10/01/2026
L’accès au logement social reste conditionné à des plafonds de ressources fixés par l’État.
Ces seuils, révisés chaque année, varient en fonction de la composition du ménage et du lieu d’habitation. Concrètement, seules les familles dont les revenus restent sous ces montants peuvent prétendre à un logement social. Cela exclut de fait de nombreux ménages populaires dont la situation se dégrade pourtant.
Pour une demande déposée en 2026, l’administration retient le revenu fiscal de référence de 2024. Autrement dit, même si la situation économique s’est aggravée entre-temps, l’accès au logement social continue de dépendre de revenus passés.
Seule exception : en cas de baisse d’au moins 10 % des revenus par rapport à ceux de 2024, les ressources peuvent être recalculées sur la base des revenus de 2025 ou des douze derniers mois. Une mesure indispensable pour ne pas pénaliser davantage les salarié·es et les familles déjà frappé·es par la perte d’emploi, les temps partiels imposés, les arrêts maladie ou la précarisation.
Sont prises en compte dans la composition du ménage :
le demandeur, le codemandeur (époux, partenaire de Pacs…), les personnes ou enfants figurant sur l’avis d’imposition, ainsi que les enfants disposant d’un droit de visite ou d’hébergement.
Les plafonds officiels sont disponibles dans le tableau publié par les pouvoirs publics.
Ils démontrent une chose : face à une crise du logement aggravée, l’État doit élargir les conditions d’accès, augmenter la construction de logements sociaux et cesser de laisser des milliers de foyers sur le carreau.