21/09/2026
Au-dessus de nous orbitent les satellites de quatre systèmes mondiaux :
GPS, américain, sous contrôle militaire.
Galileo, européen, le seul sous contrôle civil.
BeiDou, chinois.
GLONASS, russe.
Notre téléphone comme notre traceur ne choisit pas : il utilise tous les satellites en vue, quelle que soit leur constellation. Le terme exact, c’est GNSS.
Mais depuis leur orbite, ces signaux nous arrivent très faibles. Un émetteur au sol, plus puissant, suffit à brouiller les quatre systèmes à la fois. L’Agence européenne de la sécurité aérienne signale déjà des interférences en Baltique et en Méditerranée orientale.
Alors le jour où l’écran du traceur s’éteint, on fait quoi ?
On fait le point à la main. Sauf que peu en sont capables, et encore moins équipés pour.
En armement côtier, de 2 à 6 milles d’un abri, la division 240 n’impose pas le matériel pour faire le point : il n’apparaît qu’à partir de 6 milles. Rien n’interdit de l’embarquer, rien ne l’impose.
Un compas de relèvement, un compas à pointes sèches, une règle Cras, un crayon gris. Peu onéreux, et la seule solution qui ne dépende ni de Washington, ni de Moscou, ni de Pékin, ni de Bruxelles, ni d’une batterie.
La vraie question n’est pas quelle constellation notre récepteur écoute. C’est ce que nous devons faire quand il n’écoute plus rien.