09/09/2026
🧵« Pourquoi personne ne parle du ? »
Plus de 6 ans après le début de la pandémie, Jeffrey D. Klausner et Lao-Tzu Allan-Blitz s’interrogent dans Medscape sur un paradoxe : le Covid Long semble concerner des millions de personnes, mais paraît pourtant de moins en moins visible.
📉 Les auteurs rappellent qu’en mars 2024, environ 17 millions d’adultes américains 🇺🇸⚠️soit 7 % des adultes⚠️ présentaient un !
Fatigue, troubles cognitifs, difficultés de concentration, malaise post-effort, vertiges, palpitations… les symptômes peuvent toucher de nombreux systèmes et rendre difficiles le travail ou les études.
♿ Le Covid Long représente donc aussi un enjeu majeur de handicap.
Les années vécues avec un handicap attribuable au Covid Long se chiffreraient en millions, à un niveau que les auteurs comparent à celui de maladies comme Alzheimer ou l’asthme.
💰 Et le coût dépasse largement la santé individuelle.
Les auteurs rappellent qu’une estimation économique réalisée en 2022 évaluait à plus de 3 000 milliards de dollars les pertes potentielles liées au CovidLong sur 5 ans : qualité de vie, dépenses médicales et perte de productivité.
❓ Alors, si des millions de personnes sont concernées… où sont-elles ?
C’est précisément la question posée par les auteurs.
Ils avancent plusieurs explications : symptômes ignorés ou mal diagnostiqués, absence de test biologique spécifique, confusion avec d’autres pathologies et difficultés du diagnostic en pratique clinique.
🔎 Un point particulièrement intéressant concerne l’écart entre la recherche et la pratique médicale.
Les chercheurs disposent de critères détaillés et de questionnaires, tandis qu’un médecin doit souvent établir un diagnostic en quelques minutes.
Le résultat ? Certains patients répondant aux critères du Covid Long pourraient ne pas être identifiés comme tels.
📋 Les auteurs citent notamment une étude selon laquelle moins de la moitié des patients hospitalisés répondant aux critères du CovidLong avaient été correctement diagnostiqués par les cliniciens.
Le problème pourrait donc aussi être… ce que les systèmes de santé ne comptabilisent pas.
Le problème pourrait donc aussi être… ce que les systèmes de santé ne comptabilisent pas.
💡 Les auteurs rappellent également une réalité importante : certaines personnes guérissent du .
Ils citent une estimation selon laquelle jusqu’à 25 % des patients guériraient généralement en deux ans.
Cela contribue aussi à rendre difficile l’estimation du nombre de personnes atteintes à un instant donné.
🔬 Malgré plus de 1,6 milliard de dollars investis dans la recherche américaine, les auteurs estiment que le ne reçoit qu’une fraction du financement qui pourrait être justifiée au regard du handicap qu’il entraîne.
Ils appellent notamment à renforcer les moyens consacrés à la recherche et aux soins.
🏥 Leur conclusion est claire : il faut mieux diagnostiquer, surveiller et mesurer le à l’échelle de la population.
Ils proposent notamment la création, au sein des CDC, d’un groupe de travail dédié réunissant experts, chercheurs et représentants des patients et des familles.
🇫🇷 Et en France ?
Madame la Ministre de la Santé Stéphanie RIST , cet article interroge aussi notre propre capacité à voir, compter et prendre en charge les personnes vivant avec un .
Alors que le Conseil d’État a enjoint au Gouvernement de prendre les dispositions réglementaires nécessaires à l’application de la loi Zumkeller du 24 janvier 2022, la mise en œuvre concrète de cette loi reste toujours un enjeu majeur pour les malades.
📣 Ne pas compter les malades ne les fait pas disparaître.
Le continue d’avoir des conséquences médicales, fonctionnelles, sociales et économiques.
La question posée par les auteurs américains mérite aussi d’être posée en France :
Où sont les personnes malades, et qui les compte ?
Ministère de la Santé Gouvernement