Solar travel Pamir

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Solar travel Pamir Une machine solaire. Un rêve. Le Pamir. Et une place encore libre...
OTONOMI est le nom de cette aventure !

OTONOMI poursuit ses premiers grands essais en conditions réelles.Le tandem solaire a déjà parcouru les routes spectacul...
20/05/2026

OTONOMI poursuit ses premiers grands essais en conditions réelles.
Le tandem solaire a déjà parcouru les routes spectaculaires du massif du Puy Mary entre Salers et le col du Pas de Peyrol, avant d’aller explorer les gorges de la Dordogne autour du mythique barrage de l’Aigle.

Sous ses panneaux solaires, l’engin continue d’affiner son autonomie et son comportement avant les grands voyages à venir.

Et comme un passage obligé dans cette aventure un peu hors norme, OTONOMI est également allé rendre visite à l’un des pionniers français du vélo solaire : Bernard Cauquil, véritable gourou du genre depuis des décennies.

Les essais continuent… et le voyage approche.

OTONOMI — Chapitre 6 : Le voyage Une odyssée solaire vers le toit du mondeIl n'y a pas d'itinéraire figé. Pas de plannin...
25/03/2026

OTONOMI — Chapitre 6 : Le voyage Une odyssée solaire vers le toit du monde
Il n'y a pas d'itinéraire figé. Pas de planning minute par minute. Pas d'hôtels réservés six mois à l'avance. OTONOMI n'est pas un voyage organisé — c'est une odyssée vivante, qui se dessine au fur et à mesure des kilomètres, de la météo, des rencontres, des désirs, et de la situation politique du monde.
Un seul objectif, réel, absolu, magnétique : le Pamir.
Le départ — du volcan vers les montagnes
L'aventure commence en Corrèze. Mais pas n'importe comment — OTONOMI prendra peut-être son élan depuis le sommet du Puy Mary, dans le Massif Central. Un volcan endormi comme point de départ vers les montagnes les plus jeunes et les plus sauvages de la planète. Du feu ancien vers les cimes vivantes. Il fallait un symbole à la hauteur du voyage — en voilà un.
L'Europe — vers l'Est par les pays nature
La route file vers l'Est, par les Alpes italiennes d'abord — les premiers grands cols, le premier test grandeur nature pour OTONOMI et ses deux moteurs. Puis la Slovénie — un pays entier qui semble avoir été dessiné pour les voyageurs qui aiment la nature, les forêts profondes, les rivières turquoise et les routes qui serpentent entre les sommets. Un pays à l'échelle d'OTONOMI.
Ensuite la Croatie, peut-être la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie — les Balkans, leurs paysages changeants, leurs cultures superposées, leurs routes qui surprennent. Et enfin la Turquie — le premier grand basculement, le moment où l'Europe devient autre chose.
L'Arménie — un détour pour le Duduk
On ne passe pas à côté de l'Arménie sans s'y arrêter. Pas pour cocher un pays sur une carte — mais pour écouter le Duduk dans son pays natal. Cet instrument de bois millénaire, dont la voix mélancolique et profonde semble surgir directement de la terre arménienne. Certains détours ne se justifient pas par la géographie. Ils se justifient par l'âme.
Bakou — et la traversée de la Caspienne
De l'Arménie, OTONOMI rejoint Bakou, la capitale azerbaïdjanaise — ville étrange et fascinante, pétrolière et moderne, posée au bord de la mer Caspienne. Et là, OTONOMI embarque. Un bateau traverse la Caspienne vers l'Asie centrale — le moment où le voyage change définitivement de dimension.
L'Asie centrale — le cœur du monde
Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan — la Route de la Soie, les villes de Samarcande et Boukhara, les steppes infinies, les cols qui coupent le souffle, les nuits sous un ciel sans pollution lumineuse.
Et quelque part là-dedans — le Pamir. Le toit du monde. L'objectif absolu. Des cols à 4 000 mètres, des pistes qui n'existent sur aucune carte routière classique, un silence que peu d'êtres humains ont entendu. OTONOMI y sera. Solaire, silencieuse, autonome.
Et après ?
Peut-être la Mongolie — parce que quand on est arrivé jusqu'au Pamir, les steppes mongoles ne semblent plus si loin. Peut-être le retour vers l'Europe — via un bout de Russie, la Géorgie, la Grèce et un ferry vers l'Italie. La boucle presque bouclée.
Mais soyons honnêtes — personne ne sait vraiment ce qui se passera après le Pamir. Et c'est exactement ce qui est beau.
Ce voyage a une boussole, pas un GPS.

OTONOMI — Chapitre 4 : La mécanique Tenir la route jusqu'au Pamir96 kilogrammes. C'est le poids d'OTONOMI — vélo complet...
22/03/2026

OTONOMI — Chapitre 4 : La mécanique Tenir la route jusqu'au Pamir
96 kilogrammes. C'est le poids d'OTONOMI — vélo complet, panneaux solaires, deux moteurs, batteries, régulateurs, tout compris. 96 kg pour une machine qui embarque plus de technologie qu'une voiture de course des années 90. C'est peut-être le chiffre le plus fou de tout le projet.
La suspension avant — l'héritage de la 2CV
Deux bras de suspension orientés vers l'avant, maintenus chacun par un double amortisseur ressort-hydraulique de fabrication chinoise haute performance. Le principe ? Celui des légendaires bras tirés de la Citroën 2CV — une géométrie éprouvée, simple dans sa logique, redoutablement efficace dans son résultat. Les bras eux-mêmes sont stratifiés en fibre de carbone sur des plugs réalisés en impression 3D — légers, rigides, sur mesure.
Le débattement maximum atteint 20 centimètres. En pratique, les premiers essais ont montré qu'on n'en utilise pas la totalité — et c'est heureux. Trop de suspension efficace génère un balancement en virage qui rend la direction instable et la conduite inconfortable. Les amortisseurs ont donc été retendus pour trouver le bon compromis entre absorption des chocs et tenue de cap. L'équilibre parfait se trouve toujours dans les détails.
Les deux bras sont reliés par un système antiroulis original — deux rods en fibre de verre connectés sur un axe central traversant la structure. Quand un bras monte, l'autre est sollicité en torsion. Le roulis est contenu. La machine reste à plat.
Les roues avant sont des Remerx 26 pouces de fabrication tchèque, chaussées de pneus Schwalbe cargo — des pneus taillés pour l'endurance et les charges importantes. Le freinage est assuré par des étriers Shimano hydrauliques double piston sur disques flottants de 210 mm — les disques les plus grands du segment vélo. Les supports d'étriers ? Coulés en aluminium dans des moules sable imprimés en 3D, repris au Dremel. Uniques, comme tout sur OTONOMI.
La direction — précision Ackermann
La direction intègre la géométrie d'Ackermann — chaque roue avant suit son propre arc de cercle en virage, sans conflit, sans usure parasite. Elle est transmise aux roues par des biellettes en fibre de carbone se terminant par des rotules — légères, rigides, sans jeu.
Le résultat est une direction très directe. Peut-être même trop directe pour les longues distances — une légère imprécision de la main se traduit immédiatement en correction de trajectoire. Sur les pistes du Pamir, ce caractère devra être apprivoisé. Des milliers de kilomètres diront si c'est une qualité ou un défi.
Rayon de braquage minimum calculé : 7 mètres — cohérent pour un véhicule de 4 mètres de long et 1 mètre de large. Dans les ruelles des villages tadjiks, il faudra anticiper.
La suspension arrière — le bras oscillant
L'arrière repose sur un berceau oscillant articulé autour d'un axe transverse — le même principe que sur n'importe quelle moto ou scooter moderne. Deux amortisseurs de la même famille que ceux de l'avant, mais plus puissants, travaillent en compression sur ce bras. C'est sur ce berceau qu'est également monté le moteur secondaire — logique mécanique imparable : le moteur suit les mouvements de la roue, la courroie reste toujours à la bonne tension.
La remorque — autonome et freinée
La remorque possède sa propre suspension, dans l'esprit des anciennes remorques Erka — un système simple, robuste, éprouvé sur les routes dégradées. L'attelage au vélo combine rotule et pivot vertical — la remorque suit en lacet et en tangage, sans jamais imposer ses mouvements à l'avant.
Elle est freinée de manière indépendante par un double frein dont la commande revient au guidon du vélo — câble et poignée dédiée. Sur les descentes du Pamir à 4 000 mètres, avec le poids du chargement, ce n'est pas un luxe. C'est une nécessité.
Une machine vivante
OTONOMI n'est pas figée. Elle parle, elle réagit, elle enseigne. Chaque essai révèle quelque chose — une suspension trop molle, une direction trop vive, une courroie à retendre. Et à chaque fois, la réponse est là : on comprend, on ajuste, on améliore.
C'est ça, construire une machine unique. Pas un produit fini sorti d'une chaîne. Un organisme vivant qui s'affine jusqu'au départ.
Et le départ, c'est fin mai.
[Prochain épisode — La remorque-caravane : deux couchettes, une cuisine, l'autonomie totale]

OTONOMI — Chapitre 3 : L'énergie solaire Quand le soleil devient moteurTrois panneaux. Trois mètres carrés de cellules S...
15/03/2026

OTONOMI — Chapitre 3 : L'énergie solaire Quand le soleil devient moteur
Trois panneaux. Trois mètres carrés de cellules SunPower. Et une promesse : ne jamais s'arrêter faute d'énergie.
Les panneaux — le choix de l'excellence
OTONOMI n'accepte pas le compromis. Les panneaux solaires sont des pièces uniques, fabriquées à l'unité par Shenzhen Xiangxinrui Solar Energy, intégrant des cellules SunPower — les meilleures cellules photovoltaïques du marché avec un rendement de 24,5%. Flexibles, encapsulées en ETFE, ils épousent parfaitement les surfaces du râteau carbone. Chaque panneau mesure 1000 x 2000 mm pour 455W crête. Cinq kilos et demi. Presque rien.
Deux panneaux couvrent le vélo, couplés en un seul champ solaire. Le troisième, posé sur la remorque, est totalement indépendant — il gère seul la recharge de la batterie service de la caravane. Trois panneaux, deux circuits, une logique d'autonomie totale.
Puissance crête totale : 1 365 Watts. Sous un bon soleil du Pamir, c'est une réalité, pas une théorie.
La chaîne énergétique — du photon à la roue
Derrière chaque panneau, un régulateur MPPT extrait en permanence le maximum de puissance disponible quelle que soit l'intensité lumineuse. Le courant part ensuite simultanément vers les batteries et vers les contrôleurs Kelly qui alimentent les moteurs. L'énergie solaire ne passe pas par les batteries — elle va directement aux roues si la lumière suffit. Les batteries ne font qu'équilibrer, stocker, et restituer.
Les batteries — un travail d'orfèvre
Là où d'autres achètent un pack tout fait, OTONOMI les fabrique. Cellule par cellule.
Les cellules Samsung INR18650-30Q — 3 000 mAh, 15 ampères de décharge continue — ont été sélectionnées une à une, caractérisées individuellement : mesure de résistance interne, tri, classement. Puis assemblées en deux batteries identiques, jumelles, en configuration 13S9P — 13 cellules en série pour atteindre 48V nominal, 9 en parallèle pour la capacité. L'appairage des deux packs a exigé une organisation méticuleuse des lignes séries et parallèles pour garantir des comportements de charge et décharge absolument identiques. Ce que font les ingénieurs de Tesla avec des machines, OTONOMI le fait à la main.
Résultat : deux batteries couplées de 1 260 Wh chacune — soit 2 520 Wh pour le vélo. Auxquels s'ajoutent les 1 260 Wh de la batterie remorque. Plus de 3,7 kWh embarqués sur l'ensemble du système.
La sécurité est assurée par un BMS KFX pour le vélo, un BMS Daly pour la remorque — gestion fine des équilibrages, des surtensions, des surintensités.
Les moteurs — la force tranquille
Deux moteurs Mxus XF40 45H v2 3K-Turbo — 3 000W chacun — pilotés par des contrôleurs Kelly. Le moteur primaire est dans la roue arrière, direct, immédiat. Le moteur secondaire est relié à la roue par courroie, avec une réduction 70/26 — un rapport calculé pour démultiplier le couple disponible dans les montées. Parce qu'OTONOMI ne va pas seulement traverser des plaines. Le Pamir, c'est des cols à 4 000 mètres. Des pourcentages qui cassent les jambes et surchauffent les moteurs. Le moteur secondaire entre en action exactement là où le primaire commencerait à souffrir. Ensemble, ils passent.
Le premier essai — et déjà des leçons
Le premier essai d'OTONOMI s'est terminé prématurément — une flasque moteur a cédé, vestige d'un montage antérieur réalisé sur la première génération de moteurs en flasques acier. La machine a parlé. On l'a écoutée. Les systèmes de liaison poulie-moteur sont entièrement repensés. Un galet tendeur de courroie est ajouté — pour permettre une courroie plus longue, une tension parfaitement réglable, une transmission fiable dans toutes les conditions.
OTONOMI apprend. À chaque essai, elle devient plus forte.
L'équation finale
Soleil + pédalage + 2 520 Wh de batteries + 1 365W crête de panneaux. Deux moteurs de 3 000W chacun. Des contrôleurs Kelly. Des BMS sur mesure. Une machine pensée pour rouler des semaines sans jamais chercher une prise électrique.
Direction le Pamir. Fin mai.

OTONOMI — Chapitre 2 : L'art des matériauxConstruire OTONOMI c'est avant tout résoudre une équation permanente — légèret...
14/03/2026

OTONOMI — Chapitre 2 : L'art des matériaux
Construire OTONOMI c'est avant tout résoudre une équation permanente — légèreté contre résistance, performance contre budget, innovation contre fiabilité.
Le carbone époxy — le matériau roi
OTONOMI est avant tout un véhicule en carbone. Presque tout — les tubes de structure, les bras de suspension, les sièges, le râteau support des panneaux solaires, les biellettes de direction — est en fibre de carbone époxy.
Pourquoi ? Parce que le carbone offre le meilleur rapport rigidité/poids qui existe. Et parce que je sais le travailler.
Les tubes cylindriques sont achetés au diamètre puis renforcés si nécessaire, assemblés par lashings carbone ou par des pièces d'assemblage imprimées en 3D et renforcées. Les bras de suspension avant sont stratifiés sur des plugs custom réalisés en impression 3D. Le bras de suspension arrière est lui moulé sur un moule en impression 3D après définition précise de la forme en CAO.
Les sièges ? Des versions custom moulées en s'inspirant de sièges du commerce, modifiés dans leur forme et leurs systèmes d'accrochage. Confort et légèreté garantis.
Le râteau qui supporte les panneaux solaires ? Tubes carbone, impression 3D et lashing carbone — rigide, léger, démontable.
L'impression 3D — le liant universel
L'impression 3D est omniprésente dans OTONOMI — moules de stratification, plugs de suspension, supports structurels, pièces de liaison, et assemblages divers. Les paliers et rondelles sont eux imprimés en Iglidur — un matériau technique haute performance spécifiquement conçu pour les zones de frottement. Iglidur 150 pour les pièces à rotation lente, Iglidur 190 pour celles soumises à des vitesses plus élevées et donc à des températures potentiellement plus importantes.
Pour réaliser tout cela, un parc machine impressionnant : deux Prusa MK3 et MK4S pour les pièces courantes, une Prusa SL1 pour les pièces en résine nécessitant une précision extrême, et une Modix grand format — volume de travail 600 x 600 x 1200 mm — pour les pièces de grande dimension. Cette machine permet de réaliser en une seule fois des éléments qu'aucune imprimante standard ne pourrait produire.
L'acier et le titane — là où ça tourne et ça frotte
L'acier est réservé aux zones de frottement intense — axes de roues, pivots de direction. Et pour les articulations majeures des bras de suspension avant et arrière, j'ai choisi le titane TA6V — le même alliage utilisé dans l'aéronautique et le médical. Résistance maximale, poids minimal, anticorrosion total.
L'aluminium — l'exception
L'aluminium est volontairement très peu utilisé. Pourquoi ? Parce qu'au contact du carbone il crée des problèmes électrolytiques — une corrosion galvanique qui détruit progressivement les pièces. Les rares pièces en aluminium — comme les supports de freins — ont été coulées dans des moules en sable réalisés en impression 3D, puis repris au ponçage Dremel. Les deux supports sont d'ailleurs différents — chaque détail d'OTONOMI est une solution sur mesure.
3 000 heures
Conception et calculs de structure en résistance des matériaux, modélisation CAO de toutes les pièces et surfaces, impression 3D, réalisation des pièces en carbone époxy, assemblage, enduits et peinture. Trois mille heures — réalisées par une seule paire de mains. Les miennes.
[Prochain épisode — L'énergie solaire : comment le soleil fait tourner OTONOMI ?]

OTONOMI — Chapitre 1 : La naissance d'une idéeTout a commencé par une évidence mathématique.Un vélo avance avec peu d'én...
14/03/2026

OTONOMI — Chapitre 1 : La naissance d'une idée
Tout a commencé par une évidence mathématique.
Un vélo avance avec peu d'énergie. Un panneau solaire en produit. Alors pourquoi pas ?
En cherchant sur Internet je suis tombé sur le Suntrip — une course internationale de vélos solaires — et j'ai réalisé que d'autres avaient eu la même intuition avant moi, souvent en bricolages individuels astucieux. J'ai contacté Bernard Cauquil, vainqueur du Suntrip 2015, qui m'a dressé un panorama lucide de ce qui existait et de ce qui manquait encore.
C'est là qu'OTONOMI a vraiment commencé à exister — pas comme une copie, mais comme une optimisation. Avec mes connaissances en calculs composites carbone, impression 3D, réalisation de moules, fonderie aluminium et soudure MIG TIG, j'avais les outils pour faire mieux.
Pourquoi ce projet ?
Ma retraite est modeste. Les prix de l'énergie ne peuvent qu'augmenter. Il me fallait un moyen de voyager affranchi de toute énergie fossile — économiquement et philosophiquement. OTONOMI est né de cette conviction simple : la lumière du soleil est universelle, gratuite, et suffisante.
Pourquoi un tandem ?
Proportionnellement plus de surface de panneaux solaires. Et la possibilité de voyager à deux — ou seul, sans difficulté.
Pourquoi une remorque caravane ?
Parce que trouver un terrain plat pour monter une tente chaque soir, c'est une contrainte de trop. La remorque caravane pliante — elle aussi solaire — s'installe en quelques minutes, offre deux couchettes confortables, et s'affranchit des contingences du sol. Une vraie maison nomade et autonome.
Des partenaires sont rapidement venus rejoindre l'aventure — Sicomin pour les matières premières composites, les établissements Gourinel pour les structures métalliques et découpes jet d'eau, et Grintech Europe. Une équipe soudée autour d'un projet qui n'existait pas encore.
Et la destination ?
Au départ je rêvais de relier l'Alaska à Ushuaia. Mais le budget de transport du matériel vers les Amériques n'a pas suivi. Alors le regard s'est tourné vers l'Est — vers le Pamir, ces hauts plateaux d'Asie centrale dont je rêve depuis longtemps. Une région où le tourisme de masse n'a pas encore pollué les habitants ni leur civilisation ancestrale. Où chaque pays traversé — Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghistan, Kazakhstan — est un monde à part entière, très éloigné de tout ce que j'ai connu jusqu'ici.
OTONOMI n'est pas un vélo. C'est une philosophie de voyage.

14/03/2026

Il est toujours temps de vivre intensément.
Vous vivez seule, libre et indépendante. Vous aimez les grands voyages extraordinaires, les rencontres vraies, celles qui ont du sens, les échanges qui nourrissent l'âme. Vous avez parfois cette intuition secrète qu'une aventure hors du commun vous attend quelque part — vous aviez juste besoin qu'on vous la propose.
Cette aventure s'appelle OTONOMI.
OTONOMI, c'est le nom d'un tandem pas comme les autres. Un véhicule solaire avant d'être un vélo — la lumière du soleil fait le travail, vous profitez du voyage. Une séance de longe côte représente davantage d'effort physique qu'une journée entière sur OTONOMI. Et si le cœur vous en dit, vous pouvez même ne pas pédaler du tout.
Peu importe votre silhouette, votre allure, les complexes que vous croyez rédhibitoires — OTONOMI n'a que faire de tout cela. Mince ou ronde, grande ou petite, l'essentiel est ailleurs : dans cette flamme encore vivante en vous, cette envie de mordre dans la vie à pleines dents.
Nicolas Bouvier écrivait : "Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même." Ella Maillart, elle, traversait l'Asie centrale seule dans les années 30, à cheval, sans GPS ni téléphone satellite. C'est dans cet esprit qu'OTONOMI est né — authentique, vivant, hors de tous les sentiers battus. C'est dans cet esprit que Guy vous invite à embarquer.
OTONOMI ne voyage pas seul — il emporte avec lui sa remorque caravane pliante, elle aussi solaire, véritable maison nomade et autonome, cocon intime au cœur des grands espaces. Un chez-soi sur roues et sous les étoiles, quelque part entre le bivouac sauvage et le confort rassurant d'un petit hôtel local.
Départ fin Mai. L'itinéraire commence par la partie européenne — une mise en jambe douce et progressive, le temps que l'équipe trouve son rythme et sa complicité — jusqu'à Bakou, aux portes de l'Orient. Là, OTONOMI embarque sur le ferry qui traverse la mer Caspienne, ce passage mythique entre deux mondes.
Puis vient l'Asie centrale dans toute sa splendeur — le Turkménistan et ses déserts de sable, l'Ouzbékistan et ses cités légendaires de la Route de la Soie, le Tadjikistan et les hauts plateaux vertigineux du Pamir, le Kirghistan et ses steppes infinies. Le retour s'amorce par le Kazakhstan, immensité à couper le souffle.
Là où les tours operators n'osent tout simplement pas aller — faute d'hôtels industriels et d'escales aux standards du tourisme de masse — Guy ne prétend pas connaître ces routes. Il les offre à celle qui saura garder les yeux grands ouverts. Ces régions sont vierges précisément parce qu'elles ont échappé à la mondialisation du voyage organisé — et c'est exactement pour cela qu'elles sont incroyables.
Car c'est bien d'une équipe qu'il s'agit. Deux partenaires véritables, attentifs l'un à l'autre, soucieux l'un de l'autre. Pas un guide et son client — deux êtres qui choisissent librement de faire route ensemble et qui construisent l'itinéraire à deux, selon les envies, les rencontres, les coups de cœur.
Car une telle aventure ne se partage pas avec n'importe qui — ni dans un sens ni dans l'autre. La route est longue, les journées sont intenses, les moments de doute existent comme les moments de grâce. Il faut que les deux êtres soient compatibles, complémentaires, accordés l'un à l'autre. Un essai grandeur nature, prévu entre fin Mars et Mai, dira ce que les mots ne peuvent pas toujours dire — pour que la rencontre se fasse vraiment, que le tandem trouve sa voix, que l'envie se confirme des deux côtés, naturellement, sans forcer.
Le voyage durera minimum trois à quatre mois — davantage si l'aventure vous tient. Les frais de route sont partagés simplement. Un vlog partagé avec vos proches racontera l'aventure de l'intérieur, au jour le jour — vous en serez la co-auteure si le cœur vous en dit.
Guy n'en est pas à son premier défi. Traversée de l'Atlantique en ULM, traversée à la nage, palmarès en voile de haut niveau sur les grandes transatlantiques — il a passé sa vie à repousser les horizons et les limites. OTONOMI n'est pas une lubie de retraité — c'est le dernier chapitre d'une vie d'aventurier, sans doute le plus beau.
Guy a dépassé les 70 ans. Il ne s'en cache pas — il s'en réjouit. Parce qu'il sait, comme Sénèque le savait déjà, que ce n'est pas le temps qui manque — c'est l'audace de l'utiliser vraiment. Il a bâti OTONOMI de ses mains, pour cette conviction simple et lumineuse : il faut toujours vivre comme si c'était le plus beau jour de notre vie.
Si cette flamme est en vous, si l'envie vous effleure d'en savoir un peu plus, contactez Guy ! Il ne cherche pas une passagère, mais une compagne de route – et peut-être davantage si la vie en décide ainsi !
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