26/01/2025
SECLIN
Parce que Mme Pascale Deman épouse Teintenier nous a fait l’honneur et privilège d’accueillir nos ouvrages sur le parcours historique de Lille-Lesquin, dans son commerce,
et que nous estimons à leur juste valeur le travail et les efforts méritants des artisans qui animent, construisent et contribuent à insuffler vie en notre Pays du Mélantois ;
Nous conseillons à nos lecteurs et toute personne qui voient en les livres, romans et tout autre ouvrage culturel une façon de rêver, de s’évader et de découvrir le Monde,
à pousser la porte du point de vente "La Palette du Libraire" située en face de l’antique collégiale Saint Piat de Seclin, où vous y serez très bien reçus, tant pour accater vot’ jeu à gratter que vos fournitures scolaires.
En choisisant « La Palette du Libraire » pour vos achats où peut-être vous payerez quelques centimes de plus qu’en supermarché, vous contribuerez à perpétuer un commerce devenu véritable « institution locale », toute en apportant un peu de sourire à sa gérante et à son équipe, et une certaine garantie de maintenir leurs emplois.
Merci à cette formidable équipe ❤️
« La gentille libraire se rebelle pour sauver sa librairie »
Ça aurait pu faire un joli titre pour un roman feel good. Pourtant, ce n’est pas le cas. J’ai le coeur lourd depuis quelques mois et j’en ai marre de le garder pour moi.
J’ai donc décidé de vider mon panier 🧺 car, un sac à main 👜 n’est pas assez grand pour contenir toutes mes angoisses, mes doléances et les incohérences de ce foutu système.
Je vais donc vous raconter l’histoire de ma petite librairie de quartier pour laquelle je livre un dernier combat aujourd’hui afin d’éviter d’entendre cette maudite phrase :
« C’est dommage, il était pourtant sympa ce commerce ».
Je vous préviens ça commence comme un conte de fée et pour l’instant, on déchante à la fin.
Peut-être qu’avec votre soutien, on changera la donne?
Voilà bientôt 14 ans que j’ai repris la librairie de mon enfance. « La maison de la presse » a été rebaptisée « la Palette du libraire » car, je voulais faire la place belle aux livres 📚
Au début, j’ai connu des hauts et des bas, mais, je me suis toujours relevée. Je savais dès le départ que ce travail était un métier passion, et que je ne ferai jamais fortune car, dans ce domaine d’activité, les marges sont faibles.
Néanmoins, j’avais l’espoir de pouvoir en vivre.
Je fais l’impasse sur les premières années pour me concentrer sur les quatre dernières.
D’abord, vous parlez de la période Covid.
Nous ouvrions chaque matin avec comme simple protection les premières semaines du gel hydroalcoolique. Nous ne savions pas à l’époque que nous aurions pu y laisser notre santé.
Fort heureusement, moi et mes salariées n’avons pas été touchées par ce mauvais virus qui a endeuillé malheureusement tant de familles.
La période après Covid n’a pas été faste. Les gens ont repris leurs habitudes puis, l’inflation fin 2022 et début 2023 invitait les gens à la prudence et la culture n’était pas la priorité. Moi la première, c’était l’assiette avant les loisirs et chaque euros avait son importance.
C’était compliqué. J’avais terminé de payer mon prêt bancaire et j’ai dû en contracter un nouveau. L’activité est repartie.
Nous avons été fragilisé mais, nous nous sommes relevés petit à petit.
En juin dernier, nouvel assommoir, la mairie a annoncé le démarrage des travaux de rénovation de la salle des fêtes dans notre rue et avec eux, la limitation des zones de stationnement ( 20 places supprimées pendant une durée minimum de 15 mois).
J’ai alors demandé à être reçu par le maire à deux reprises, d’abord en juin et ensuite fin juillet.
Je lui ai fait part de mes inquiétudes. Je lui ai dit que forcément ces travaux auraient un impact sur la fréquentation de mon magasin et sur le chiffre d’affaires sachant que ma clientèle n’était pas exclusivement Seclinoise et que de nombreux clients venaient en voiture 🚘
Lui et sa secrétaire de cabinet s’étaient engagés pour proposer des places de stationnement dans une résidence proche du centre-ville pour 30€/ mois aux banques, assurances et autres commerçants pour éviter les voitures tampons sur le parking et dans la rue. Bien évidemment, cette proposition, aurait pu rencontrer un certain succès si la mairie avait financé les places le temps des travaux. Mais, là, rien…
Lors de cette réunion, j’avais également demandé à ce que le marché de Noël soit exceptionnellement décentralisé pour au moins sauver la période de Noël. J’ai suggéré le complexe Paul Durot mais, la réponse était sans appel…Non
Ils m’ont dit qu’ils feraient des efforts sur les délais de montage et démontage. La belle affaire 🙄
Au final, ils n’ont pas utilisé le parking en face du magasin, je suppose inexploitable vu son état après sa réfection de septembre.
Mais, ils ont barré la rue principale le vendredi après-midi et le samedi rendant l’accès magasin plus que réduit. Cela, 15 jours avant Noël… chapeau !!!
Une réunion qui n’a servi à rien.
J’en reviens à la rentrée de septembre… un fiasco car, des travaux de pavage du parking sont venus s’ajouter au manque déjà cruel de places de stationnement.
Octobre et novembre… pas mieux car, la rue juste à côté a vu ses places de stationnement condamnées car, ils refaisaient les trottoirs. De ce fait, début novembre, j’ai demandé en urgence des places à durée limitée devant la librairie…. J’attends toujours
Dernièrement, j’ai dû me séparer à contrecœur d’une salariée. Avant d’apporter une réduction de charges c’est un coût de plus de 8000€ avec les charges patronales pour la boutique .
À cela s’ajoute des frais bancaires qui ne cessent d’augmenter. J’en suis malade mais, impuissante.
Je dois reporter de nombreux règlements fournisseurs.
Ça fait deux mois que je ne me verse pas de salaire.
Ma trésorerie est épuisée comme moi d’ailleurs.
L’impact pourtant était prévisible.
La mairie aurait dû prévoir une enveloppe de secours pour ses commerces.
Pour information, si la MEL avait été à l’origine des travaux, j’aurais pu prétendre à une aide financière de 20000€. Là, c’est la ville donc, RIEN
J’ai adressé une lettre mardi dernier à Mr Cadart qui est restée sans réponse. Dans cette lettre, je demandais une aide financière sous forme de prêt. J’ai su récemment, le coût exorbitant de la rénovation de la salle et j’ai un gros doute sur l’issue positive de ma demande.
J’ai donc décidé de mettre en ligne sous 48h une pétition ( une version papier sera disponible en magasin) et une cagnotte privée même si j’estime que les gens ne sont en rien responsables de cette situation et que c’est injuste d’en venir à faire appel à la générosité populaire surtout en ce moment.
J’ai convoqué la presse régionale qui je l’espère m’apportera son soutien.
J’aime mon métier, j’aime mes clients mais , je suis fatigué de me battre contre les injustices du système.
Ce message est peut être une bouteille à la mer.
Les prochains jours seront décisifs
Pour sauver La Palette du libraire.
Sauver ce lieu de VIE
Alors, comme disaient Michel Colucci et Michel Blanc : « on compte sur vous » et peut être que « sur un malentendu, ça peut marcher » ( on essaie de garder le sourire 🙂)
N’hésitez pas à partager 😉
Merci ❤️
Pascale