20/01/2026
Shams Al Maarif ou Le soleil des connaissances
Disponible en version française format PDF
Prix 2000FCFA
La version la plus ancienne de l'ouvrage à notre connaissance totalise entre 108 et 143 recto-verso alors que les manuscrits plus récents de la seconde version du XVIe siècle comptent entre 348 et 483 feuilles[10]. L’ouvrage a été réédité, bien que certaines parties soient modifiées ou censurées, mais il continue de traiter de nombreux aspects ambigus de la magie. La première partie de ce livre est publiée en 1985 à la Bibliothèque Populaire de Beyrouth, en 577 pages.
Il contient également quatre traités ajoutés à la fin, rédigés par Abd al-Qādir al-Husayni al-Adhami, intitulés respectivement :
La Balance de la Justice dans les Intentions des Règles du Sable,
Les Ouvertures des Désirs sur les Particularités des Planètes,
Les Fleurs des Prairies sur les Signes des Constellations,
Les Subtilités de l’Indication sur les Particularités du Commencement.
Le livre se divise en quarante chapitres, dont[12],[11] :
Chapitre I : Sur les lettres muettes (al-ḥurūf al-muʿjamah) et les secrets et implications qui s’y rattachent.
Chapitre II : Sur la contraction et l’expansion, et l’organisation des pratiques selon les moments et les heures.
Chapitre III : Sur les règles des vingt-huit stations lunaires (manāzil al-qamar) et leur lien avec l’astronomie.
Chapitre IV : Sur les règles des douze signes du zodiaque, leurs indications et leurs correspondances.
Chapitre V : Sur les secrets de la basmala (bismillāh) et ses propriétés et bénédictions cachées.
Chapitre VI : Sur la retraite spirituelle (khalwa) et les adeptes de l’isolement menant aux réalités célestes.
Chapitre VII : Sur les noms par lesquels le prophète Jésus ressuscitait les morts.
Chapitre VIII : Sur les quatre « tawāqīf » et leurs sections et cercles correspondants.
Chapitre IX : Sur les vertus des premières sourates du Coran, des versets et des signes clairs.
Chapitre X : Sur les secrets de la Fātiḥa, ses invocations et ses propriétés bien connues.
Chapitre XI : Sur les inventions spirituelles et les lumières de la miséricorde divine.
Chapitre XII : Sur le Nom Suprême de Dieu (al-ism al-aʿẓam) et ses transformations secrètes.
Chapitre XIII : Sur les lettres omises de la Fātiḥa et leurs carrés magiques et invocations.
Chapitre XIV : Sur les exercices spirituels, les invocations et les prières exaucées et soumises.
Chapitre XV : Sur les conditions requises pour certains (et non pour d’autres) dans les débuts jusqu’aux soleils des fins.
Chapitre XVI : Sur les plus beaux noms de Dieu (al-asmāʾ al-ḥusnā) et leurs carrés bénéfiques et actifs.
Chapitre XVII : Sur les vertus de la formule Kāf Hā Yā ʿAyn Ṣād et ses lettres sacrées divines.
Chapitre XVIII : Sur les vertus du verset du Trône (Āyat al-Kursī) et ses bénédictions cachées.
Chapitre XIX : Sur les propriétés de certains carrés magiques (awfāq) et talismans bénéfiques.
Chapitre XX : Sur la sourate Yā Sīn et les invocations qui en émanent et sont exaucées.
Chapitre XXI : Sur les plus beaux noms de Dieu (al-Asmāʾ al-Ḥusnā), leurs catégories, et les invocations propres à chaque catégorie.
Chapitre XXII : Sur les lettres et leurs propriétés.
Débats théologiques et interdiction dans certains pays musulmans
Du point de vue théologique, le Shams al-Maʿarif est paradoxal puisqu'il prétend prolonger la volonté divine à travers la magie des Noms, ce qui n'est théologiquement ni entièrement orthodoxe, ni clairement hérétique. L'efficacité de la magie qu'il présente ne dépend pas de la piété ou de la sainteté du pratiquement, mais uniquement de sa maîtrise des lettres, des noms et des rituels. En cela, il se distingue des pratiques religieuses fondées sur l'illumination spirituelle[5].
L'auteur indique connaître la frontière entre la magie interdite (sihr) et la magie blanche (simiya) dans laquelle se situerait ses pratiques. Il avertit toutefois que le livres ne peut être remis à des personnes indignes sous peine de perdre ses bienfaits. Il affirme également que l'homme, en tant que khalifa (lieutenant de Dieu), peut gérer les forces cosmiques multiples sans contredire le monothéisme[6].