23/05/2026
Transport, modernisation et coopération sous-régionale.
Cap sur la restructuration de la chaîne logistique et de l'économie : le Conseil National des Chargeurs du Cameroun, le CNCC, fait sa mue. Près d'un an après le décret présidentiel de juillet 2025 qui l’a transformé en Société à Capital Public, les grandes orientations de sa refonte sont désormais fixées.
C’est le Ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, qui a présidé ce vendredi, dans la salle de conférence de son département ministériel, la restitution des travaux du comité mixte chargé de mener cette transition. Un événement stratégique qui a réuni les acteurs logistiques camerounais, tchadiens, centrafricains, avec une présence très remarquée de la délégation du GTTC, le Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun.
Une ambiance studieuse mais résolument optimiste. C’est ce qui se dégageait de cette rencontre de haute portée institutionnelle au ministère. Pendant un mois, sous la houlette du Secrétaire Général du Ministère des Transports avec comme rapporteur le représentant du CNCC, les experts et les syndicats professionnels ont planché sur le nouveau visage de l’organisme.
L’enjeu est de taille : transformer le CNCC en un véritable bras armé économique de l'État.
Finie l’époque du simple encadrement, place à une entité hybride. Le CNCC va désormais développer et exploiter directement des infrastructures logistiques pour fluidifier le commerce, tout en conciliant service public et performance financière.
Mais le chemin est encore semé d’embûches. Michel Kaldjob, le coordonnateur du secrétariat technique, a pointé du doigt les faiblesses actuelles : manque d’investissements, déficit de coordination et surtout, un re**rd dans la digitalisation. Il faut d'urgence moderniser les systèmes, notamment la délivrance des Lettres de Voiture Obligatoire et Internationale.
Face à ces défis, le Ministre des Transports s'est voulu direct et pragmatique.
« Cette réforme traduit la volonté de l’État de se doter d’un organe performant, capable d’accompagner les opérations de facilitation du commerce et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale. La réussite de cette réforme repose sur trois exigences fondamentales : la rigueur dans la gouvernance, la coordination entre les acteurs et l’efficacité dans l’exécution des actions retenues. »
Pas de temps à perdre, donc. Pour éviter les habituels blocages, le Ministre a instruit le Directeur Général du CNCC de travailler main dans la main avec les ministères des Finances, du Commerce et de l’Économie. Dès lundi prochain, un mécanisme de suivi-évaluation sera mis sur pied pour veiller à l'application de ces recommandations.
Pour terminer, le Ministre des Transports a instruit le Directeur général du CNCC à impliquer les acteurs notamment les transporteurs dans leur ensemble dans ce processus.