les routes de l’Asie, notre énergie n’est plus à son sommet. Ajoutons à cela un décalage horaire de cinq heures, et les journées deviennent difficiles à tenir. Hier, par exemple, nous avons terminé notre programme dès 18 h, épuisés après la visite de la Mosquée Bleue, avant de sombrer dans un sommeil réparateur… jusqu’à 7 h ce matin. Treize heures de repos qui, espérons-le, nous permettront d’affronter le programme ambitieux du jour.

Premier arrêt : le Grand Bazaar. Ce marché couvert du XVe siècle, avec ses 61 rues et plus de 4 000 boutiques, attire chaque jour des foules impressionnantes. Contrairement aux marchés asiatiques que nous avons visités jusque-là, celui-ci surprend par sa propreté. À peine entrés, un petit monsieur trapu nous aborde avec chaleur :
« Bonjour mes amis, je vends les meilleurs tapis d’Istanbul, venez voir mes produits, vous ne regretterez pas ! »

Voyant que nous ne sommes pas intéressés, il change aussitôt de stratégie :
« Vous venez de quel pays ? »

Cette phrase magique, nous l’avons entendue partout en voyage. Elle ouvre la conversation et crée un lien. Lorsque nous lui répondons que nous sommes Canadiens, il s’enthousiasme :
« Un de mes amis vit à Toronto, regardez ! » Et il nous montre fièrement une photo sur son téléphone. Puis, curieux : « Le Canada, c’est vraiment si froid ? »

À peine avons-nous le temps de répondre qu’il nous entraîne déjà vers la boutique de son fils. Celui-ci vend des foulards pour dames, très prisés à Istanbul. Mais Annabelle en a déjà acheté deux depuis le début du voyage. Le vendeur insiste malgré tout et lance à Samuel, le plus sérieusement du monde :
« Si tu aimes ta femme, tu dois lui offrir un foulard spécial. C’est ainsi qu’on fait en Turquie. »

Devant ce magnifique exemple de culpabilisme, nous esquissons un sourire gêné et réussissons à nous éclipser sans achat. Cette expérience nous confirme une chose : les Turcs sont de redoutables négociateurs. La vente est dans leur sang, héritage d’une ville qui fut pendant des millénaires une plaque tournante du commerce international.

Nous quittons finalement le Grand Bazaar sans céder à la tentation. Le reste de la journée se déroule dans le quartier de Galata, le long de la Corne d’Or. Nous découvrons des monuments splendides : la Mosquée de Soliman, l'Aqueduc de Valens, le Pont et la Tour de Galata, l’Église Saint-Antoine, ainsi que des ruelles animées où les commerçants s’installent à l’ombre des mosquées.

Cependant, pendant toutes ces visites, une constante demeure: la fatigue. Elle s'est faufilée dans nos bagages comme un troisième voyageur que nous n'avions pas invité. Celle-ci ralentit nos pas et nous force à prendre plus de pauses. Mais ce n'est vraiment pas grave. Car devant nous, Istanbul nous émerveille. Elle s’impose déjà comme l’une des plus belles villes que nous ayons eu la chance de visiter.

Mais après plus de 40 000 pas, la fatigue reprend ses droits. Le sommeil sera essentiel pour profiter pleinement de notre journée de demain.

Notre dernière véritable journée de ce voyage extraordinaire...

L'aventure a passée beaucoup trop vite !

15.1 À TRAVERS 1500 ANS D'HISTOIRE:Bienvenue à Istanbul 🇹🇷 ! Ou devrais-je dire Constantinople… voire Byzance, si l’on r...
14/05/2026

15.1 À TRAVERS 1500 ANS D'HISTOIRE:

Bienvenue à Istanbul 🇹🇷 ! Ou devrais-je dire Constantinople… voire Byzance, si l’on remonte encore plus loin.

Lorsqu’est venu le temps de planifier notre retour, nous avons eu une idée : pourquoi ne pas couper le voyage en deux et transformer l’escale en escapade ? Depuis Singapour, le vol vers chez nous dure près de 22 heures, avec un décalage horaire de 12 heures. De quoi rendre le retour chaotique. Mais à mi-chemin, à 11 heures de vol exactement, se trouve une ville mythique : Istanbul.

Dès la sortie de l’aéroport, deux choses nous frappent. D’abord, le froid : en ce mois de mai, il ne fait que 14°C, un choc après trois mois de climat tropical variant de 30 à 40°C. Ensuite, les odeurs : un mélange envoûtant d’épices, de pain brioché et de maïs grillé flotte dans l’air, bien plus accueillant que les senteurs des grandes métropoles asiatiques.

Notre première journée ici est chargée. Malgré le décalage, nous sommes parmi les premiers à fouler le parvis de la Sainte-Sophie. Malheureusement, les échafaudages de restauration masquent une partie de sa splendeur. Mais la visite reste fascinante : bâtie au VIᵉ siècle comme église, transformée en mosquée en 1453, devenue musée en 1934, puis de nouveau mosquée en 2020, elle incarne à elle seule la mosaïque culturelle d’Istanbul à travers les époques.

Juste en face, nous descendons dans la mystérieuse Citerne Basilique. Ce réservoir souterrain du VIᵉ siècle impressionne par ses 336 colonnes de marbre et ses célèbres têtes de Méduse, vestiges d’une époque où s'alimenter en eau potable était un vrai casse-tête.

Nous poursuivons avec le majestueux palais de Topkapi. Résidence des sultans ottomans pendant près de 400 ans, il domine le Bosphore et la mer de Marmara. Ses cours, pavillons et le légendaire harem racontent la grandeur impériale. Aujourd’hui musée, il expose trésors, reliques et objets précieux, attirant des foules émerveillées.

Enfin, nous terminons en beauté avec la Mosquée Bleue. Construite entre 1609 et 1616 sous le règne du sultan Ahmet Ier, elle séduit par ses milliers de carreaux d’Iznik bleus et ses six minarets audacieux, dressés face à Sainte-Sophie. Un chef-d’œuvre de l’architecture ottomane, et l’un des sites religieux les plus photographiés au monde.

Bref, en une seule journée, nous avons traversé plus de 1500 ans d’histoire, au cœur d’une ville qui unit l’Europe et l’Asie. Y'a des journées pire que ça 😉

14.2 LA DÉMESURE:Ouf ! Quelle journée ! Notre unique journée complète à Singapour aura été intense, rythmée par un progr...
13/05/2026

14.2 LA DÉMESURE:

Ouf ! Quelle journée ! Notre unique journée complète à Singapour aura été intense, rythmée par un programme serré où les activités s’enchaînaient sans répit. Nous avons littéralement usé nos chaussures sur les trottoirs immaculés de la cité du Lion pour découvrir une ville qui incarne, sans conteste, la démesure.

Notre première halte fut le Merlion Park, l’un des symboles de Singapour. La statue mythique mi-lion, mi-poisson, crachant son jet d’eau face à Marina Bay, nous a offert une vue saisissante sur les tours d’acier du centre-ville.

Après une balade dans le Central Area, où l’architecture moderne et grandiose nous a impressionnés, nous avons poursuivi vers Chinatown. Ce quartier coloré, animé de marchés et de temples, nous a plongés dans la culture chinoise. Nous y avons découvert des lieux de culte hindouistes, taoïstes et bouddhistes. Annabelle en a profité pour se recueillir et prier pour la santé et le bonheur de ses proches.

L’après-midi fut consacré aux Gardens by the Bay, probablement le parc le plus spectaculaire que nous ayons visité. Entre le Flower Dome et la Cloud Forest, c’est cette dernière qui nous a le plus émerveillés avec son exposition temporaire dédiée à Jurassic Park. Face aux dinosaures grandeur nature, nous avons retrouvé notre cœur d’enfant.

Le soir venu, direction le Supertree Grove pour assister au spectacle Garden Rhapsody. Les immenses Supertrees, hauts de 50 mètres, se sont illuminés au rythme de la musique, transformant l’endroit en une forêt féerique de sons et lumières. Une expérience sensorielle inoubliable.

Enfin, nous avons tenté de rejoindre le rooftop du Marina Bay Sands pour un dernier verre. Mais le prix d’entrée avoisinant les 200 $ et la fermeture imminente nous ont convaincus de rebrousser chemin. Nous avons préféré regagner notre loft pour un repos bien mérité avant le long voyage vers Istanbul.

Au terme de cette journée effrénée, Singapour restera gravée dans nos mémoires comme une ville où la nature réinventée et l’architecture futuriste s’unissent pour incarner la démesure absolue.

14.1 BIENVENUE À SINGAPOUR:Bienvenue à Singapour 🇸🇬 ! Cette cité-État insulaire est non seulement l’un des ports les plu...
11/05/2026

14.1 BIENVENUE À SINGAPOUR:

Bienvenue à Singapour 🇸🇬 ! Cette cité-État insulaire est non seulement l’un des ports les plus importants du monde, mais aussi une place financière de premier plan. Ce qui frappe dès l’arrivée, c’est la propreté impeccable des lieux et l’architecture futuriste qui donne l’impression de voyager dans le temps.

Pas besoin de quitter l’aéroport pour être émerveillé : à Changi se trouve le HSBC Rain Vortex, la plus haute cascade intérieure de la planète. Avec ses plus de 40 mètres de hauteur, elle offre fraîcheur et spectacle aux voyageurs, une véritable façon de souhaiter la bienvenue.

La propreté est ici une affaire sérieuse. Le gouvernement ne plaisante pas avec l’hygiène : le chewing-gum est interdit et mâcher une gomme peut coûter jusqu’à 2 000 $ d’amende. Autre règle insolite : oublier de tirer la chasse dans les toilettes publiques peut valoir une amende de 150 $.

Après notre installation dans un loft du centre-ville, nous avons pris la direction de Clarke Quay pour une croisière nocturne sur la Singapore River. L’expérience fut magique : naviguer entre les immenses tours d’acier jusqu’à la Marina Bay est déjà impressionnant, mais le clou du spectacle reste le Spectra Light & Water Show. Jets d’eau, lasers, projections visuelles et musique orchestrale se mêlent dans une performance grandiose.

Demain, cap sur Chinatown et les incontournables Gardens by the Bay.

L’aventure ici sera brève mais risque d'être plutôt impressionnante !

FIN DU CHAPITRE 13: SUD-OUEST DE BALI 🇲🇨Notre aventure indonésienne s’achève aujourd’hui. Les six derniers jours se sont...
11/05/2026

FIN DU CHAPITRE 13: SUD-OUEST DE BALI 🇲🇨

Notre aventure indonésienne s’achève aujourd’hui. Les six derniers jours se sont écoulés au rythme enjoué d’Uluwatu et de Canggu, deux stations balnéaires du sud-ouest de Bali, célèbres pour leurs plages et leur vie nocturne qui attirent une jeunesse cosmopolite venue des quatre coins du monde. Ici, nous avons savouré une pause bienvenue avant de repartir vers nos prochaines destinations : Singapour et Istanbul.

L’Indonésie est magnifique. En la quittant, on mesure à quel point cet archipel de 17 000 îles mérite d’être découvert davantage. Chaque île possède sa propre culture, sa langue et ses traditions. Parmi elles, Lombok nous a particulièrement séduits, autant par la beauté de ses paysages que par la chaleur de ses habitants. Nous espérons y revenir un jour pour l’explorer plus en profondeur.

Bali, elle, reste splendide mais souffre de son immense popularité. Le trafic saturé, les difficultés liées à la gestion de l’eau et des déchets, ainsi que le tourisme de masse ternissent parfois l’authenticité des lieux. Nous avons préféré les paysages verdoyants d’Ubud aux plages bondées d’Uluwatu et de Canggu.

Nusa Penida, en revanche, fut un véritable petit paradis. Kelingking Beach, avec sa falaise en forme de T-Rex, demeure la plus belle plage que nous ayons foulée. Mais prudence : les routes y sont redoutables, et mieux vaut être un conducteur aguerri si vous choisissez d’y circuler en scooter !

Quant aux îles Gili, notre séjour y a été marqué par un épisode de “Bali Belly” pour Samuel… mais le snorkeling y est tout simplement exceptionnel.

Ainsi se tourne une belle page de notre voyage. Il nous reste six jours pour arpenter les rues de Singapour et d’Istanbul.

Ça finit fort 😍

13.3 UNE VILLE EN MUTATION:Lorsque nous sommes arrivés à Uluwatu, notre chauffeur nous a regardés avec une certaine curi...
09/05/2026

13.3 UNE VILLE EN MUTATION:

Lorsque nous sommes arrivés à Uluwatu, notre chauffeur nous a regardés avec une certaine curiosité, presque amusé, en nous demandant ce qui nous avait poussés à visiter cette ville.

« Les plages, le surf, le temple et les célèbres danses kecak », avons-nous répondu sans hésiter. Pour nous, et pour tous ceux qui nous avaient vanté la région, cela suffisait largement à justifier le détour. Pourtant, notre chauffeur ne semblait pas partager notre enthousiasme. Intrigués, nous avons insisté pour obtenir ses propres recommandations. Sa réponse fut directe :

« À part les plages, le surf, le temple et les danses kecak, il n’y a rien d’autre à faire ici. La ville est envahie par des chantiers de construction et des restaurants hors de prix qui attirent malgré tout les touristes. »

Le ton était donné.

Au début, nous pensions avoir affaire à un résident désabusé, peu enclin à apprécier l’arrivée des visiteurs. Mais plus nous découvrions Uluwatu, plus nous réalisions que ses propos reflétaient une réalité bien tangible.

Car oui, si l’on s’en tient aux plages, au surf, au temple et aux danses kecak, Uluwatu offre des expériences magnifiques. Mais derrière chaque paysage à couper le souffle se cache un revers de médaille.

Le problème majeur de la ville réside dans la prolifération impressionnante des chantiers. Il y en a tellement que nous avons fini par nous demander si une catastrophe naturelle avait récemment frappé la région, obligeant à reconstruire en masse.

En réalité, la cause est politique. En juillet 2025, le gouvernement indonésien a ordonné la démolition de nombreux bâtiments à Uluwatu, jugés illégaux car construits sans permis sur des terrains publics ou dans des zones protégées. Résultat : des centaines de citoyens ont perdu leur commerce et se sont retrouvés sans ressources. Beaucoup tentent désormais de survivre en vendant des souvenirs ou en proposant des cours de surf sur les plages. Une histoire douloureuse.

Et pendant que les petits commerces disparaissaient, les terrains libérés voyaient surgir de nouveaux projets portés par des entrepreneurs étrangers capables, eux, de payer les fameux permis. Villas de luxe, resorts flamboyants et beach clubs spectaculaires s’élèvent peu à peu, destinés à séduire une clientèle haut de gamme.

L’appât du gain transforme radicalement le visage de la ville. On comprend alors la réaction de notre chauffeur, témoin de cette transition qui éloigne les habitants et bouleverse leur quotidien.

En 2026, Uluwatu est une ville en pleine mutation : les commerces locaux s’effacent pour laisser place aux capitaux étrangers et aux infrastructures modernes. Les Balinais, peu à peu, quittent la région, laissant l’espace aux expatriés et aux touristes.

Tout ça parce que certaines personnes sont prêtes à faire le tour le tour du monde afin d'admirer des plages, du surf, un temple et les fameuses danses kecak...

08/05/2026

13.2 LE PIRE SURFEUR D'ULUWATU:

Dès qu’on pose le pied à Uluwatu, au sud-ouest de Bali, une évidence saute aux yeux : ici, tout tourne autour du surf. Ici, les immenses panneaux publicitaires n’affichent pas la météo, mais l’état des vagues et des marées, pour que chacun puisse choisir le meilleur spot.

Ici, la ville est envahie d’Australiens, souvent déjà initiés au surf chez eux. Ils circulent en scooter équipé de racks spéciaux pour transporter leur planche, preuve que le surf est bien la raison d’être de cette station balnéaire.

Et ce n’est pas seulement sur les plages : dans les rues aussi, on retrouve le look typique du surfeur. Les hommes arborent le cliché du bronzé musclé, tatoué, cheveux longs, avec une allure détendue et cool. Quant aux femmes, elles ne sont pas en reste : surfeuses ou non, elles affichent toutes ce style de mannequins bronzés, glamour et relax.

À Uluwatu, tout le monde semble beau, bronzé et parfaitement à l’aise dans cette ambiance balnéaire.

À peine arrivés, l’envie de se fondre dans la bande est irrésistible. Un petit détour par l’une des innombrables boutiques de surf s’impose : shorts colorés, t-shirts amples, lunettes de soleil… Samuel résume bien la situation : « Pour être un vrai surfeur, il faut d’abord avoir le look. » Après quelques emplettes, nous voilà prêts à affronter les vagues. Enfin… en apparence.

Le lendemain, malgré notre style flambant neuf et une motivation intacte, nous découvrons rapidement que le surf est loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît. Direction Thomas Beach, réputée pour ses petites vagues idéales pour les débutants. Mais à la vue de ces soi-disantes “petites vagues”, Annabelle préfère renoncer et se contenter d’observer.

Samuel, lui, se lance seul. Planche louée sous le bras, il rejoint un petit groupe de surfeurs déjà aguerris. Il tente d’analyser leurs gestes, d’imiter leur manière de se lever au bon moment pour glisser sur le courant. Mais la théorie se heurte vite à la pratique : les vagues sont plus exigeantes qu’il ne l’imaginait.

Deux heures plus t**d, après des chutes répétées et quelques timides essais, Samuel doit se rendre à l’évidence : il ne sera jamais un grand surfeur. Ce jour-là, il est probablement le pire surfeur d’Uluwatu.

Et pourtant, ici, mieux vaut être un mauvais surfeur que de ne pas surfer du tout. Car l’essentiel n’est pas la performance, mais de participer à cette fête permanente qu’est Uluwatu.

Après plus de deux mois, on commence à comprendre que c’est ça, voyager : s’imprégner de l’esprit du lieu et goûter à ce qu’il a de meilleur à offrir.

Vive le surf !

07/05/2026

13.1 UNE HISTOIRE DE SINGES 🐒:

Bienvenue à Uluwatu sur l'île de Bali. Ici, nous venons de vivre une des expériences les plus rocambolesque de notre voyage, peut-être même de notre vie.

Nous prenons un petit 4 minutes pour vous partager.

05/05/2026

FIN DU CHAPITRE 12: LOMBOK 🇲🇨:

C’est avec un pincement au cœur que nous quittons aujourd’hui Lombok, une île qui nous aura profondément marqués au cours de cette dernière semaine. Nous y sommes arrivés sans trop savoir à quoi nous attendre, et nous repartons avec des souvenirs impérissables.

La véritable richesse de Lombok, c’est sa population. Jamais ailleurs nous n’avons rencontré des gens aussi souriants, accueillants et généreux. Le contact s’est fait naturellement, comme si nous étions des amis de longue date.

Nous garderons en mémoire Neni et Rafiq, ce couple influent qui nous a reçus avec tant de chaleur dans leur maison de Senggigi. Les déjeuners partagés à discuter de la vie et à écouter les anecdotes fascinantes de Rafiq sur sa carrière de diplomate aux Nations unies nous manquent déjà. Quant à Neni, quelle femme remarquable ! Toujours prête à mettre son vaste réseau à notre service, elle s’est comportée comme une véritable maman pour nous.

Nous n’oublierons pas non plus Arta, devenu notre chauffeur attitré. Bien plus qu’un conducteur, il nous a appris à éviter les pièges des voyageurs et nous a initiés aux subtilités des langues locales. Sa sagesse nous a touchés, notamment sa vision du karma : « On récolte ce que l’on sème », nous répétait-il.

Et puis il y a Iwan Kurniawan, ce jeune homme dynamique au rire communicatif et à la générosité sans limite. C’est lui qui nous a guidés jusqu’au sommet de Kondo Hill, et qui, après seulement quelques heures passées ensemble, nous a invités au mariage d’un ami. Sa spontanéité et son immense gentillesse resteront gravées dans nos cœurs.

À tout cela s’ajoutent les centaines de sourires croisés au détour des rues, des marchés et des villages. Partout, des salutations chaleureuses et sincères. Il ne fait aucun doute : la plus grande force de Lombok, ce sont ses habitants.

Et bien sûr, comment ne pas mentionner les paysages à couper le souffle ? Pour en témoigner, voici une petite vidéo qui en célèbre toute la beauté !

Prochains arrêts: Uluwatu et Canggu sur l'île de Bali où nous tomberons en mode vacances !

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Bangkok

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