L’AGRO QUARTIER AUTOGERE de la PLAINE DE L’AIRE
La plaine de l’Aire
Le premier projet de l’association AQA concerne la Plaine de l’Aire, où 58 hectares sont menacés d’être déclassés pour être construits. Ces terres étant parmi les plus fertiles du canton, et produisant une forte quantité de légumes locaux pour Genève, il est capital de les préserver pour l’avenir. Sur cette Plaine, la proximité
de la ville et des transports est un atout qui constitue l’occasion de créer un véritable quartier agricole participatif en lien avec la ville. Un compromis qui permet de sauver notre production de nourriture, tout en créant un espace de vie qui profite à toute la zone et même à l’image de Genève. Suivant l’exemple des coopératives existantes à Genève, les projets sociaux-éducatifs seraient développés dans l’espace agricole, où la production écologique nécessite une forte participation de personnes. PERSPECTIVES DU PROJET
Nous souhaitons proposer un quartier novateur qui répondrait aux besoins de sa population. Les champs sont des espaces où peuvent être développés plusieurs domaines, notamment les secteurs économique, alimentaire, sportif, éducatif, social, culturel, et de la santé, tout en préservant l’environnement.
- Le secteur alimentaire : les 58 hectares de la Plaine de l’Aire peuvent nourrir 13’000 personnes par jour, en légumes, tout au long de l’année en moyenne (calculé sur la base de la production de type biologique et participatif au Jardin des Charrotons).
- Le secteur économique : création d’emplois de production, de transformation, d’éducation, de recherche et de vente.
- Le secteur de l’environnement : préservation de la biodiversité, des espèces rares, des abeilles tuées par la monoculture, des sols fertiles. Réduction de la consommation énergétique grâce à l’agriculture de proximité.
- Le secteur des loisirs et de l’activité physique : offres de promenades, jardinage, cheval, course à pied, vélo,…
- Le secteur de la santé et du bien-être : offres d’aliments sains, d’activités physiques. Baisse du stress par la proximité, le calme, la beauté du lieu et le contact avec la nature, qualité de vie.
- Le secteur social : possibilités pour les associations de réinsertion, d’intégration, etc…
- Le secteur de l’éducation : cycles de formation en agronomie avec les écoles proches, visites, ateliers pour les jeunes et tous publics.
- Le secteur de la culture : partage des savoirs traditionnels, espaces de création pour les associations culturelles. Grâce à l’agriculture repeuplée et à la participation, le cliché du paysan « occupant » (travaillant) des centaines d’hectares de terres tout seul sur son tracteur (et nourrissant tout de même des milliers de personnes) sous-payé par les distributeurs et survivant des subventions, ça n’a plus de sens ! En renouant le contact entre ville et agriculture, un avenir serein est possible . Le projet de la commune de Plan-les-ouates qui balaie cet espace agricole, les légumes qu’il peut produire et ses potentiels agro-associatifs.