GR30-Tour des lacs d'Auvergne

GR30-Tour des lacs d'Auvergne Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de GR30-Tour des lacs d'Auvergne, Voyage et transports, 12 grand rue, Brussieu.

Heureux. J’ai bouclé le GR30 en 7 jours et j’ai pu gravir le Sancy. C’était hier.La nuit avait été moyenne dans le gîte ...
26/09/2024

Heureux. J’ai bouclé le GR30 en 7 jours et j’ai pu gravir le Sancy. C’était hier.
La nuit avait été moyenne dans le gîte communal de St Gènes Champespe avec sac à viande et couverture piquante, mais avant j’avais eu la surprise de retrouver mes trois comparses Claudine, Annick et Jean qui comme moi avait modifié leur itinéraire, ainsi depuis quatre jours nous nous croisions sur le GR.
Le lendemain, je les retrouvais encore au petit-déjeuner et sur le début de l’étape. Je les quittais définitivement au lac Chauvet. Plus loin alors que je me rapprochais de mon dernier hébergement, le Sancy se débarrassait progressivement des nuages qui l’assiégeaient le matin même, il avait l’air de me dire « monte… monte… ». L’idée un peu f***e, compte tenu de la distance, de gravir le Sancy puis de redescendre à La Bouboule et de rentrer le soir même, se clarifiait dans mon esprit comme le sommet du Sancy se débarrassait de ses dernières brumes. J’en montait une partie jusqu’au point de non retour que je m’étais donné, je l’atteignais en une durée raisonnable et plus t**d, à 16h30, j’étais en haut, enfin presque. Un vent violent me forçait à me pencher sur le côté comme on peut le faire sur un bateau balloté par la houle. J’avais déjà marché 30km, et monté plus de 1000m, par prudence je renonçais à gravir les derniers mètres du point culminant du Massif Central, m’arrêtant juste en dessous du sommet que sans regret je laissais pour entamer la descente. Il me restait, toujours avec le vent, à rejoindre ma voiture en suivant la ligne de crête puis les prairies en dessous avant de rejoindre la route. Ainsi je bouclais, sans l’avoir prévu le matin même, le GR30. Je fis les quatre derniers kilomètres de route en stop pour retrouver ma voiture qui était bel et bien fermée.
J’ai vu : une vache en bronze grandeur nature, une jument et son poulain, un chemin forestier (le GR) dévasté pas l’extraordinaire machine à bûcheronner aux roues plus hautes que moi, le lac Chauvet, le château du pic de Ravel, le mont Sancy envahi de nuages, puis sans nuage, le sommet et les crêtes dont les photos a l’horizontalité incertaine témoignent, sans le souffle et le bruit, de la puissance des bourrasques. Et aussi, j’ai terminé ma boîte d’anis de Flavigny.

Ce matin départ t**dif et sous la pluie en  comptant sur une accalmie annoncée pour la fin de matinée. Je rencontrais un...
24/09/2024

Ce matin départ t**dif et sous la pluie en comptant sur une accalmie annoncée pour la fin de matinée. Je rencontrais un chasseur aussi bredouille que mouillé qui me fit part de son pessimisme pour les prévisions météos. Il m’expliqua qu’il fallait observer les vaches, si celle-ci se tenaient sur les crêtes c’était signe de beau temps, si elles se tenaient groupés dans les creux c’était le contraire. Je passais la suite de mon voyage à observer les troupeaux sans détecter de signe annonciateur.
Puis l’accalmie annoncée arriva. Je traversais des prairies gorgées d’eau, parfois au milieu des troupeaux, je n’en menais pas large et m’aperçus en passant prudemment près des bêtes qu’elles ne bougeaient pas une oreille si ce n’est du mouvement de leur mâchoires occupées à réduire en purée une herbe que j’imaginais délicieuse.
Plus loin je passais près d’un lac où je m’arrêtais pour boire et prendre quelques fruits secs. Un moment d’une grande sérénité à écouter le silence seulement troublé du bruissement des arbres et à observer les eaux tranquilles, finement ridées, comme si le lac refusant de jouer le miroir voulait qu’on le vit lui et pas le reflet du ciel au-dessus de lui.
Lequel ciel me sorti de ma rêverie en déclenchant en averse puis une autre et une autre encore. Las de l’eau et des lacs, je pris un raccourci pour atteindre ma destination. Sur la petite route que j’empruntais, des voitures passaient, aucune ne s’arrêta et je crois que si cela s’était produit, je me serais assis sur ma fierté de randonneur en même temps que sur un siège confortable. Je passais près d’un domaine composé de chalets éparpillés sur une prairie rasée de frais, dans laquelle ondulait un ruisseau traversé de petits ponts de bois, un décor digne de Heidi à la montagne. Je ne pris pas de photo, vous pouvez vous reporter à la bande dessinée.
J’ai vu : des prairies, des vaches, un coulemelle large comme la main, les prés en sont truffés. J’ai traversé un ruisseau sur des poteaux EDF recyclés. J’ai vu des maisons dans la prairie et aussi dans les bois, un engin digne d’un Mad Max, une forêt détrempée, des lacs, un multi-service vraiment multi.
Ce soir je dors dans le gîte communale, une grande bâtisse où je serai seul, je dîne à l’auberge où je prendrai aussi le p’tit dej demain matin.
A propos de demain, changement d’itinéraire. Pour la dernière étape, jeudi, la météo annonce pluie (50mm) et vent fort, l’ascension du Sancy sera dangereuse et sans doute interdite, je vais profiter de la journée de demain relativement sèche pour me rapprocher de La Bourboule et jeudi tenter de la rejoindre en voiture (bla-bla, stop…) sinon à pied en allant au plus droit.

Le lac Pavin est entouré d’arbres dont les ramures baignent dans les eaux du rivage. La forêt épaisse, accrochée au pent...
23/09/2024

Le lac Pavin est entouré d’arbres dont les ramures baignent dans les eaux du rivage. La forêt épaisse, accrochée au pentes du cratère, assombrie encore la surface du lac dont la profondeur dépasse soixante mètres. Est-ce pour cela qu’on lui prête des légendes maléfiques, est-ce pour cela qu’un empilement de roches s’appelle la chaise du diable. C’est imprégné de ce mysticisme ambiant que je commençais l’ascension vers le puy qui domine le lac pour rejoindre le GR, quand j’entendis un son étrange semblable à celui d’une scie musicale, il se répétait régulièrement. J’en cherchais l’origine dans le ciel, le frottement des arbres, une ligne électrique ? Plus loin, toujours dans le mystère de cette étrange sonorité, je sortais mon téléphone pour faire un point de situation quand celui-ci se mit à émettre le fameux sifflement. En suivi de trace, c’est lui qui m’alertait du fait que j’étais sorti de l’itinéraire prévu, j’avais pris sciemment la rive droite au lieu de la rive gauche. Je désactivais l’alarme pour économiser mon indispensable batterie, mauvais idée quelques minutes plus t**d je m’aperçus d’une erreur qui me coûta pas loin d’un kilomètre supplémentaire sur l’étape la plus longue. Erreur que j’allais encore reproduire dans l’après-midi.
En chemin je retrouvais mes comparses de la veille, les accompagnais quelque pas avant qu’ils ne s’arrêtent pour déjeuner, moi j’avais encore un long parcours et comptais arriver avant la pluie annoncée pour 17h. Les 27 km prévus se sont transformés en 34, pas compris, mes jambes, elles, ont bien compris.
J’ai vu : la chaise du diable, le lac Pavin d’en haut, sa forêt, une créature en bois, la plaine sous un rayon de soleil, des vaches, bcp de vaches, le lac de Montcineyre, des maisons sur la colline, une maison au bord du lac, à Brion un arbre et son clocher qui a sonné onze heures avec une sonorité dont je ne dirais pas qu’elle vaut le détour, mais c’est une curiosité, un bruit de cloche fêlée, un doink au lieu d’un d**g. A la Godivelle j’ai vu le lac d’en haut, celui d’en bas est cerné de propriétés-privées-défense-d’entrer, un mannequin indiquant une direction, une fontaine, un renard randonneur et des paysages grandioses. J’ai fait un selfy au km 30.
Ce soir, je dîne et dors dans Le terroir, une entrée charcuterie salade de tomates et melon, un gratin de pâtes agrémenté de viande et de cantal, un yaourt maison. Pour la chambre, c’est vétuste mais fonctionnel, en l’absence de chauffage, je suis heureux qu’il n’ait pas plu aujourd’hui ce qui vraisemblablement ne sera pas le cas demain.

Ce matin le ciel n’avait pas le cœur aux facéties, gris et sérieux comme une pierre tombale, il couvrait le paysage d’un...
22/09/2024

Ce matin le ciel n’avait pas le cœur aux facéties, gris et sérieux comme une pierre tombale, il couvrait le paysage d’un dôme uniforme et menaçant. On s’attendait à un largage façon Canadair, (je dis on car j’avais retrouvé mes comparses du jour d’avant avec lesquels d’ailleurs, par hasard, j’avais aussi dîné la veille). Au début donc, une pluie fine, tout juste de quoi mettre une veste. Les choses sérieuses vinrent sournoisement avec des gouttes progressivement plus grosses et plus serrées si bien qu’après cinq kilomètres, je profitais de l’abri d’un avant toit pour enlever, ranger ma veste au bout de son imperméabilité et sortir mon poncho sur lequel Sylvie m’avait cousu les Velcros que le moindre souffle décrochait, j’allais donc profiter d’une protection efficace. Je n’avais dessous qu’un teeshirt déjà trempé que je décidais de garder jusqu’au bout. À Murol, je pris un raccourci, m’épargnant 5km sur les 27 prévus, au prix et sans regret, de la vue sur le lac de Chambon.
Arrivée sur le plateau, au dessus de 1000m, le vent s’en mêla faisant cingler la pluie sur le côté et accentuant la sensation de froid, j’enfilais mes gants également trempés bien qu’ils étaient dans une poche extérieure du sac et donc sous Le poncho mais la transpiration et la condensation mouillait l’intérieur, laissant à la pluie le soin de mouiller l’extérieur. Plus loin, j’utilisais un autre raccourci m’évitant Besse et rejoignit l’hôtel où je suis, ce soir, le seul client.
Je découvrais sous la pluie le lac Pavin, un magnifique lac de cratère. J’eu droit à maints égards des personnes de l’hôtel et à la possibilité de choisir ma chambre, je pris un grand lit. La chambre est chauffée demain je marcherai au sec.
Je n’ai fait qu’entrevoir à travers un rideau de pluie, Saint Nectaire de loin, le château de Murol, le plateau, le Puy de Sancy…
Ce soir dîner en solo et en autonomie d’une préparation porc lentilles à réchauffer au micro-onde.
Demain petit déjeuner également en solo et comme j’écris ces mots, le ciel s’éclaircit, une bonne augure pour l’étape suivante,

La soirée d’hier était agréable en compagnie de nos hôtes, un jeune couple qui a fait, il y un an un virage professionne...
21/09/2024

La soirée d’hier était agréable en compagnie de nos hôtes, un jeune couple qui a fait, il y un an un virage professionnel. Bon accueil, tutoiement immédiat, bon lit, bon repas devant un feu de cheminée. Tant que nous parlions rando, tout allait bien, c’est un glissement vers la politique qui a changé la tonalité de la soirée, et s’en est suivi un discours anti tout. Je déplorais que les retraités heureux, je parle des 3 randonneurs qui étaient avec moi, en gros toujours en voyage, soient aussi négatifs, il y avait un ancien soixante-huit**ds, de ceux qui ont soulevé les pavés à Paris, reconverti dernièrement en gilet jaune avec un passé syndicale à la SNCF, sa partenaire, aussi à la SNCF, kiffe les manifs au point de n’en louper aucune et d’avoir développé une expertise dans la fabrication de pancartes et banderoles. La troisième moins radicale, était plus silencieuse. Discussion animée et intéressante.
Ce matin départ à 9h avec une douleur sur le pied droit a la pliure du bout de pieds. L’appui répétitif du pli de la chaussure commençait à devenir douloureux. Un Kleenex glissé dans la chaussette m’a permis de reprendre une foulée normale. J’ai gardé un rythme rapide pour m’extraire du groupe que j’avais rejoint et marcher seul loin des bavardages et du constant cliquetis des battons.
J’ai vu le beau lac d’Aydat, c’est le quatrième de la série, une boîte a lettres avec des couleurs qui, sur un GR, prêtent à confusion, un dolmen tout prêt d’un terrain de foot et devant cet empilement je pensait aux gaillards et gaillardes qui avaient creusé, roulé et soulevé les rochers, j’imaginais des pieds cramponnés au sol, des épaules charnues et des mains velues en plein travail pour que repose en paix un ou une de leur congénère, la photo laisse peu de place à l’emotion mais je suis resté quelques minutes devant cet sépulture, c’était il y a longtemps mais un jour ils étaient là comme moi aujourd’hui.
Je suis descendu dans les gorges de la Monne pour remonter de l’autre côté, j’ai trouvé des mûres que j’ai mangé, des champignons que je n’ai pas touché et j’ai aussi entendu les chasseurs. J’en ai croisé un à qui j’ai demandé si on pouvait marcher sans risque, il m’a répondu que son canon était noir en me montrant son fusil cassé, je n’ai pas compris.
Une étape peu captivante et une arrivée à Saint Nectaire que je n’ai pas trouvé très accueillant. Mon hôtel est un ancien établissement en réparation qui donne l’impression étrange d’une fin de quelque chose mais la chambre rénovée est confortable.
Soirée en solitaire propice à la préparation de l’étape humide de demain vers le lac Pavin où je vais retrouver mes randonneurs d’hier.

Ce doit être l’effet de la marche, comme disent les pèlerins l’entrée dans le chemin, mais le pays me paraît déjà plus b...
20/09/2024

Ce doit être l’effet de la marche, comme disent les pèlerins l’entrée dans le chemin, mais le pays me paraît déjà plus beau qu’hier.
La soirée fut agréable à part la petite esclandre de notre hôte pour une histoire de pommeau de do**he mal orienté qui, en plus s’arroser le randonneur tout accaparé au plaisir de sa toilette, arrosait copieusement le sol poussant l’eau sous la porte et inondant au passage couloir et chambres. C’est a grand renfort de coups raclette que la situation est redevenue normale, quoique un peu humide.
Passer ce petit événement, le repas fut agréable avec les neuf personnes qui composaient la tablée parmi lesquelles : un groupe de quatre jurassien de Saint Amour bien ancré dans leur territoire tout en étant concernés par la culture en particulier le théâtre, un autre groupe de trois parisiens, le hasard des fois… dont l’un d’eux avait hérité de longue date d’un domaine sur la même commune. Aussi les connexions se firent instantanément et la discussion fut largement consacrée aux affaires détaillées de Sainte Amour. Commune par ailleurs dynamique qui organise chaque année et ce, depuis 25 ans, un festival de cinéma dans la seule salle dont elle dispose avec 30 projections sur 10 jours et des invités de marque, on y a vu Claude Lelouche.
Malgré la douceur de la soirée c’est à 20h30 que je rejoignais mon lit pour me plonger dans Mrs Dalloway et n’en lire que 4 pages avant de sombrer.
Départ ce matin après un copieux petit déjeuner.
En chemin j’ai revu le lac Servieres, vu la basilique d’Orcival et la Chapelle certes plus petite mais située en hauteur et bénéficiant d’un panorama sur la vallée et d’une situation paisible en témoigne le banc idéalement placé et La Fontaine a la sonorité bucolique. Vu aussi une ruche en activité, un lavoir désaffecté, un ruisseau qui m’a fait à Jean Paul, un outil de travail transformé en table se pique-nique, une chèvre appréciant le confort d’un charriot, un J9 hors d’usage et une mega do**he qu’il ne faut pas toucher.
Je rencontrais aussi une autochtone qui rejoignant sa voiture, engaga la conversation avec un « vous êtes en randonnée ? « Il est des fois des questions… j’appris qu’elle était native de St Chamon, qu’elle avait vécu à Chazelle sur Lyon avant depuis 9 ans de s’installer ici. Elle cherchait des mousserons et m’indiqua en faisant claque l’ongle de son pouce sur ses incisives supérieures qu’elle n’avait pas trouvé « ça ». Je constatais que son seau n’était pas vide, elle m’indiqua qu’elle avait ramassé du foin pour son cochon d’Inde, histoire de ne pas rentrer bredouille. C’est fou ce qu’en quelques mots on peut apprendre sur les gens. Elle finit par me souhaiter « bon courage » une expression autrement traduisible par « je te plaints, tu va en baver ! » puis d’ajouter d’une voie plus basse “C’est que vous êtes pas encore arrivé !”. Je repartais donc avec ce petit bagage supplémentaire mais si l’étape fut longue, elle fut douce, quelques côtes sans escalier, des faux plats, des chemins larges et lisses, une ballade genre les monts du lyonnais, c’est vous dire si elle me convenait.
Devant moi, la facétie des nuages auréolait la plaine d’ombre et de lumière, mettant du relief où il n’y en avait pas. Au loin, fier et imposant, dominait le puy de dôme. J’arrivais au lac de la Cassière où je pris mon déjeuner saucisson, fromage, banane et sieste sur la pelouse au bord du lac avant d’arriver à Rouillat Bas ma destination du jour.
Ce soir c’est gîte avec repas en compagnie de trois randonneurs ( deux femmes et un homme) qui vont faire la même étape que moi demain. Le déluge est annoncé pour dimanche, du coup, je prévois de réduire l’étape de quelques raccourcis, il me faudra aussi un petit sac plastique pour protéger mon indispensable téléphone.

J’ai quitté La Bourboule ce matin vers 9h. J’avais déjà fait 3km quand une question me vint à l’esprit « avais-je fermé ...
19/09/2024

J’ai quitté La Bourboule ce matin vers 9h. J’avais déjà fait 3km quand une question me vint à l’esprit « avais-je fermé la voiture ? » ma première option consistait à répartir en sens inverse, la perspective d’allonger mon étape de 6km ne m’enchantait pas du tout, une deuxième option consistait à appeler l’aubergiste fort aimable par ailleurs, pour lui demander de vérifier, la voiture est dans sa rue pas loin de son auberge mais bon… J’optais finalement pour la troisième qui allait peut-être me donner des cauchemars jusqu’à mon retour mais qui était de loin la plus simple puisqu’elle consistait à ne rien faire, si ce n’est à me faire confiance. Coutumier du fait, j’ai constaté que dans 99% des cas, la voiture est bien fermée. C’est avec ce doute ne pesant pas plus de en 1% et ses conséquences que j’attaquais la première grimpette conforme à mes prévisions, un escalier à la régularité discutable mais un escalier qui m’a permis de grimper 600m en seulement 3km. Oublié les chemins de compostelle et autres GR plus tranquilles, ici c’est la montagne, d’ailleurs la première créature que j’aperçus dès la sortie de la forêt fut une marmotte qui s’éloigna rapidement, avant même que j’eu l’idee de la prendre en photo. Autre symptôme « montagne », les sommets qu’on croit à quelques enjambées et qui ont une fâcheuse tendance à se retirer des qu’on les approche. Ceci ne m’a pas empêché d’atteindre celui du Puy Gros ou je fît une pause eau barres de céréales et d’où je pouvais apercevoir La Bouboule, mon hôtel et la rue où j’avais garé la voiture mais impossible de voir la voiture et ses rétroviseurs… il y a des inquiétudes persistantes. Plus loin dans la descente, je tombais sur le lac de Guery (1er des 7) où je pris mon déjeuner saucisson fromage banane assortie d’une sieste de 20mn au bord de l’eau. Remontée vers le puy de l’aiguiller avant de plonger (façon de parler puisqu’il me restait 4km) vers le lac de servieres (2/7) ma destination du jour.
Ce fut une journée économe en parole qu’on peut résumer à une trentaine de bonjour, lesquels ne recevait pas toujours de réponse, ainsi sommes nous, les marcheurs, parfois noyés dans nos pensées. Elle était donc aussi silencieuse si on omet le bruit du vent et le son des cloches du betail d’altitude, fournisseur en chef de la principale matière première du Saint Nectaire le king local des fromages. J’ai été surpris du nombre important de marcheurs mais il faut dire que le paysage est à la hauteur de l’effort.
Ce soir pension complète, nuit en dortoir, pour le moment je suis seul dans le mien, en cas de ronfleurs, j’ai des boules quies. Demain 25km mais seulement 500m de dénivelé. Je ne parle pas des descentes (aussi des escaliers) pour lesquels je suis heureux d’avoir pris mes bâtons.

Premier contact avec La Bourboule où je ne vais pas contribuer à augmenter la moyenne d’âge 😊J’ai repéré de quoi faire l...
18/09/2024

Premier contact avec La Bourboule où je ne vais pas contribuer à augmenter la moyenne d’âge 😊
J’ai repéré de quoi faire le plein des calories que je vais brûler demain. Mon casse croûte de mi journée sera local : cantal plus saucisson du pays. J’ai repéré la maison Rozier pour les provisions au retour (en voiture, je pourrai faire le plein de fromages). J’ai traversé plusieurs fois la Dordogne sur la petite dizaine de ponts qui relient les deux côtés de cette charmante cité. Inquiet de la mine contrite des personnes à qui je dis que je vais faire le GR30, j’ai voulu en savoir plus, ils sont unanimes, la météo devrait se gâter à partir de demain midi… Ce n’est pas ce que dit météo France mais ici, disent-ils, les prévisions de météo France, c’est du n’importe quoi ! Moi qui prévoyait à peine 40% de pluie dimanche je risque d’étrenner sérieusement mes vêtements de pluie.
Une soirée mange tôt, couche tôt en perspective avant demain, de monter sur le Puy Gros en direction du lac Servieres, mon premier des sept lacs du périple.

Mercredi 18 septembre au matin, je serai à La Bourboule, le point de départ du GR30 que je compte faire en 8 jours. J’av...
17/09/2024

Mercredi 18 septembre au matin, je serai à La Bourboule, le point de départ du GR30 que je compte faire en 8 jours. J’avoue que j’appréhende un peu les 198 km et 5 500 m de dénivelé qu’il annonce, aussi j’ai revu mon sac à dos pour, tout compris, ne pas dépasser 9kg. J’ai préparé minutieusement mon itinéraire avec Visorando et ses cartes IGN tout en ayant aussi prévu des raccourcis. J’ai acheté le topo guide que je me suis empressé de dépecer pour laisser à la maison les grammes inutiles des GR4 et 441 (A ce sujet, la FFR ferait bien de s’inspirer du Miam-miam-dodo, 40% plus léger, bien plus pratique et à jour pour les hébergements). L’historique récent de la météo fait état, pour le mois de septembre, de 4 jours de pluie, j’espère le moins possible en profiter tout en ayant pris poncho, veste et pantalon ad ’hoc et en ayant aussi sérieusement imperméabilisé mes chaussures neuves.
L’itinéraire s’annonce flamboyant de paysages, à une altitude de 700 à 1800m, je devrais découvrir 7 lacs, gravir le Puy de Sancy et croiser d’innombrables autres puys, témoins du passé lointain et tumultueux de la région, boire de la bonne eau et manger du bon fromage. La rareté des transports en commun me contraint à démarrer le périple en voiture depuis Brussieu mais à La Bourboule j’abandonnerai ma bien utile tonne de ferraille pour le mode de déplacement le plus simple qui soit : mettre une jambe devant l’autre et recommencer…
(photo internet Lac de Guéry)

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12 Grand Rue
Brussieu
69690

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