27/07/2026
Ça a été compliqué ces dernières semaines.
J’ai trop accumulé.
Beaucoup de travail. Un bébé H24 à la maison dont je m’occupe seule en semaine. Deux autres enfants. Le départ au camp Louveteaux avec toute la préparation que ça demande. Les tâches administratives. Ma comptabilité à rendre en juillet. Sans parler de cette charge mentale permanente.
J’avais oublié à quel point elle est immense avec un bébé.
Quel lait donner ? Pourquoi ne dort-il plus entre les tétées ? Comment soulager ses coliques ? Est-ce qu’on change de biberon ? Il faut racheter des lingettes avant de tomber à court... Et j’en passe.
Ma to-do list me semblait interminable. J’avais l’impression de courir du matin au soir sans jamais réussir à rattraper mon re**rd.
J’étais à bout.
Et je dois bien l’avouer : je regrette d’avoir repris le travail si vite.
Quand Léon avait seulement 4 semaines, j’ai choisi de reprendre à mi-temps. Je m’étais jurée de ne pas me mettre la pression. Accepter quelques contrats si j’en avais envie... ou si j’en avais besoin. J’étais convaincue que j’allais « m’ennuyer » pendant ses siestes et que travailler me ferait du bien.
Je me suis trompée.
Travailler avec un nouveau-né n’était pas l’idée du siècle.
J’ai l’impression de n’être à fond dans rien. De ne pas travailler comme je le voudrais... et de passer à côté de ces premiers mois si précieux avec lui.
Je suis frustrée.
Frustrée de ne pas pouvoir développer mon activité comme je l’aimerais. Frustrée de ne pas profiter pleinement de mon bébé.
Dès qu’il s’endort, j’ouvre mon ordinateur. Et quand le travail ralentit, ce sont les lessives, le rangement, les repas ou toutes les petites tâches du quotidien qui prennent le relais.
Au fond, un congé de maternité devrait être une période où l’on peut se consacrer à son bébé, découvrir son rythme, l’accompagner dans ses premières semaines... mais aussi prendre soin de soi.
Faire une sieste. Regarder une série. Faire ses exercices de kiné. Aller marcher. Lire quelques pages d’un livre.
Quand on y ajoute le stress du travail, la nécessité d’être créative malgré la fatigue, jusqu’à parfois faire des insomnies alors que les nuits sont déjà trop courtes... ça devient lourd.
Et puis