30/05/2017
Un nouvel article de presse sur notre fabuleuse aventure dans le journal Bugey-Côtiére !
"Les mini-entreprises ont fleuri cette année au lycée professionnel Bérard pour proposer un projet pédagogique motivant aux élèves de bac pro gestion administration. L’un d’eux est emprunt de la notion de développement durable en recyclant de vieux habits pour en faire des coussins proposés à la vente. Une partie des bénéfices sera reversée à l’association Docteur Clown.
Couss’Ain. C’est le nom clin d’œil au département et à leur projet que les élèves d’une classe de première bac pro gestion administration ont choisi pour appeler la mini-entreprise qui a été créée au lycée professionnel Bérard, dont le but était de proposer un projet pédagogique concret aux lycéens avec une immersion dans le monde de l’entreprenariat.
L’idée a été proposée par l’association “Entreprendre Pour Apprendre” rencontrée l’année passée par les enseignants du lycée, qui soutien l’émergence de ce genre d’initiative dans les établissements scolaires. Le concept a bien plu aux élèves de la classe qui ont ensuite choisi parmi plusieurs idées de recycler de vieux habits, t-shirts, chemise, jeans, etc, pour en faire des coussins. D’où aussi le nom de leur mini-boîte.
Les élèves se sont ensuite structurés pour mener à bien leur projet, en créant tous les services nécessaires : le service de la direction générale fait les bilans et donne les directives, le service financier enregistre commandes et ventes, les commerciaux s’attachent aux actions de vente sur le marché d’Ambérieu, au lycée ou dans des boutiques, le service marketing s’est occupé du logo, des flyers et de la page Facebook et le service production & technique de la confection des coussins. Comme dans une véritable entreprise, mais une entreprise démocratique : dirigeants et responsables de service ont été désignés par vote.
Ce projet pédagogique a profité d’une petite émulation locale avec l’aide de personnes extérieures à la classe. L’entreprise Roset a ainsi gratuitement fourni la fibre pour rembourrer les coussins, une surveillante du lycée a appris aux élèves comment couper les vêtements et les coudre en forme de coussin et deux grands-mères d’élèves viennent aussi au lycée pour aider les élèves en apportant leur savoir-faire en couture. L’émulation se retrouve aussi dans la salle de classe où est logée cette mini-entreprise, tant les élèves étaient concentrés sur leur tâche lors de notre visite. Ce que confirme Sylvie Faure, professeure de gestion administration qui encadre ce projet avec une autre professeure, Ihlam Ibne Atia. “Les élèves sont très impliqués. C’est très intéressant : avec cette mini-entreprise, ils peuvent développer toutes les phases importantes de leur programme scolaire et mettre en œuvre leurs compétences sur le terrain. Ils font tout pour de vrai. C’est intéressant, positif et excitant”. Pour Manon : “ça nous entraîne. On apprend vraiment”. Et pour Laurie, une autre élève : “On apprend le principe de création d’une entreprise. On est directement dans la situation”.
Les élèves devaient représenter leur mini-entreprise au salon de la mini-entreprise le 17 mai. Ils concourraient également pour le prix du développement durable et celui de “Pitch ta mini”, sorte de concours d’éloquence en présentant l’entreprise au jury. Une autre classe de 1ère bac pro gestion administration du lycée pro était également présente au salon, avec sa mini-entreprise de fabrication de vide-poches.
Depuis l’entrée en production en décembre dernier, 179 coussins ont été vendus. Sylvie Faure pensait pouvoir facilement atteindre les 200 ventes d’ici fin mai. Précisons que même des particuliers qui n’étaient pas parents d’élèves sont entrés en contact avec la mini-entreprise du lycée pour acheter un coussin fait main en matériau recyclé. Il leur en a coûté 5e, qu’ils aient fourni le vêtement de base ou non. La bonne idée pour ne pas avoir se séparer de ce vieux t-shirt élimé qu’on aime tellement.
Ce projet que professeure et élèves trouvent si intéressant a réclamé un investissement des plus modiques de 75e environ pour acheter des ciseaux, faire des cartes de visite et s’inscrire au salon de la mini-entreprise. 20 % des bénéfices des ventes seront reversés à l’association Docteur Clown qui s’occupe des enfants malades dans les hôpitaux, comme l’ont souhaité les élèves. Le reste sera employé par le lycée à offrir l’année prochaine une petite sortie ou une animation aux “employés” de cette mini-entreprise.
Tout travail, sinon un salaire, mérite au moins une récompense."