Rayons d'Orient

Rayons d'Orient đŸšŽâ€â™€ïžEmbarquez avec nous pour Une aventure sobre, gourmande et fĂ©dĂ©ratrice Ă  travers l'Asie ! 🌏

[Semaine 22]Du 01 au 05 JuilletLaos : une fiùvre et c’est fini 8h du matin, on doit partir. Le corps de Lucile dit non, ...
18/10/2024

[Semaine 22]
Du 01 au 05 Juillet

Laos : une fiùvre et c’est fini

8h du matin, on doit partir. Le corps de Lucile dit non, elle a le dos bloquĂ©. Nos mains s’agitent en l’air au dĂ©part d'Eva et Estelle.
6h du matin, le lendemain. Le corps de Quentin dit non mais il ne l’écoute pas. Il a mal Ă  la tĂȘte et se sent faible. Est-ce la soupe au sang de canard cru goĂ»tĂ© hier avec MaĂŻ, le rĂ©veil matinal, la tourista ?

On repart Ă  vĂ©lo sur les routes toujours pas plates du Laos. L’avancĂ©e est machinale mais le corps humain n’est pas une machine. Au bout de 50 km, Quentin s’arrĂȘte pour prendre sa tempĂ©rature dans le centre de santĂ© d’un village. Pas de consultation mais un diagnostic : rhino-pharyngite et pleins de mĂ©docs. On pose la tente au bord d’une cascade, presque seuls au monde au moment oĂč on veut pas ĂȘtre seuls au monde. La fiĂšvre monte vite, il fait chaud dedans et il fait chaud dehors.

Une solution s’impose Ă  nous : on va Ă  la prochaine ville, Vang Vieng, en bus. Retour en arriĂšre, on repĂ©**le les 50 km jusqu’à Luang Prabang pour prendre le bus. De nuit sur une route de col dĂ©foncĂ©e, Quentin dort, le dos de Lucile subit. Et on n'a mĂȘme pas la rĂ©compense de la vue.

Vang Vieng c’est magnifique mais la fiĂšvre est toujours lĂ . Il faut consulter, on repart le lendemain Ă  Vientiane, la capitale du Laos, en bus. La mĂ©decin japonaise du centre mĂ©dical français pose son diagnostic : rhino-pharyngite. Qu’est ce qui fait qu’on fasse confiance Ă  cette dame et pas Ă  la mĂ©decin lao du village rural ?

On quitte le Laos par sa capitale, sans intĂ©rĂȘt, remis sur pied et donc sur vĂ©lo. Une tentative de corruption et la traversĂ©e du pont de l’amitiĂ© lao-thaĂŻ au-dessus du MĂ©kong et nous voici en ThaĂŻlande.

[Semaine 21]Du 24 au 30 juinLuang Prabang : volontariat, copains et Ă©checsOn dĂ©barque Ă  Luang Prabang dans l’éco-lodge S...
23/09/2024

[Semaine 21]
Du 24 au 30 juin

Luang Prabang : volontariat, copains et échecs

On dĂ©barque Ă  Luang Prabang dans l’éco-lodge Sa Sa Lao dirigĂ© par un franco-vietnamien, Denis. On va y rester 8 jours en volontariat avec Estelle et Eva, qu’on a rencontrĂ© via « l’Alibi », une communautĂ© de voyageurs bas-carbone sur Facebook. Quelques jours aprĂšs, la dĂ©nommĂ©e Cloth’, aussi membre de l’Alibi, rejoint par hasard l’équipe de volontaires.

En Ă©change de 3 heures de travail par jour, notre nuit et petit-dĂ©jeuner est offert. Quentin installe un brumisateur et fabrique un panneau solaire thermique pour chauffer l’eau des douches quand Lucile fait des flyers et d’autres Ă©lĂ©ments de communication pour l’hĂŽtel.

Quentin a adorĂ© l’expĂ©rience et a vraiment pu crĂ©er un lien avec les autres employĂ©s Lao notamment MaĂŻ, Sing et Denis. Et Lucile travaillait de pair avec la gĂ©niale Alicia, une voyageuse russe de notre Ăąge.

L’aprĂšs-midi, c’est l’engouement du groupe. On se balade dans Luang Prabang, dont le passĂ© colonial français est sur tous les murs du centre. On sirote un smoothie, dĂ©rive sur le MĂ©kong, monte au mont Phusi, dĂ©guste du fromage de buffles, mange au marchĂ© de nuit, etc. Et Quentin redĂ©couvre le jeu d’échecs avec Denis (il est accro depuis).

On a particuliĂšrement Ă©tĂ© marquĂ© par la cascade de Kuang Si, majestueuse avec une eau bleue turquoise qui se dĂ©verse d’étage en Ă©tage. Mais c’est surtout le retour qui est mĂ©morable, Ă  scooter de nuit pendant 1h30 sous une pluie torrentielle Ă  zigzaguer entre les hommes et femmes qui, au bout de leur lampe frontale, chassaient les grenouilles.

Une semaine c’est trop court pour un volontariat, on a adorĂ© l’expĂ©rience mais on est repartis fatiguĂ©s
 et mĂȘme malade pour Quentin.

[Semaine 20]Du 17 au 23 juinMontagnes russes de Luang Namtha Ă  Luang PrabangAprĂšs ce trek de dinguo dans la jungle de Na...
18/09/2024

[Semaine 20]
Du 17 au 23 juin

Montagnes russes de Luang Namtha Ă  Luang Prabang

AprĂšs ce trek de dinguo dans la jungle de Nam Ha, on repart Ă  vĂ©lo direction Luang Prabang. Et on s’y attendait pas mais dans le nord du Laos, le plat n’existe pas.

Ca monte, ça descend tout le temps mais qu’est-ce que c’est beau ! Chaque matin la brume se dĂ©gage de la jungle qui semble couvrir de vert tout ce qui n’est pas cultivĂ©, les cascades coulent et Ă  chaque village traversĂ© et les enfants sortent des maisons en bambous avec un grand sourire criant « Helloooooo ».

Le Laos c’est une vraie claque et on dĂ©couvre tout doucement les standards de l’Asie du Sud-Est : les temples bouddhistes, le riz frit et les soupes de nouilles, les douches au seau, etc.

La claque c’est aussi Lucile qui crĂšve dans la descente d’un col qu’on avait mis 2 jours Ă  grimper. Quentin attendait patiemment en bas, le tĂ©lĂ©phone en mode avion (mais toujours sans avion). On ne le savait pas encore mais ça a Ă©tĂ© le point de dĂ©part d’une longue sĂ©rie de crevaisons.

On fait un arrĂȘt Ă  Nong Khiaw, petite station touristique nichĂ© entre les sommets karstiques et une boucle de la riviĂšre Nam Hou. Comme tous les petits villages traversĂ©s, la vie ici est calme, paisible. On flĂąne et on pagaie.

30 kilomĂštres en direction de Luang Prabang et Lucile crĂšve Ă  nouveau. On a plus de rustines, GAME OVER. Elle trouve un bus couchette qui l’emmĂšne Ă  Luang Prabang, serrĂ©e Ă  5 dans la banquette arriĂšre avec option odeur de pied et voisin qui pose ses affaires sur Lucile.

Pendant ce temps, Quentin continue Ă  vĂ©lo et bivouaque au bord de l’unique route bitumĂ©e du nord du pays forcĂ© par l’orage. L’abri dans lequel il a posĂ© la tente Ă©tait en fait un abri-bus. Les lao ne comprenaient pas ce qu’il faisait lĂ , et inversement.

AprĂšs des hauts, des bas, nous y voilĂ  : Luang Prabang.

[Semaine 19]Du 10 au 16 juin L’arrivĂ©e au Laos : mousson, jungle et « lao pastis »AprĂšs quelques dĂ©boires administratifs...
16/09/2024

[Semaine 19]
Du 10 au 16 juin

L’arrivĂ©e au Laos : mousson, jungle et « lao pastis »

AprĂšs quelques dĂ©boires administratifs pour sortir de Chine, on pĂ©**le nos premiers 300m au Laos avant de se rĂ©fugier dans un cafĂ© face aux trombes d’eau qui s’abattent sur nous. La premiĂšre journĂ©e de vĂ©lo jusqu’à Luang Namtha est Ă©prouvante. Fini le confort de la modernitĂ© chinoise, le bitume se fait rare, les flaques de boues sont nombreuses et le plat a totalement disparu. Mais on dĂ©couvre les yeux Ă©bahis les paysages de montagnes recouvertes de jungle et les saillies de terres rouges.

Luang Namtha c’est une plaine au milieu des montagnes qui accueillent de nombreuses minoritĂ©s ethniques, principalement des Hmong et des Khmu (prononcĂ© Kamou). Ce sont justement deux hommes Khmu, Huck et Tiam, qui vont nous guider dans un trek de 2 jours dans la jungle de Nam Ha. Au programme, on mange des fourmis, glisse sur des pentes boueuses, goĂ»te les fruits de la jungle, observe des serpents et insectes. Et le soir venu, nos guides cuisinent notre rĂ©colte du jour, principalement des champignons et des pousses de bambous. On dort au milieu de la jungle aprĂšs une soirĂ©e animĂ©e de discussions autour du « lao pastis » : l’alcool de riz local.

Ce sont sĂ»rement les 2 personnes les plus Ă©loignĂ©es culturellement de nous que nous rencontrons du voyage. Ils vivent dans de petites maisons de bambous qu’ils fabriquent eux-mĂȘme dans de petits villages dans jungle. Ils n’ont accĂšs Ă  l’électricitĂ© que depuis 6 mois et sont soignĂ©s par le chaman du village avec des sacrifices d’animaux. C’est dĂ©concertant et admirable de sobriĂ©tĂ©.

On se couche des histoires plein la tĂȘte avant de reprendre la route direction Luang Prabang.

[Semaine 18]Du 3 au 9 juinDe Shangri-La à Dali : le Tibet version Disney (mais pas que)La ville de Shangri-La a été reno...
13/09/2024

[Semaine 18]
Du 3 au 9 juin

De Shangri-La Ă  Dali : le Tibet version Disney (mais pas que)

La ville de Shangri-La a Ă©tĂ© renommĂ©e ainsi au milieu du XXĂšme siĂšcle par le gouvernement chinois. Le nom est tirĂ© du magnifique roman « Horizons Perdus » de James Hilton qu’on vous recommande. L’intention Ă©tait claire : dĂ©velopper le tourisme et comme souvent en Chine, l’intention a portĂ©e ses fruits. Les chinois et chinoises dĂ©ambulent par centaines en costumes traditionnels tibĂ©tains dans les rues de la vieille ville, vidĂ©e de toute vie locale au profit des commerces touristiques. Seul le monastĂšre tibĂ©tain de Songzanlin nous marquera Ă  Shangri-La par sa taille, sa beautĂ© et son Ăąme.

AprĂšs quelques coups de pĂ©**les, l’artifice de Shangri-La laisse place aux montagnes majestueuses, aux vallĂ©es et aux yacks. Nous faisons un dĂ©tour pour admirer les gorges du Saut du Tigre, une fissure dans la roche abrupte de 2000 m qui accueille sur 16 km l’embryon du fleuve Yangzi. Seuls touristes Ă  vĂ©lo, on en chie pour arriver au point de vue mais on se rĂ©gale : la force vive de l’eau contrainte par le canyon face Ă  la force tranquille du mont Yulong culminant Ă  5600 m d’altitude.

AprĂšs presque 10 jours au dessus de 3000m d’altitude, on redescend Ă  2000m dans le territoire de la minoritĂ© ethnique Bai. Accueillis comme des rois dans un hĂŽtel de Jianchuan, on est agrĂ©ablement surpris par la beautĂ© du village de Shaaxi et les magnifiques temples bouddhistes de Shibaoshan et Baoxiang nichĂ©s dans la roche.

On finit notre Ă©popĂ©e tibĂ©taine en longeant le grand lac Erhai jusqu’à atteindre Dali dotĂ©e de sa vieille ville, pour le tourisme, et de la nouvelle avec toute la modernitĂ© chinoise. Notre visa expire dans 3 jours, on prend un bus pour Jinghong. Il y a dĂ©jĂ  un air d’Asie du Sud-Est : chaleur humide, MĂ©kong et jungle. Puis on prend un court train jusqu’à Mohan Ă  la frontiĂšre avec le Laos.

Si tout se passe bien, on rerentre en Chine à quelques centaines de kilomùtres d’ici aprùs notre boucle en Asie du Sud-Est.

[Semaine 17]Du 27 mai au 2 juinDe Daocheng Ă  Shangri-La : on s’élĂšve Il est 5h30 du matin, nous sommes devant la gare ro...
17/08/2024

[Semaine 17]
Du 27 mai au 2 juin

De Daocheng Ă  Shangri-La : on s’élĂšve

Il est 5h30 du matin, nous sommes devant la gare routiĂšre de Chengdu et un influenceur chinois se filme et crie quelque chose dont on ne comprend que « Daocheng ». Il prend le mĂȘme bus que nous. Nous quittons la capitale du Sichuan sur la mythique route G318 qui relie, entre-autre, Chengdu Ă  Lhassa, la capitale du Tibet. C’est l’équivalent chinois de la route 66 amĂ©ricaine, le Grand Canyon en moins, l’Himalaya en plus.

Le bus lancĂ© Ă  plein rĂ©gime traverse les montagnes verdoyantes de bambous avant de faire les montagnes russes par les cols arides de la rĂ©gion Kham, dans le Tibet oriental. On s’endort Ă  Daocheng, 3000 mĂštres d’altitude, avec un lĂ©ger mal des montagnes que tout le monde semble craindre ici comme la peste.

On grimpe notre premier col tranquillement en deux jours. 4100 mĂštres d’altitude, on sort le drapeau breton et on achĂšte des morilles. La descente est vertigineuse, on file Ă  vive allure face Ă  des colosses de plus de 5000 mĂštres d’altitude. Comment ne pas ĂȘtre aspirĂ© par la spiritualitĂ© tibĂ©taine face Ă  de tels paysages ?

Une nuit parmi les yacks dans une vallĂ©e Ă  2000 m et on entame le plus gros col de notre pĂ©riple : 4300 m d’altitude. Il fait chaud, trĂšs chaud. Lors du deuxiĂšme jour d’ascension, nous sommes rĂ©compensĂ©s : on rencontre des tibĂ©tains qui produisent du fromage de yack reconnus par la confrĂ©rie française des fromagers, certificat Ă  l’appui (et larmes de Lucile Ă  l'appui aussi).

Le col passé puis un dernier plus petit, on arrive vidés, comme aprÚs une bonne méditation, dans la mythique ville de Shangri-La.

[Semaine 16]Du 20 au 26 maiChengdu : la mégalopole verte qui fait brûler nos papillesAprÚs une nuit parfumée aux odeurs ...
12/08/2024

[Semaine 16]
Du 20 au 26 mai

Chengdu : la mégalopole verte qui fait brûler nos papilles

AprĂšs une nuit parfumĂ©e aux odeurs de pieds et de cigarette, on arrive en gare. Nos vĂ©los Ă©taient arrivĂ©s avant nous en train grĂące au fantastique service China Railway Express. Nous voici, rĂ©unis mais projetĂ©s dans cette ville immense de 21 millions d’habitants, capitale de la province du Sichuan : Chengdu.

AprĂšs 3 mois Ă  vagabonder dans les montagnes et les steppes, la grande ville nous fait peur. Peur d’étouffer, peur de ne pas supporter. Mais aprĂšs quelques coups de pĂ©**les, on dĂ©couvre des rues sans bruits, vivantes et ombragĂ©es par les nombreux arbres qui jonchent la route. Comme souvent notre observation prĂ©cĂšde nos recherches : Chengdu est une ville pionniĂšre en Chine sur l’écologie. Elle est particuliĂšrement adaptĂ©e au changement climatique avec notamment une politique de vĂ©gĂ©talisation pensĂ©e pour faire baisser la tempĂ©rature mais aussi pour que l’eau s’évacue mieux lors des moussons et potentielles inondations.

Nos vĂ©los dĂ©posĂ©s pour rĂ©parations, on part en exploration. D’abord, une exploration culinaire. Que ce soit le piment ou le poivre du Sichuan, tout pique ici jusqu’à en suer Ă  grosse goutte mais on y revient tellement c’est bon. On retrouve ensuite pour plusieurs expĂ©riences notamment ressentir l’atmosphĂšre du poĂšte Du Fu dans le parc dĂ©diĂ© et observer les fameux pandas chinois.

Loin d’étouffer, on se prend finalement Ă  apprĂ©cier l’ambiance de la ville : manger Ă©picĂ©, boire des biĂšres et du thĂ© dans des parcs magnifiques, jouer aux cartes ou au mahjong. 

Mais une semaine sans vĂ©lo, c’est trop. On veut du grand air, direction le Tibet.

[Semaine 15]Du 15 au 19 maiEntrĂ©e en Chine : ouighours et au-revoir 🇹🇳Le jour J est venu, on quitte Djarkent avec Claire...
09/08/2024

[Semaine 15]
Du 15 au 19 mai

EntrĂ©e en Chine : ouighours et au-revoir 🇹🇳

Le jour J est venu, on quitte Djarkent avec Claire-Lise et Samuel pour passer la frontiĂšre chinoise Ă  Khorgos. La route est chargĂ©e, on bifurque pour prendre l’autoroute, vide. A quelques kilomĂštres du poste-frontiĂšre, au milieu du dĂ©sert/steppe on croise un cyclotouriste français. Il habite Ă  Shanghai et vient de traverser la Chine en direction de la France pour assister aux JO Ă  Paris. On est contents de voir que les JO ne seront pas qu’un gros coup commercial pour les compagnies aĂ©riennes. C’est le 2Ăšme cycliste qu’on croise qui va aux JO de Paris.

Le mur culturel est devant nous. CĂŽtĂ© Kazakhstan, il n’y a rien Ă  part du sable et des touffes d’herbes des steppes. CĂŽtĂ© Chine, une Ă©norme porte en bĂ©ton se dresse devant nous et cache des immeubles gigantesques.

Les douaniers sont curieux de nous voir arriver Ă  vĂ©lo mais tout se passe comme sur des roulettes. Nous voici au Xinjiang, terre ouĂŻghour administrĂ©e depuis PĂ©kin. Les ouighours sont trĂšs proches des ouzbeks et autres peuples d’Asie Centrale, on en voit des traces dans la nourriture et la langue. La nĂŽtre on la perd car on sait que la rĂ©pression Ă  leur sujet est rude, on en rencontre un Ă  Huocheng et par messages subliminaux, on tente d’exprimer au mieux notre soutien.

La premiĂšre soirĂ©e est aussi inattendue que gĂ©niale. La famille qui tient notre hĂŽtel nous fait goĂ»ter l’alcool local au sorgho et leurs plats bien Ă©picĂ©s. L’homme le plus ĂągĂ© chante et joue de l’harmonica. Quentin et Samuel tentent de rivaliser en jouant « Blowin in the Wind » de Bob Dylan mais il y a encore des progrĂšs Ă  faire.

ArrivĂ©s Ă  Yining, on dĂ©pose nos vĂ©los au CRE, le service de fret ferroviaire chinois. Ils vont transporter nos vĂ©los Ă  Chengdu pendant qu’on se baladera en train pendant 5 jours.

Mais surtout c’est dans cette ville des anciennes routes de la soie, qu’on dit au-revoir Ă  nos amis Claire-Lise et Samuel. C’est le coeur lourd qu’on se couche chacun dans nos couchettes du train de nuit. On se reverra en France, certains d’avoir partagĂ© un moment trĂšs spĂ©cial de nos vies.

Prochaine étape : Jiayuguan.

Des belles sacoches
 offertes par notre sponsor .bike !Partir un an Ă  vĂ©lo ça demande un peu de matĂ©riel et donc un peu ...
09/07/2024

Des belles sacoches
 offertes par notre sponsor .bike !

Partir un an Ă  vĂ©lo ça demande un peu de matĂ©riel et donc un peu de sous. Alors parce qu’on considĂšre notre voyage utile, pour les enfants de l’école primaire de Saint-Aubin d’AubignĂ© et pour montrer qu’on peut voyager loin, sans avion, sobrement, on a cherchĂ© des partenaires pour nous aider Ă  le financer.

Et on a toqué à la bonne porte chez .bike , au bout de la rue BerniÚre sur le port de Caen.
Ils ont décidé de nous soutenir en nous offrant la moitié de nos 10 sacoches de la marque et en faisant des réductions sur de nombreux articles.
On les remercie chaleureusement pour ces réductions et ce don de matériel qui nous permet de transporter nos affaires dans des sacoches étanches, légÚres et solides.

On Ă©tait dĂ©jĂ  clients du magasin de Caen et de l’atelier Corner Bike juste Ă  cĂŽtĂ© qui faisait la rĂ©vision de nos vĂ©los. On vous recommande d’y entrer et de solliciter les conseils de Felipe, Victor ou n’importe quel membre de l’équipe. Ils vendent des vĂ©los, du textile et des accessoires de cyclotourisme, VTT, gravel et vĂ©lo de course.

Passez la porte et passez leur bonjour de notre part. 😁

[Jours 97 a 102]Du 09 au 14 maiKazakhstan : dernier bout d’Asie Centrale avant la ChineNous sommes seuls sur la route qu...
17/06/2024

[Jours 97 a 102]
Du 09 au 14 mai

Kazakhstan : dernier bout d’Asie Centrale avant la Chine

Nous sommes seuls sur la route qui suit le poste frontiĂšre jusqu’à Kegen. Comme aprĂšs chaque passage de frontiĂšres, on retire de l’argent, on reconfigure nos tĂ©lĂ©phones (un peu vite, Quentin prend 60€ de hors-forfait). C’est au distributeur de billets qu’on rencontre Sonia et Ricardo qui voyagent en van avec leur chien, Blue. On repart chacun de notre cĂŽtĂ© et nous bivouaquons Ă  cĂŽtĂ© d’un cimetiĂšre dans la steppe.

Le lendemain matin, tout va bien jusqu’au premier coup de pĂ©**le. Quentin se rend compte qu’il a un rayon de cassĂ©. Grosse galĂšre pour le remplacer, il faut retirer la cassette trop serrĂ©e. On appelle Ricardo et Sonia de pour nous aider. Avec leurs outils et Ă  4 on finit par y arriver mais la roue reste voilĂ©e, la jante est lĂ©gĂšrement tordue. On accepte leur proposition de nous emmener jusqu’au canyon de Charyn.

Et on a bien fait, on a passĂ© une super journĂ©e entre latins Ă  base de vin rouge et cuisine dans le van. Le canyon est superbe, le vent surpuissant. Les pics de pierre rouge ouvrent la voie vers une riviĂšre qui coule et creuse la montagne. On se croirait dans le Colorado mais on est au Kazakhstan. Le service com des US est meilleur qu’au Kazakhstan faut croire.

On repart sur une piste magnifique, seuls au monde et on comprend pourquoi : le sable a gagnĂ© la piste. Les paysages rouges et verts du canyon s’estompent et on retrouve la steppe. Un vent de tempĂȘte (>80 km/h) nous souffle sur le cĂŽtĂ© du jarret. Lucile tombe Ă  3 reprises, c’est dur. On atteint un village et une Ă©picerie.

MĂȘme pas le temps d’acheter quoi que ce soit, un kazakh nous invite Ă  dormir chez lui, seuls dans sa maison. Il part dormir chez un ami. ProtĂ©gĂ©s du vent et de la pluie, on est conquis. Comme Ă  notre habitude, on offre Ă  cet homme un petit caillou gravĂ© de nos mains, cette fois-ci en forme de poissons. Il ira trĂšs bien dans le sauna qu’il construit en ce moment.

On rejoint Claire-Lise et Samuel dans la ville de Djarkent pour préparer notre entrée en Chine, à 30 km de là.

[Jours 95 Ă  96]Du 08 au 09 maiFin du Kirghizistan : seum et surprisePlus que 100 km et on quitte le Kirghizistan pour en...
15/06/2024

[Jours 95 Ă  96]
Du 08 au 09 mai

Fin du Kirghizistan : seum et surprise

Plus que 100 km et on quitte le Kirghizistan pour entrer au Kazakhstan. La route est chargĂ©e, les voitures nous frĂŽlent. C’est sur cette route qu’on croise deux slovĂšnes Ă  vĂ©lo : Jacob et Vitia. On discute devant une maison. Un homme nous invite joyeusement Ă  prendre le thĂ© avec lui et sa fille. On rentre et on se rend compte qu’il est bo**rĂ© et veut embrasser Lucile, on avale le thĂ© et on repart. Sa fille a honte.

On bifurque et le flux de voitures s’attĂ©nue. On passe un dernier village et la route devient piste caillouteuse. Il n’y a plus que nous et des chevaux. D’une caravane, sort un bĂ©bĂ© avec sa maman. Elles nous invitent Ă  prendre le thĂ© chez eux et on se retrouve avec toute la famille dans une piĂšce de 5 m2 de la caravane. Leurs sourires et hospitalitĂ© honorent ce qu’on a vu de plus beau ici au Kirghizistan.

On passe le col en poussant les vĂ©los, la piste n’est plus qu’un amas de cailloux de la taille d’une b***e de tennis. Le col est magnifique, nous roulons seul au milieu de collines verdoyantes. On redescend sur une piste toute aussi caillouteuse mais bien plus pentue. On retrouve la route et le sourire des pakistanais qui, avec leurs pelles, prĂ©parent la coulĂ©e de bitume.

On s’apprĂȘte Ă  quitter le pays avec un seul regret : ne pas avoir assistĂ© Ă  un match de Kok-Boru, le sport national qui consiste en deux Ă©quipes d’hommes Ă  cheval qui doivent jeter une chĂšvre dĂ©capitĂ©e dans le trou adverse. Et c’est Ă  7 km de la frontiĂšre qu’on voit un match amateur qui dĂ©bute seulement. On est le seul public.

On passe la frontiÚre, comblé. Le Kirghizistan est notre pays préféré jusque là.

[Jours 92 à 94]Du 05 au 07 maiLac d’Issyk-Koul 2/2 : revirement et rencontres encore !Claire-Lise et Samuel nous rejoign...
14/06/2024

[Jours 92 Ă  94]
Du 05 au 07 mai

Lac d’Issyk-Koul 2/2 : revirement et rencontres encore !

Claire-Lise et Samuel nous rejoignent dans la soirĂ©e au camp avec deux cadeaux : un Ă©conome et des Krokhant (Ă©quivalent russe des bonbons Daim). C’est notre dernier soir ensemble, on leur fait la totale. Quentin a prĂ©parĂ© de la pĂąte Ă  pain pour cuire au feu et de la pĂąte Ă  pancake pour le petit dĂ©jeuner. Lucile anime un atelier aquarelle. On passe sans doute notre meilleure soirĂ©e ensemble.

Le lendemain, Quentin et Samuel visitent un lieu de pĂ©lerinage musulman : des sources d’eau censĂ©es tout guĂ©rir. Puis on visite tous ensemble le Canyon Sharkah appelĂ© ici « Canyon Contes de fĂ©es ». CachĂ© dans les montagnes, ce canyon s’élance de toutes les couleurs : orange, rouge, jaune, marron. C’est ici que nos chemins se sĂ©parent
 avant qu’on change d’avis brusquement. On a dĂ©cidĂ© d’écouter notre envie du moment, continuer Ă  border le lac d’Issyk-Koul puis entrer en Chine par le Kazakhstan et non par le col de Torugart comme prĂ©vu.

On continue notre idylle cool (vous l’avez ?) et on retrouve deux autres cyclotouristes français pour manger ensemble : LĂ©o et Ariane. Originaires du Queyras, ils arrivent de la pĂ©ninsule arabique, on se raconte nos histoires. Le temps file.

Il nous faudra encore 2 jours et une nuit en bivouac sous l’orage pour arriver Ă  Karakol, la grosse ville du coin. On y retrouve Claire-Lise et Samuel et on rencontre encore des français : Benjamin, Apolline et Mathieu (Dudu). La soirĂ©e dĂ©marre avec un plat de laghman et finit dans un bar au cognac local. On fĂȘte l’anniversaire d’Hortense dĂ©jĂ  rencontrĂ©e Ă  Kotchkor.

Non sans difficultés, on reprend la route le lendemain et on bivouaque à cÎté de sources chaudes. La détente sera pour demain matin.

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