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Les assiégés.Il trône à l'horizon de cette ville de l'Italie du Sud. Cet immeuble c'est celui des déclassés, de ceux qui...
09/09/2026

Les assiégés.

Il trône à l'horizon de cette ville de l'Italie du Sud. Cet immeuble c'est celui des déclassés, de ceux qui ont échoué là sans jamais pouvoir en partir. Une bâtisse-verrue qu'il faut démolir, mais que ses habitants ne peuvent voir disparaître. C'est leur seul ancrage, leur unique lieu de vie.

Quand Cirù s'y rend pour acheter des ci******es pour sa mère, il se retrouve piégé dans ce conflit qui oppose les autorités, chargées de l'évacuation avant démolition, et des habitants chauffés à blanc et prêts à tout pour ne pas être délogés.
Une seule nuit, mais une nuit qui articule le passé, le futur, et nous livre une espèce de huis-clos sombre et social sur les terres des mafias du Sud.

J'ai acheté le livre dans la foulée de Jusqu'à la tombe qui m'a fait découvrir les deux auteurs.
Perturbé au départ par la couleur dans ce dessin qui avait une vraie force en N&b dans Jusqu'à la tombe, j'ai rapidement oublié ce détail.
Le style faussement simpliste voire naïf, allié à une palette minimaliste, devient vite une force pour concentrer l'attention sur ce qui fait le sel de l'histoire, son ambiance lourde et une intrigue pesante.

Lors d’une nuit tragique dans un immeuble assiégé par la police, un peintre fou raconte son histoire à un jeune caïd. Un thriller crépusculaire au sein d’un sordide quartier de banlieue italien.

Les vies d'après.Abdulrazak Gurnah.Avis mitigé à l'issue de cette lecture. C'est la première fois que je lis Gurnah, dés...
09/09/2026

Les vies d'après.
Abdulrazak Gurnah.

Avis mitigé à l'issue de cette lecture. C'est la première fois que je lis Gurnah, désormais auréolé de son prix Nobel de littérature.
J'espérais y trouver l'Afrique orientale de Monfreid, avec davantage de noirceur et de réalisme cru. Pari rempli.

Pour autant, j'ai peiné parfois à tirer le fil de ce livre pour avancer sans effort. Pas de compréhension ou de complexité, mais entravé dans ma lecture par un style très neutre et descriptif, qui lisse l'ensemble jusqu'à araser toute saillie qu'auraient pu constituer chacun des événements de ce récit riche.
Parfois seulement la narration m'a embarqué, me faisant rapidement avaler vingt pages que j'avais précédemment eu du mal à voir défiler.

Articulée autour de trois destins qui vont converger, Les vies d'après est la chronique d'une Afrique qui connut la colonisation de l'Allemagne puis du Royaume-Uni ; celle aussi de Hamza, Afyia et Ilyas, aux trajectoires toutes différentes, mais representatives de la vie sur cette côte orientale avant que les frontières actuelles ne figent un monde vaste et vivant.

La cruauté du joug européen, de la guerre qui enrôle les jeunes africains pour défendre des intérêts qui ne les concernent pas, la douleur de la perte : l'âpreté de ce début du 20e siècle n'épargne rien aux indigènes dominés.
Pourtant, sous la gangue de ces conditions délétères la vie trouve sa voie, faite de petits rien, de solidarité, de conflits plus légers, de toutes ces interactions qui excluent le Blanc, même si parfois en adaptation à leur présence.

Au fil des 500 pages, la dolence du rythme, pourtant en contradiction des nombreux rebondissements et évènements de la vie des trois protagonistes, nous tire doucement vers une fin précipitée, qui s'accélère soudainement et brutalement sur les dernières pages.

Publié en version française il y a deux ans, Les Vies d’après, le dernier roman du prix Nobel de littérature tanzanien, vient de paraître en format poche. C’est l’occasion de lire ou de relire ce récit…

Rio.Intégrale.Une claque !Je ne connaissais pas cette série, mais intégrale achetée hier et déjà terminée. Il faut dire ...
06/09/2026

Rio.
Intégrale.

Une claque !
Je ne connaissais pas cette série, mais intégrale achetée hier et déjà terminée. Il faut dire qu'il y a tous les ingrédients pour ne pas la lâcher.

Je ne sais pas si c'est faire un compliment à ses auteurs que dire qu'on a l'impression d'être embarqué dans un film de pure adrénaline. Mais c'est ce que j'ai vécu, à travers les 4 tomes construits selon des canons qui donneraient des leçons à beaucoup de scénaristes.

Rubeus et sa petite sœur Nina, enfants des favelas, perdent leur mère dans la guerre que se livrent la police et les narcotrafiquants. Livrés à eux-mêmes, ils tentent de survivre dans un Rio contrasté, entre le luxe d'Ipanema et les bidonvilles.
Mais le destin a déjà décidé de leur avenir, et le chemin de Rubeus est tracé vers la domination de Beija Flor, favela des hauteurs.

Le dessin réaliste et ultra documenté de Coretin Rouge est incroyable. On est à Rio, dans ses quartiers, avec cette population bigarrée tellement vivante. Le folklore, la misère, les traffics, les guerres de territoire... Tout se mêle pour créer un bloc cohérent et une intrigue incroyablement menée.

C'est beau, détaillé, vivant. Le seul bémol concerne pour moi la fin, et pas tant dans son parti pris que sa soudaineté facile et fuyante. Mais c'est souvent un travers commun à toute œuvre saga qui doit s'interrompre après avoir donné autant.

Ma meilleure lecture BD de 2026 je pense. J'ai encore l'impression de sortir du ciné plutôt que de ma chaise longue 😁

Corentin Rouge, digne héritier des grands dessinateurs réalistes tels que Jean Giraud et François Boucq, nous parle de sa prochaine série : RIO. Cette saga urbaine en 4 tomes nous fait découvrir le parcours initiatique d'un jeune garçon au cœur de la société brésilienne, de la misère des ...

Jusqu'à la tombe.Je ne connaissais aucun des deux auteurs de cette BD, ayant déjà collaboré à deux reprises auparavant. ...
04/09/2026

Jusqu'à la tombe.

Je ne connaissais aucun des deux auteurs de cette BD, ayant déjà collaboré à deux reprises auparavant. Point commun des 3 livres : le sud de l'Italie, sa situation particulière dans une Italie réunifiée sous un seul drapeau, mais toujours déconsidérée par rapport au Nord.

Nous voilà dans la région des Pouilles en 1863, alors que la guerre de réunification n'est pas terminée. Le Sud est encore sous la coupe de bandes de brigands et des notables locaux.
Carmine et Filomena se sont promis l'un à l'autre, mais profitant des mois d'estive, Don Michele, potentat local, force cette dernière au mariage.
S'ensuit une histoire de vengeance, brutale, qui questionne l'humanité de chacun, dans une spirale fatale.

En noir et blanc, dans un crayonné naïf et pourtant tellement fort, nous sommes embarqués dans un récit poignant, dur, qui n'épargne pas le lecteur.
À titre anecdotique et personnel, j'y ai trouvé le meilleur dessin de ba**er depuis très longtemps.

Vengeance, haine, violence sont les ingrédients majeurs de cette bande dessinée qui emprunte les codes du western pour les transposer dans l’Italie de 1863. D…

L'odyssée de l'Odyssée.Ono-dit-Biot.Pas envie de vous plonger dans le texte, traduit ou original (!), envie de vous extr...
03/09/2026

L'odyssée de l'Odyssée.
Ono-dit-Biot.

Pas envie de vous plonger dans le texte, traduit ou original (!), envie de vous extraire de la polémique autour du film de C. Nolan ? Alors ce livre est pour vous.

Au-delà de ce que tout le monde croit connaître des aventures d'Ulysse, ce périple maintes fois raconté sous toutes les formes possibles, reste la réalité du texte.

Sous une forme abordable, pour reprendre l'intégralité des étapes du retour d'Ilion vers Ithaque et le massacre final, ce livre permet de re-découvrir ou de rétablir des vérités de ce qui reste, 2 700 ans après sa mise par écrit, une épopée qui est toujours restée actuel dans ses thématiques.

Média : Image : Texte : À l'occasion de la parution de son essai L'odyssée de l'Odyssée, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère, (Grasset, 2026), Christophe Ono-dit-Biot nous fait le plaisir de répondre à nos questions...La Vie des C...

La route d'où l'on ne revient paset autres récits.Andrzej Sapkowski.Une couverture alléchante (pour la version poche), l...
25/08/2026

La route d'où l'on ne revient pas
et autres récits.
Andrzej Sapkowski.

Une couverture alléchante (pour la version poche), la promesse de replonger, même indirectement, dans l'univers envoûtant du Sorceleur (The Witcher), il n'en fallait pas plus pour combler une envie de fantastique.

Malheureusement, la promotion faite sur la première nouvelle de ce recueil, la seule possédant un lien avec l'épopée de Geralt de Riv, est trompeuse. Car sitôt celle-ci achevée, les nouvelles suivantes, si elles offrent un aperçu de l'écriture de Sapkowski dans des genres et univers différents, ne m'ont que peu convaincu.
Nul doute qu'elles puissent trouver leur public, mais mon attente était tout autre et mon envie d'explorer d'autres facettes de l'écriture du génie polonais pas au rendez-vous pour moi.

Contient une histoire du Sorceleur L'histoire des parents de Geralt de Riv, la légende revisitée de Tristan et Iseult, l'ombre d'Alice et de son fameux Chat du Cheshire ou encore les sorcières de Salem version Fantasy : découvrez plusieurs récits inédits du père de la célèbre saga du Sorcel...

Le sang des génies.Coline Gatel.Il aura mis du temps à me parvenir, ce 3e tome de la série commencée avec Les suppliciée...
24/08/2026

Le sang des génies.
Coline Gatel.

Il aura mis du temps à me parvenir, ce 3e tome de la série commencée avec Les suppliciées du Rhône. Un an, pour être précis, en raison d'une erreur de la poste, et grâce à l'autrice qui a assuré un second envoi avec beaucoup de gentillesse après tous ces mois.
Un troisième tome qui a également un parcours tortueux, après la liquidation de la maison d'édition ayant porté les deux premiers, et qui n'a laissé que le choix de l'autoédition pour clore la trilogie.

Ma crainte était donc que le soufflé soit quelque peu retombé pour moi qui avait adoré les 2 premiers tomes.

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Comment allais-je pouvoir replonger dans l'ambiance qu'avait installée les précédents opus ? Retrouverais-je l'engouement suscité par la lecture des aventures de Félicien et Irina ?

C'est donc partagé entre cette crainte et une attente néanmoins forte de repartir dans l'univers des deux romans que j'avais tant aimés que je me suis lancé.
Ce qui, il faut bien le dire, n'est certainement pas la meilleure disposition pour aborder un livre. Surtout si dès les premières pages on se rend compte qu'il manque effectivement l'étincelle attendue.
Avec le recul aujourd'hui, j'ose pouvoir dire que je suis a minima à moitié fautif : trop d'espoirs de ma part m'ont certainement empêché d'être neutre à l'entame de cette lecture. J'attendais sans doute plus, après un an et des souvenirs et une opinion magnifiés par les mois écoulés depuis la fin du second tome.
Mais je pense néanmoins, et suis ouvert pour en discuter, que le début de ce 3e pèche par facilité. Parce qu'il a été compliqué de se lancer dans l'écriture en ayant à l'esprit la gestion future de l'autoédition ? [attention, pure spéculation de ma part, puisque j'ignore si l'écriture a chronologiquement démarré avant que la ME annonce sa disparition]. Temps nécessaire à retrouver, au fil de l'écriture, un style et une narration plus appliqués ? [là encore, supputation de ma part sur l'apport qu'aurait pu avoir des corrections par une relecture de la ME, ici laissée à des betas lecteurs moins exigeants ?].
Bref, j'ai passé quelques chapitres l'esprit pollué par le constat amer que la magie était peut-être évanouie, et que je n'allais pas autant goûter cette 3e partie. D'autant que Lyon n'est plus le terrain de jeu de nos héros (et en tant que Lyonnais, cela faisait aussi le sel de cette lecture), transportés en Bavière !

Alors quoi ? On abandonne ? Le dépit plaidant pour ne pas poursuivre et donner rétrospectivement un goût amer à l'ensemble ?
Ce serait dommage, considérant que je n'ai que rarement pu me résoudre à abandonner un livre, aussi médiocre fut-il. Un masochisme cultivé qui m'a presque toujours poussé à terminer une lecture, ne serait-ce que pour savoir "comment ça va se finir cette histoire ?", "il/elle veut aller où avec son livre ?".
Donc, rien n'étant par ailleurs rédhibitoire dans ce Sang des génies pour le moment, et conscient que j'étais en partie la cause de mon désenchantement, on poursuit.

Et peu à peu... j'ai retrouvé ce que j'avais aimé dans les autres opus. À quel moment ? Je ne saurais le dire. Mais j'ai dû constater, lorsque prenant de la distance en pleine lecture j'analysais le moment, que de nouveau je me trouvais embarqué dans la narration, le style, une meilleure maîtrise de l'ensemble, qui semblait avoir retrouvé sa plénitude à mesure que l'autrice elle-même reprenait pleine possession de son talent (jugement à remettre en perspective de mes remarques précédentes, il va sans dire).
Pour finalement reprendre plaisir à retrouver les protagonistes de cette aventure qui très certainement connaît ici son épilogue (pour la trilogie c'est certain...).

Je ne m'étendrai donc pas sur le résumé (voir le lien), mais souhaite néanmoins redire que Coline Gatel, dans ce triptyque, puisque je n'ai lu que cela d'elle, est une autrice qui a le talent de m'embarquer dans un univers qui me parle, réveille des fibres universaliste et féministe qui rajoutent au plaisir de la simple narration de l'intrigue. Que sa manière documentée de poser des références, sa volonté de soigner le vocabulaire lui donne une place particulière dans mes lectures pourtant nombreuses. Et je comprends rétrospectivement pourquoi j'ai aimé vivre au côté de ses héros une aventure désormais chapitre clos de mon parcours de lecteur.

Merci mille fois Coline Gatel pour ces moments, et j'ose espérer que mon long développement et mes élucubrations personnelles sur mes déboires de lecture ne seront pas jugés trop sévèrement. 😉

Informations Titre : Le sang des génies Auteur : Coline Gatel Éditeur : BOD Nombre de pages : 352 pages Formats et prix : broché 18.90 € Date de publication : 2 juin 2025 Genre : polar historique…

La trilogie berlinoise.Philip Kerr.Il faut prendre de l'élan pour avaler d'une traite les 1000 pages de ce pavé qui traî...
21/08/2026

La trilogie berlinoise.
Philip Kerr.

Il faut prendre de l'élan pour avaler d'une traite les 1000 pages de ce pavé qui traînait depuis un moment sur mes étagères. Mais les moins courageux pourront couper la lecture, puisque, comme son nom l'indique, cette trilogie se compose de 3 romans couvrant chacun une période et une enquête différentes.

1936,1938 et 1947, trois années dans une Allemagne en pleine montée du National Socialisme ou de l'immédiate après-guerre, pour plonger Bernhard Gunther, ancien policier devenu détective, dans les bas-fonds d'une société violente et cynique.
Philip Kerr dépeint la réalité d'un peuple qui parfois, sans adhérer pleinement au nazisme, doit composer pour ne pas subir sa violence à son encontre. Notre héros lui-même a été membre de la SS, ou devra naviguer dans les couloirs de l'administration nazie et ses différentes officines sans embrasser leur idéal.

Le style narratif est celui du roman policier noir, avec parfois ses clichés concernant le héros, cynique, machiste, fin limier provoquant la chance...
Si celui-ci évolue peu durant ces 11 années couvertes, l'écriture de l'auteur, elle, gagne en noirceur au fil des 3 romans. Il y a parfois dans le premier une certaine légèreté dans la description des situations qui n'existe plus dans le troisième.
Volonté délibérée ou évolution logique à mesure que progressent les enquêtes dans un monde qui est détruit et dans lequel lutter pour sa vie quotidienne devient plus difficile ?
Cela participe en tout cas à cette impression que les années passent, à l'inverse d'un immobilisme qu'aurait installé un style immuable de bout en bout.

Je ne sait pas si je poursuivrai avec les nouvelles enquêtes de Bernhard Gunther prolongées en 2006 par de nouveaux opus, mais cette traversée dans le Berlin (et Vienne...) des années 30 à été un moment fort de cette année 2026.

Titre original : Berlin Noir Résumé : En 1936, 38 puis 47, l'ex-commissaire devenu privé, Bernhard Gunther traine sa nonchalance et son ...

Zheng Shi.2 tomes.J-Y. Delitte.Sorti en juin 2026, le T2 de ce dyptique clôt la trop rapide histoire de la femme pirate ...
21/08/2026

Zheng Shi.
2 tomes.
J-Y. Delitte.

Sorti en juin 2026, le T2 de ce dyptique clôt la trop rapide histoire de la femme pirate la plus puissante de l'Histoire.

À l'embouchure de la Rivière des perles, vaste réseau de bras propices pour échapper aux autorités, et alors qu'elle a déjà repris seule la tête de l'armada de vaisseaux à la mort de son mari, Zheng Shi veut la tête du gouverneur de la province.
En s'opposant à lui frontalement, ou en intriguant pour impliquer les Portugais et les Britanniques dans sa lutte, elle cherche surtout l'émancipation de son clan.

La vie de Zheng Shi, partiellement documentée, explique sans doute un projet aussi court. C'est dommage car il y avait matière, en prenant certes des libertés et en imaginant des événements non relatés, à rendre plus ample encore ce récit magnifiquement dessiné.
L'ambiance de la Chine de la fin du 19e siècle est parfaitement rendue, dans des tons un peu sombres mais qui confèrent à l'ensemble une aura forte et un réalisme captivant.

Avec Zheng Shi T2 - Madame Tsching (Glénat, 2026), Jean-Yves Delitte poursuit la fresque maritime sur la plus redoutable des femmes pirates chinoises.

Rétiaire(s).DOA.Je suis entré dans l'écriture de DOA avec Pukhtu à l'époque. Du thriller nerveux, véritable coup de poin...
20/08/2026

Rétiaire(s).
DOA.

Je suis entré dans l'écriture de DOA avec Pukhtu à l'époque. Du thriller nerveux, véritable coup de poing à la prose sèche, percutante ; une révélation d'efficacité visant à soutenir un narratif engagé des nouvelles guerres contre la criminalité des stupéfiants à l'étranger (l'Afghanistan en l'espèce).

Rétiaire(s) rejoue la partition, différemment : sur fond de traffic dans l'Hexagone, la vengeance autodestructrice d'un flic.
Théo vient d'abattre le meurtrier de sa femme et de sa fille, au mépris des conséquences qui devaient le voir mourir. Il finit à la Santé, à côtoyer un des hommes du clan de sa victime.
Lâché par sa corporation qui le croit traître à la cause, cible du clan Cerda, sans volonté de vivre mais mû néanmoins par la volonté de se venger, il arrive à naviguer en eaux troubles pour piloter le coup d'arrêt d'une grosse opération d'import de cocaïne.

Articulé en 3 parties, le roman m'a parfois bousculé et perdu. Ce qui faisait la force de Pukhtu, cette écriture au burin, incisive et sèche, m'a ici, et surtout dans la première partie, fait décrocher à plusieurs reprises. La prose, devenue pour moi plus élusive, m'a parfois fait douté d'être toujours au contact de l'histoire, de véritablement saisir les intentions de l'auteur.
La seconde partie m'a toutefois permis de recoller à une trame plus souplement déroulée.

Moi qui songeais depuis un moment partir sur Le serpent aux mille coupures, je me vois désormais face à un dilemme : sera-t-il sauce Pukhtu ou Rétiaire(s) ?

Partenaire du festival Quais du Polar (31 mars-3 avril), Marianne r...

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69500

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