25/06/2024
La nature ne connait pas de frontières, aussi les paysages qui bordent notre route jusqu’à Fairbanks ressemblent à ceux du Yukon : du vert, du vert et du vert. Nous sommes toujours sur la piste des chercheurs d’or. Au loin la chaine des montagnes de l’Alaska Range se profile tandis que le lit de la rivière Tanana prend des proportions incroyables, charriant, arbres et sédiments. Fairbanks, porte vers le grand nord ne présente pas un intérêt extraordinaire, si ce n’est l’histoire de la vie locale, en particulier chez les autochtones. Puis nous nous approchons des montagnes et du Parc National Denali. S’étendant sur 24.500 km2, il déploie ses immenses plaines glacières couvertes de forêts et de lacs à 400 km du cercle arctique. Son climat y est extrême, mais en ce moment, il fait entre 25 et 26° dans la journée, une dizaine de degrés de moins la nuit, et les pull et laines polaires que j’avais emportés ne servent à rien. Les journées sont sans fin, il ne fait jamais nuit et nous nous régalons de camps dans la nature, entourés de petits écureuils malicieux.
L’intérieur du parc est accessible uniquement en bus, sur la seule route gravillonnée dont une partie est fermée cette année à cause de glissements de terrain. La nature est intacte, la faune est très riche et l’isolement de cette vaste région permet de préserver des espèces botaniques rares. De très rares sentiers permettent de découvrir certaines parties non éloignées de l’entrée du parc. La taïga où les arbres ont du mal à pousser laisse bien vite place à la toundra et les animaux se prélassent tranquillement dans cet univers loin de tout.