04/11/2025
Me voilà de retour d’une pause bien méritée pour reprendre la communication autour de mon voyage « Territoires de vie, les cimes comme refuge » … 🏔️ 🐦
🤔 Alors qu’entend-on par « Territoire de vie » ?
Pour moi cette notion cache une puissance révolutionnaire immense qui s’articule autour de la question du commun 🤝.
On parle de Territoire de vie quand un espace est habité par un peuple autochtone ou une communauté locale qui assure une gouvernance autonome de ses terres, et par conséquent conserve les écosystèmes présents. 🦉 🌿
On leur a donné le nom d’APACs (Aires du Patrimoine Autochtone et Communautaire) parce qu’il fallait les nommer dans les discussions internationales, mais en réalité « avoir un territoire, exercer notre propre gouvernance et prendre des mesures pour conserver ce territoire est quelque chose que nous avons toujours fait, ce n’est rien de plus que ce que nous sommes » explique Maria Vilma Echavarria, représente de la réserve autochtone de Canamomo en Colombie et membre de l'ICCA Consortium. 💁♀️ Citation tirée du film de présentation du Consortium : https://www.youtube.com/watch?v=ecdjvKJ07J8
Les Peuples Autochtones et les communautés locales jouent un rôle considérable dans la gouvernance, la conservation et l’utilisation durable des terres et de la biodiversité de la planète. Pour prendre conscience de leur ampleur, voici quelques chiffres :
👉 21 % des terres de la planète sont de potentielles APACs
👉 22 % des KBA (Key Biodiversity Area) sont inclus dans de potentielles APACs
👉 Au moins 26 % des aires protégées de la planète chevauchent des APACs
👉 Les APACs situées en dehors de toute aire protégée couvrent une superficie supérieure aux aires protégées dans leur globalité (17% contre 14%).
L’analyse spatiale complète comprenant de nombreux autres chiffres est disponible ici : https://report.territoriesoflife.org/fr/analyse-globale/
Le message que j’aimerai faire passer n’est surtout pas de dire qu’il faut remplacer les aires protégées uniquement par des systèmes de conservation communautaire, mais au contraire de réfléchir à :
👉 Comment reconnaître à sa juste valeur le rôle de conservation des Territoires de vie ?
👉 Comment travailler ensemble dans un contexte de chevauchement avec des outils de conservation publics ou privées (parc nationaux, réserves, trames écologiques) ?
👉 Comment faire confiance à ces populations quand il n’y a pas de chevauchement ?
⚠️ C’est un paradigme facile à entendre quand il concerne des territoires lointains comme ceux que je vais visiter à travers l’Himalaya, mais quand il concerne des populations qui prennent soin collectivement de forêts anciennes et de tourbières dans les sections de communes du Massif central ou d’alpages vivants dans les consortages de la vallée de Chamonix, le message a plus de mal à passer.
Ce sera le sujet d’un prochain article que je co-écrit avec Mountain Wilderness France ! 🏔️
A bientôt !
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