Pérou 2022

Pérou 2022 Page pour le Blog de notre voyage au Pérou pour juillet/août 2022.

Jour 20 - samedi 06/08 : Aujourd’hui, c’est jour de pêche ! Nous nous préparons et je demande à Gumer ce qu’il nous faut...
16/08/2022

Jour 20 - samedi 06/08 : Aujourd’hui, c’est jour de pêche !

Nous nous préparons et je demande à Gumer ce qu’il nous faut comme chaussures. Sa réponse est catégorique: des chaussures fermées !

Nous naviguons avec la pirogue, puis nous nous posons à l’ombre. La technique est assez simple (sur le papier) : une branche, du fil à pêche, un gros hameçon, et des morceaux de poulet en appât.

Je suis le premier à attraper un petit brochet. Elisabeth attrape en tout une dizaine de poissons : des poissons-chats, un petit brochet et des piranhas. Joachim en attrape quatre, et moi deux autres. Le grand perdant fut Nathanaël, qui a passé des dizaines de morceaux de poulets, sans rien ramener dans le bateau ! Il faut dire que les hameçons sont trop gros, par rapport à la taille de la mâchoire des piranhas. Ces derniers grignotent les appâts mais ne se font pas attraper. Et nous comprenons le conseil de notre guide : lorsqu’on attrape des poissons, on les laisse vivants dans le bateau, même les piranhas !

Au final, nous avons attrapé une petite vingtaine de poissons.

En rentrant au lodge, nous faisons une jolie rencontre : une tarentule, que Joachim s’empresse de prendre !

Le midi, nous mangeons le fruit de notre pêche : les piranhas sont bons, mais il n’y pas grand chose à manger. Le poisson chat est très bon.

L’après-midi, nous allons visiter la communauté Libertad avec le guide. Il nous montre le collège, le stade qui se transforme en piscine lors des crues des fleuves. Les maisons sont assez proches les unes des autres afin de pouvoir faire des ponts entre les maisons quand le niveau de l’eau monte (2 mois par an).

Nous prenons le temps de boire une boisson fraîche en regardant une partie de volley locale.

Le retour se fait à la nuit tombée, les couleurs sont très belles et le repas est, comme à l'accoutumée, délicieux. C’est notre dernière nuit dans le lodge.

Jour 19 : La nuit se passe très bien, à part Joachim qui a quelques frayeurs : il n’y a aucune lumière, beaucoup de brui...
16/08/2022

Jour 19 : La nuit se passe très bien, à part Joachim qui a quelques frayeurs : il n’y a aucune lumière, beaucoup de bruits au dessus de notre logement et à l’extérieur. Ce n’est pas très rassurant.

Après un succulent petit déjeuner, nous partons à la recherche de singes. Nous voguons 20 minutes en pirogue, puis, équipés de nos bottes, nous suivons notre guide, Gumer.

Nous observons un premier groupe de singes, des lagothrix, ceux auxquels ont donne à manger, la saïmiri (singes écureuils), les ouistiti pygmées et les capucins.

En marchant, nous entendons et voyons d’autres primates : des tamarins, des capucins.

Durant notre randonnée, les rencontres avec des animaux et des insectes se multiplient. C’est impressionnant : la végétation est très dense, nous sommes au milieu de la canopée et nous en prenons plein les yeux.

Nous attendons quelques minutes notre capitaine de pirogue, Freddie, et Gumer en profite pour nous confectionner des éventails à l’aide de branches. Il en confectionne trois en quelques minutes !

Puis nous rejoignons Freddie qui a amené de la nourriture. Pour nous ? Non, pour les singes. Il y a un groupe de primates, qui se sont sédentarisés et qui sont habitués à voir des humains.

Le mâle dominant peut être agressif, donc il faut rester prudent. Nous restons un moment avec ces primates, les deuxièmes plus grands singes de la forêt amazonienne.

Nous rentrons ensuite pour manger au lodge.

La chaleur étant assez accablante, nous restons une partie de l’après-midi tranquille.

Vers 16h, je pars seul avec Joachim pour l’observation des singes paresseux. L’activité est assez longue, les paresseux sont très difficiles à observer. Nous finissons par en trouver deux, qui ne bougeront pas de leur arbre.

Le retour au soleil couchant sur le fleuve et la forêt est magnifique !

Le soir, juste après le repas, Gumer nous appelle : il a trouvé un bébé caïman, juste devant notre lodge ! Elisabeth et Joaquim le prennent, et il se laisse faire. Nous voyons très bien ses dents, puis nous le laissons tranquille.

(Par Boris)J18 – La nuit est très difficile !  Notre chambre donne directement sur une des rues principales d’Iquitos, e...
16/08/2022

(Par Boris)
J18 – La nuit est très difficile ! Notre chambre donne directement sur une des rues principales d’Iquitos, et le concept de double vitrage n’est pas encore arrivé dans ces contrées lointaines … Donc, entre le fait que les tuk-tuk circulent quasiment 24h/24h et qu’il y a un bar musical juste en face de l’hôtel, le bruit est assourdissant.

On se lève assez tôt car notre guide vient nous chercher à 8h. Le petit-déjeuner, pourtant si appétissant sur les photos du site internet de l’hôtel est à peine médiocre : une tasse de thé et un petit sandwich jambon fromage … Juste avant 8h, le responsable du lodge en Amazonie nous informe que le guide n’arrivera qu’à 9h30, à cause de la pluie. Nous en profitons pour avancer un peu le blog.

Le guide arrive à l’heure. On va d’abord visiter le marché d’Iquitos (marché de Belen). Tous nos sens sont mis à contribution : il y a beaucoup de monde, beaucoup d’odeurs, beaucoup de bruit, très sale et miséreux. Le marché est partagé en différents secteurs : le coin de la viande et des poissons dont la fraîcheur est plus que discutable, puis une allée médicinale à base de plantes. On trouve des vendeurs de médicaments sans boite, des légumes … Notre guide se retourne constamment pour vérifier qu’on reste bien avec lui et que nous sommes en sécurité. Il nous demande de faire très attention à nos sacs à dos et de ne pas sortir nos téléphones. Nous passons par un des ports d’Iquitos : on peut presque marcher sur les détritus qui jonchent le bord du fleuve et les vautours sont les seuls à s’occuper des déchets. Nous prenons ensuite un taxi pour rejoindre Nauta, ville située à une centaine de kilomètres d’Iquitos. La sortie de la ville est désolante : on longe des bidons-villes, où les habitations sont faites avec quelques planches de bois, de la tôle et des bâches en guise de toits.

On arrive à Nauta, où des tuk-tuk nous attendent. Ça nous donne l’impression au départ d’une attraction pour touriste, mais il s’avère que les tuk-tuk sont les seuls moyens de transports pour rejoindre le port de Nauta, situé après le marché de la ville. Ca saute dans tous les sens, on est obligé de tenir nos valises, les enfants s’amusent.

Nous prenons ensuite un bateau pour rejoindre le lodge. Le bateau est assez rapide, couvert et peut contenir 7 personnes. Les bagages sont sur le toit. Nous descendons le Rio Marañon puis remontons le Rio Ucayali, la confluence des ces deux Rio donnant naissance à l’Amazone. Nous mangeons dans le lodge principal, situé juste à côté de la communauté Libertad.

Nous prenons ensuite une embarcation beaucoup plus rudimentaire pour rejoindre notre lodge. L’emplacement est parfait : nous sommes en pleine forêt. Il n’y a pas d’eau courante, aucun réseau et l’électricité est générée par un groupe électrogène de 18h à 20h.

Plusieurs activités sont proposées. Vers 16h, nous repartons en bateau pour notre première activité : l’observation des dauphins roses, le plus gros animal d’eau douce. Ces dauphins ont quitté l’Atlantique il y a longtemps en remontant l’Amazone, se sont adaptés, et aujourd’hui seraient incapables de survivre en pleine mer. Les mâles mesurent 2,50m et les femelles peuvent atteindre 3m. Ils sont assez difficile à prendre en photo, ils ne remontent à la surface que pour expirer et respirer, puis replongent pendant une dizaine de minutes. Nous en voyons une bonne dizaine.

Joachim et moi nous baignons ensuite dans le Rio Ucayali, avec les dauphins à une dizaine de mètre de nous. L’eau est tellement boueuse que nous ne voyons même pas nos mains.

Nous rentrons ensuite au lodge pour le repas servi à 18h30, puis à la nuit tombée, nous partons pour notre deuxième activité, la recherche de caïmans. Notre guide a une lampe frontale et scrute les moindres recoins. Nous finissons par en trouver un tout petit, mais nous ne verrons que ses yeux. Il refuse de se laisser approcher ! Nous rentrons assez t**d au logde, épuisés par cette journée chargée.

J17 – jeudi 04/08 : Aujourd’hui, important changement prévu : on quitte Cuzco et les hauts plateaux andins pour Iquitos ...
09/08/2022

J17 – jeudi 04/08 : Aujourd’hui, important changement prévu : on quitte Cuzco et les hauts plateaux andins pour Iquitos et l’Amazonie péruvienne !

On se lève pas trop t**d, pour préparer toutes nos affaires. On trouve un taxi assez grand pour nos 3 valises (il y a beaucoup de petits taxis, type Hyundai I10). L’aéroport de Cuzco est en pleine ville. L’enregistrement des bagages se passent bien, et on retrouve dans la salle d’attente une famille française qu’on avait croisé à Yanque et qui sont eux sur leur retour. Avec ma mère, nous discutons un bon moment avec eux.

Nous sommes un peu stressés car nous n’avons que 40 minutes entre le vol Cuzco-Lima et le vol Lima-Iquitos. Quand nous atterrissons à Lima, l’embarquement pour le prochain vol a déjà commencé.

Les correspondances ne sont pas facilitées par l’organisation de l’aéroport. Il faut repasser par la partie où on récupère les bagages, puis ressortir complètement de l’aéroport, puis y retourner dans le hall des départs. C’est la course ! Il faut aussi repasser par la vérification des bagages ! Finalement, nous arrivons dans les temps.

Nous atterrissons à Iquitos : c’est un enfer ! Il fait 30°C, le taux d’humidité atteint des sommets, et les chauffeurs de taxi ne nous laissent pas respirer.

Le taxi nous emmène à notre hôtel qui est situé juste à côté de la place principale de la ville. Sur la route, il n’y a quasiment que des motos-taxis (tuk tuk). Ils conduisent n’importe comment. L’hôtel est plutôt sympa : la chambre est très grande, avec quatre lits, toilettes et do**he.

Nous sortons pour allez manger dans Iquitos : la ville est très vivante ! Beaucoup de monde sur la place, beaucoup trop de tuk-tuk, et du bruit de partout ! La ville ne ressemble absolument pas à ce à quoi on s’attendait. Il y a des maisons à l’architecture coloniale, une avenue qui longe un bras de l’Amazone qui nous fait penser à la promenade des Anglais à Nice, mais certaines rues en plein centre ville, sont en terre et les trottoirs défoncés. On trouve un très joli restaurant, dans lequel je me prend avec Nathanaël une grande pizza. Ca fait du bien de se poser, après cette journée de taxis et d’avions. On se promène ensuite dans la ville, à la recherche d’un sac à dos pour Joachim (le sien s’est tout déchiré), sans succès, tout en restant assez proche de la Plaza de Armas et de notre hôtel.

J16 – mercredi 03/08 : Aujourd’hui, le réveil est beaucoup trop tôt. On se lève à 3h30 ! On déjeune un jus de fruit et d...
09/08/2022

J16 – mercredi 03/08 : Aujourd’hui, le réveil est beaucoup trop tôt. On se lève à 3h30 ! On déjeune un jus de fruit et des biscuits dans la chambre de l’hôtel et on se rend à pied à la gare d’Ollantaytambo. Il est 4h30, mais la gare grouille de vie ! Des vendeurs ambulants, des boutiques de souvenirs, tout est ouvert ! Beaucoup de péruviens attendent pour acheter un billet, alors que les touristes attendent dans une salle d’attente. Le train arrive : les wagons pour les touristes sont spacieux, climatisés, et avec des fenêtres au plafond, alors que les locaux sont agglutinés dans d’autres wagons.

Le trajet en train dure 1h30 pour faire 50 km. Le train bouge énormément, on se croirait dans le taxi de l’avant-veille !

L’arrivée à Aguas Calientes est assez étonnante et compliquée. Le train arrive en plein milieu du village, comme dans les westerns. Il n’y a aucune indication et nous n’avons pas de guide, donc nous suivons le mouvement de foule. Nous nous installons dans une file d’attente longue de plusieurs centaines de personnes, jusqu’au moment où nous comprenons que ce sont les gens qui attendent pour acheter un billet d’entrée pour le Machu Picchu. Le nombre d’entrée est normalement limité à 4000 personnes par jour, mais suite à une grève de touristes quelques jours auparavant qui avaient bloqué le train et les bus, le gouvernement a augmenté la jauge de visiteurs journaliers à 5000. Les gens espèrent donc pouvoir acheter un billet.

On trouve donc l’endroit pour prendre la navette qui doit nous amener au Machu Picchu. Il n’y a pas trop de monde. Le problème est qu’il faut acheter des billets pour le bus, alors qu’on pensait que les billets de bus étaient compris dans les billets d’entrée du Machu Picchu. Je vais donc avec Boris acheter les billets : 86 $ pour tous les quatre, pour 15 minutes de trajet !

Heureusement qu’Elisabeth et Joachim attendaient devant le bus, parce que la file d’attente pour les navettes a considérablement augmenté.

Nous arrivons à 8h au départ du Machu Picchu. Il n’y a aucun guide papier, donc nous commençons la visite. Le site est magnifique, et comme nous sommes parmi les premiers, il n’y a pas encore trop de monde. Il fait très beau et c’est magique de visiter ce site, découvert il y a un siècle, qui fait partie des sept merveilles du monde moderne. Nous retrouvons les vues telles que présentées sur tous les guides.

Par contre, nous comprendrons par la suite qu’il y a quatre circuits possibles pour faire la visite, mais que lorsqu’on choisit un circuit, on ne peut pas revenir sur nos pas. Le circuit choisi dès le départ détermine ce que l’on peut voir, ce qui est assez frustrant. La visite dure environ 2h30 et tout est fait pour qu’on n’y reste pas plus longtemps.

Si le nombre de touristes est acceptable durant la visite (notamment grâce aux différents circuits), il y a beaucoup de monde pour reprendre le bus pour descendre à Aguas Calientes.

Nous arrivons à 10h30 à Aguas Calientes et notre train pour retourner à Ollantaytambo est à 16h22. On essaie donc de faire changer notre billet, mais cela s’avère impossible.

On trouve donc un restaurant assez sympathique pour manger à midi. On prend notre temps. Pendant que je fais une sieste sur un banc, Boris et Joachim vont se promener dans Aguas Calientes. On peut se baigner dans des piscines publiques d’eaux chaudes (d’où le nom), mais nous n’avons pas assez de temps. On se prend donc une glace et des pâtisseries (nos premières), puis nous passons par un marché artisanal de souvenirs, avant de prendre le train pour Ollantaytambo. L’attente pour le train est un peu longue, il faut attendre par numéro de wagon. Le voyage se passe sans encombre. Arrivés à Ollantaytambo, nous prenons un bus « premium » affrêté par Peru Rail pour rejoindre Cuzco. Malgré une conduite assez sportive de la part de notre chauffeur, nous arrivons entiers à Cuzco. On s’arrête dans un supermarché pour acheter de quoi se faire un petit déjeuner le soir (nous sommes tous trop fatigués pour aller au restaurant ou se faire un vrai repas), nous récupérons du linge qu’on avait laissé dans une laverie/mini market et nous nous couchons, épuisés, mais la tête encore remplie d’images de cette merveille du monde.

J 15 – mardi 02/08 : Ce matin on se lève un peu t**d (enfin surtout moi), car on a rien de prévu le matin. Après avoir d...
05/08/2022

J 15 – mardi 02/08 : Ce matin on se lève un peu t**d (enfin surtout moi), car on a rien de prévu le matin. Après avoir déjeuné, on se dirige en collectivos dans le centre de Cuzco. En y allant, on voit des centaines de mètres de queue devant les banques pour, soit retirer de l’argent (car ils utilisent presque jamais la carte bleu), soit encaisser les chèques. On passe par un petit marché artisanal, où Élisabeth achète des souvenirs et un tissus mural. On retourne sur la Plaza de Armas, et on va au McDo pour manger. En repartant, on poste une lettre pour Angélique. On se dirige vers le gîte, car notre chauffeur nous attend à 15h00, pour aller à Ollantaytambo, la ville où l’on dormira le soir.

La route est longue et chaotique, mais on arrive finalement à destination. L’hôtel est très mignon, et la chambre super. Joachim et moi restons à l’hotel, pendant que Boris se fait couper les cheveux (enfin!) et qu’Elisabeth cherche un endroit pour manger le soir. On trouve un mignon petit restaurant, où je prends un pizza, Joachim des lasagnes, Boris une truite et Elisabeth un soupe. On rentre rapidement à l’hôtel, car demain on doit se lever très tôt (03h30).

J 14 – lundi 01 /08 : Aujourd’hui, on va visiter Chinchero (un site Inca), Maras (des salines en pleine montagne), et Mo...
05/08/2022

J 14 – lundi 01 /08 : Aujourd’hui, on va visiter Chinchero (un site Inca), Maras (des salines en pleine montagne), et Moray, un laboratoire agricole. On se lève donc à 08h00, car notre chauffeur vient nous chercher à 09h00. Après une petite heure de route, on arrive à Chinchero. On va d’abord visiter le coin touristique, ou l’on voit des cochons-d’inde avant d’être tués (smilley triste), des lamas et des alpagas pour être tondus, et on nous explique aussi comment passer de la laine de lamas très rêche à des habits ou des tissus.

Ensuite, on reprend la route pendant 5 minutes pour aller sur un site Inca avec des ruines. Il y a beaucoup de marches, et on arrive enfin à destination. Le site est très beau, on voit très bien les ruines des bâtiments… On part ensuite de Chinchero, pour aller aux saline de Maras. On y est en 30 minutes. La route est chaotique, c’est même plus un chemin qu’une route. C’est immense, et pour la petite histoire, l’eau salée vient de la montagne qui a emprisonné la mer suite au mouvement des plaques tectoniques.

Élisabeth a l’impression que notre chauffeur a bu durant notre arrêt à Chinchero, car sa conduite est très brusque et très incertaine. Boris et elle se posent la question de prendre un collectivos à la place de notre chauffeur, car Élisabeth ne se sent vraiment pas en sécurité. Finalement, ils décident de parler au chauffeur pour lui demander si tout va bien et lui demander s’il peut conduire un peu moins vite.

Après 40 minutes de photos et découvertes, on part, direction le laboratoire agricole de Moray. Grâce aux billets achetés samedi, on y rentre « gratuitement ». Le site est en contrebas, et on peut donc le voir dans sa totalité et prendre des photos. Nous y descendons, l’observons, puis remontons. La visite est rapide, car il n’y a aucune explication (il faut prendre un guide), et donc on ne comprend pas tout.

On rentre ensuite au gîte, mais c’est pratiquement que de la piste, à cause des multiples travaux et déviations. On se couche rapidement, car notre journée a tout de même été fatigante.

J 13 – dimanche 31/07 : Ce matin, Boris se lève très tôt (05h00), car il doit aller à Vinicunca, la montagne arc-en-ciel...
05/08/2022

J 13 – dimanche 31/07 : Ce matin, Boris se lève très tôt (05h00), car il doit aller à Vinicunca, la montagne arc-en-ciel.

Je vais donc lui laisser ici le blog, pour qu’il raconte sa journée.

Après une nuit agitée, je me lève à 5h pour me préparer, le chauffeur devant venir me récupérer à 5h30. A 5h45, il n’est toujours pas là, et je commence à me dire que c’est peut-être un signe. Mais non, c’est juste qu’il n’arrive pas à trouver notre adresse. Il arrive donc quelques minutes plus t**d. Il y a quasiment 3h de routes pour rejoindre le départ du trek. La première heure de route est sur une route goudronnée, la suite non … Le site de Vinicunca n’est connu que depuis quelques années, car le chemin pour y aller n’était pas praticable par les bus et les collectivos. Il faut donc payer une entrée de S/. 5 pour le village qui a construit le pont rendant le site accessible.

On passe par des villages coupés de la civilisation. Le chauffeur me donne beaucoup d’informations sur leur mode de vie. L’agriculture repose essentiellement sur le maïs et la pomme de terre. Il y a des troupeaux d’alpagas (la laine non traitée est vendue 20 € le kilo). On croise un camion-marché qui vient vendre des produits non locaux : sucre, ciment, …

La montée jusqu’au site est très belle, mais longue et difficile. Nous arrivons au départ du site à 8h30. L’altitude est de 4600m et le sommet de la randonnée culmine à 5036m. La durée prévue sur certains guides est de 4h. Je suis assez inquiet à l’idée de ne pas y arriver et le fait que je sois seul, sans guide, ne me rassure pas. J’ai acheté une bouteille d’oxygène, au cas où le mal des montagnes soit insupportable.

La randonnée est assez encadrée (voire trop). IL y a des toilettes au départ, à l’arrivée, et durant la montée. Il y a pleins de vendeurs ambulants avec de l’eau, des barres chocolatées, des feuilles de coca à mâcher et des huiles essentielles pour lutter contre le mal des montagnes.

Il n’y a qu’un chemin à suivre, donc j’avance à mon rythme. Sur un chemin parallèle montent les touristes (et les tiktokeuses) sur des chevaux, tirés par des locaux, qui suivent le rythme des chevaux à la montée et courent en redescendant de la montagne, pour arriver le plus rapidement au départ et ainsi pouvoir faire 3 ou 4 aller-retour dans la journée.

La montée est longue mais faisable. Durant la première partie, la pente n’est pas très marquée. J’arrive au somment au bout d’1h30. J’ai souffert, mais c’est largement plus faisable que ce à quoi je m’attendais. Les gens sont agglutinés devant la montagne aux 7 couleurs pour être pris en photo devant, ou devant le panneau de l’altitude. Dès qu’on s’éloigne de ces points, il n’y a plus grand monde. J’ai aussi l’impression d’être une des rares personnes seules, sans guide ou groupe.

Depuis le somment, on voit des montagnes couvertes de neige qui culminent à 6200m.

Un policier présent au somment me confirme que l’utilisation de drones est interdite. Ce n’est pas grave, j’ai de jolies photos.

Pour redescendre, je trouve un chemin avec absolument personne. C’est parfait. La descente se fait en moins d’une heure. Le fait de descendre en sifflotant et de voir les personnes qui montent souffler et souffrir est juste un vrai plaisir.

Je rejoins le chauffeur à 11h30, au lieu de 14h30 comme c’était prévu. Le retour jusqu’à Cuzco est encore une fois super intéressant, le chauffeur me présente les spécialités de plusieurs villages (capitale du canard, capitale du pain, capitale du cochon d’inde, …).

Au final, je rejoins ma famille à 14h30, épuisé mais heureux d’avoir réussi ce défi.

J 12 – samedi 30/07 : Aujourd’hui, on se lève tranquille. On prévoit de visiter les sites Inca Sacsayhuaman et Tombomach...
04/08/2022

J 12 – samedi 30/07 : Aujourd’hui, on se lève tranquille. On prévoit de visiter les sites Inca Sacsayhuaman et Tombomachay. Ce sont deux forteresses incas. Comme on a rendu la voiture la veille, on prend notre premier taxi.

Il y a à peu près 15 minutes de route, et cela fait S/. 8 pour tous les quatre. On achète les billets touristiques de Cuzco, qui permettent de visiter la plupart des sites historiques de la Vallée Sacrée à S/. 330 pour tout les trois, car Joachim ne paie pas (pour l’occasion, il n’a pas encore 10 ans!) et ce billet comprend une douzaine de sites historiques (Moray, Maras, Tombomachay…). Le site de Sacsayhuaman est très beau, et pas trop peuplé au début. Il y a aussi à côté un sentier pour rejoindre une grande statue du Christo Blanco (comme à Rio mais en plus petit). On y reste deux bonnes heures, et on repart au moment où toutes les tiktokeuses arrivent. Comme on n’a rien à manger, et qu’il est déjà 12h30, on décide de ne pas s’arrêter à Tombomachay, et on va directement à Pisac. On prend aussi un taxi. Elisabeth se met devant, et discute beaucoup avec le chauffeur, tandis que Boris, Joachim et moi allons derrière.

Après trois quarts d’heure de route, on arrive à Pisac. On passe d’abord par un marché local, avec viande, poisson et légumes. On cherche un endroit pour manger, et on s’arrête dans un restaurant pas très loin. Boris et moi prenons un sandwich avec avocat et filet de poulet, Élisabeth prend une soupe de quinoa, et Joachim mozzarella et tomates. Pendant qu’on mange, deux hippies font de la musique dans le restaurant, il y a un homme et sa compagne.

On passe par un marché artisanal, où il y a plein de souvenirs. Comme il est déjà 15h, on essaie de trouver un collectivos pour rentrer. On galère à en trouver un, tous ceux qui passent sont complets ou ne vont pas à Cuzco, mais au bout d’un moment une personne nous hèle. On la suit, et on va donc dans un petit garage où se trouve un collectivos. Le prix est dérisoire (S/ 20 pour tous les quatre).

Il y a environ 1h30 de route, donc on en profite pour essayer de dormir un peu. Mais avec la conduite approximative des Péruviens en général, et l’état de la route qui n’est pas optimal, on arrive difficilement à se reposer.

Le collectivos nous laisse à son dépôt. Comme on est plus proche du centre historique que de l’Airbnb, on en profite pour se balader un peu sur la Plaza de Armas. La place est magnifique, il y a au moins trois églises dans un style particulier, un peu noir avec du bois… Il y a beaucoup de monde, nous sommes en plein pont de la fête nationale. On fait quelques photos et nous nous reposons un peu, et après une demi-heure, on repart. On passe en chemin par une boutique de souvenirs, et par la très célèbre (mais beaucoup trop surcotée à mon goût) pierre à douze angles.

On prend un taxi qui nous amène devant notre rue, et on rentre. On va dans un restaurant, on se prend tous un quart de poulet, et on va ensuite se coucher.

Photos de notre repas du 29/07 : cochons-dindes cuit entiers !...
31/07/2022

Photos de notre repas du 29/07 : cochons-dindes cuit entiers !...

J 11 – vendredi 29/07 : Aujourd’hui on se lève à une heure correcte. On prend un gros petit-déjeuner à l’hôtel, on rasse...
31/07/2022

J 11 – vendredi 29/07 : Aujourd’hui on se lève à une heure correcte. On prend un gros petit-déjeuner à l’hôtel, on rassemble les affaires et Boris et moi allons chercher la voiture. On se dirige vers Cuzco, en passant par Juliaca, où la route principale est bien abîmée : c’est plus en chemin qu’autre chose, où sur le côté de la route il y a une casse naturelle, et où les habitants se servent allègrement. Il y a des ponts en construction, qui ont l’air vieux de 10 ans.
Vers 13h00, Boris commence à avoir faim. On s’arrête donc dans un petit restaurant, où, bizarrement, il n’y a pas grand monde. Quand on rentre, la serveuse nous prévient « Cuy » (prononcé « kouye »). (A ce moment-là, on aurait du penser à Gilles…) Innocemment, on pense que c’est une espèce de poisson. Quand les plats arrivent, c’est une tout autre réalité qui s’impose à nous : c’est un un cochon-d’inde, tout entier, farci avec une sorte de menthe cuite. Encore la tête, les dents et les pattes. Un peu dégoûtés, Joachim et moi rechignons à en goûter, mais Boris et Élisabeth essaient de le couper. La peau est épaisse et élastique, et il y a très peu de viande . En garniture, il y a des patates douces, pas mauvaises, des pommes de terres, presque crus, et un énorme piment, garni. Le comble est quand, au milieu du repas, ils nous apportent à tous des minuscules chopes de 2cl de vin… Le tout pour /S. 150 (37€), dont /S. 35 le plat, prix excessif par rapport à ce que l’on a pu payer pour des repas complets à quatre. Bref, une expérience que l’on est pas prêt d’oublier.

(Photos dans le prochain post, pour eux qui ne veulent pas regerder).

On repart ensuite pour trois heures de routes. En arrivant dans la banlieue de Cuzco, la route commence à être vraiment compliquée. Après s’être (encore) perdu dans les petites routes, on arrive au Airbnb. Il est 17h, et, comme la personne de l’agence de location de la voiture arrive à 18h pour la récupérer, on cherche avec Boris un endroit pour la laver près de notre gîte. On trouve, à côté d’un car wash, une rue où une vingtaine de personnes lavent les voitures. On demande donc le prix, et c’est S/. 14. On est d’accord, et 20 minutes après la voiture est nickel ! Même l’écran du tableau de bord est sûrement plus propre qu’à la location. La personne de la voiture arrive pile à l’heure, vérifie tout, et c’est parfait.

On rentre dans notre gîte, notre hôte est très sympa, et nous fait même une rapide présentation du quartier. On est au rez-de-chaussée, il y a trois petites chambres, deux avec deux lits doubles, et une avec un lit simple. Il n’y a bizarrement pas de table (juste un comptoir où l’on peut y être à trois , or nous sommes quatre…). On se couche, mais juste avant on poste le jour 4-5.

J 10 - jeudi 28/07 : Après une nuit glaciale, on se lève pour une fois assez t**d. On prend un délicieux petit-déjeuner ...
31/07/2022

J 10 - jeudi 28/07 : Après une nuit glaciale, on se lève pour une fois assez t**d. On prend un délicieux petit-déjeuner (jus de quinoa, grand pancake et petit pain perdus), avec bien sûr du maté de coca. On se dirige ensuite tranquillement vers la place du village, avec tout de même des difficultés dues à la topographie de l’île et à son altitude (le lac Titicaca est à 3800 mètres, le plus haut lac navigable au monde et Taquile culmine à 4050m). Après une bonne demi-heure de marche fatigante, on arrive sur la place du village.

Des musiciens et des danseurs se préparent pour le spectacle de la fête nationale. Le spectacle, à l'occasion de la fête nationale, est composé de chants et danses traditionnels. On part aux alentours de 11h30, car il y a beaucoup de montée pour retourner au gîte. On arrive pile à l'heure du repas. On mange une soupe de légumes, du poisson (pêché le matin), du riz et petits légumes. On prépare ensuite directement les affaires, en attendant de partir. On prend des photos avec Edwin, et c'est déjà l'heure. C'est son fils qui nous accompagne jusqu'au port. Après 40 minutes de marche, dont la descente des 500 marches qui mènent au port, on arrive à 14h10. On monte dans le bateau, et on part 20 minutes après. Il y a 2h30 de navigation, donc on dort, on lit, et on écoute de la musique. On arrive à bon port à Puno. On marche vers l'hôtel, il y a beaucoup plus de monde et d'agitation dans les rues qu’hier ou avant-hier.

Ayant mal au ventre, je reste à l’hôtel pendant que Boris, Élisabeth et Joachim vont manger un hamburger avec frites.

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