Les Moose Trotters

Les Moose Trotters Suivez ici le fil de nos aventures à travers le monde!

05/22/2026

Cette vidéo nous a profondément parlé.

Revenir à un quotidien où tout va trop vite, retrouver le rythme… comme si, finalement, prendre le temps de vivre n’avait été qu’une parenthèse qu’il fallait vite refermer.

Cette sensation d’étouffer dans une vie dictée par des attentes que nous n’avons pas choisies. Et le plus difficile, c’est ce sentiment persistant de ne pas avoir le droit de sortir de cette roue.

On se dit encore souvent que notre beau voyage n’était peut-être qu’un doux rêve un peu flou, suspendu hors du temps. Pourtant, on veut continuer à le faire vivre en nous, car il a été réel, profondément réel.

Aujourd’hui, nous sommes retournés dans cette roue où il faut toujours faire plus, être plus, réussir plus. Tout va vite, tout est à portée de main, comme s'il n'y avait plus de place pour l’ennui, le doute, l’échec ou la fatigue. Nous culpabilisons dès que nous ralentissons. Et pourtant… ce n'est pas ça la vie?

Notre beau voyage nous a peut-être ouvert les yeux sur ce qui nous épuise réellement, et qui nous rappelle que la vie mérite d’être vécue pleinement, à notre rythme.

Pensées pour vous From Belgium With Love

1 mois que nous avons retrouvé le chemin du travail et nos collègues!Les enfants ont aussi été heureux de retrouver leur...
05/14/2026

1 mois que nous avons retrouvé le chemin du travail et nos collègues!
Les enfants ont aussi été heureux de retrouver leur routine et leurs amis!

Nos reflexes au boulot et le rythme sont vite revenus mais la nostalgie de nos aventures n'est jamais bien loin!

Alors maintenant, on apprend à conjuguer nos souvenirs de voyage avec ce nouveau quotidien!

Un mois déjà!! Vraiment??Contents d’avoir retrouvé nos repères, les amis, le confort familier et le sommeil plus stable!...
05/04/2026

Un mois déjà!! Vraiment??

Contents d’avoir retrouvé nos repères, les amis, le confort familier et le sommeil plus stable!

Mais par moments, ce voyage nous paraît presque irréel.. comme un rêve un peu flou, suspendu hors du temps.
Il y a aussi ce sentiment plus mitigé, cette impression d’être à nouveau happés par un rythme soutenu et imposé. Les journées filent à toute vitesse.

Alors on s’accroche à ce qu’on peut garder vivant : les liens créés en chemin, ces amitiés qui prolongent un peu cet incroyable périple, on continue de voyager autrement, à travers eux, à travers les souvenirs.

Retrouver notre vie, c’est aussi offrir des repères aux enfants, se reconstruire une stabilité et se préparer, doucement, à revivre cette aventure vers d'autres contrées.

Ce n’est pas un retour en arrière, c’est une étape!

Mission accomplie pour Respo!Vous vous rappelez?Depuis le premier jour, Respo, la mascotte de l’école, se cachait dans n...
04/17/2026

Mission accomplie pour Respo!

Vous vous rappelez?
Depuis le premier jour, Respo, la mascotte de l’école, se cachait dans nos sacs. Pendant 6 mois, notre compagnon de route a été le lien entre notre réalité du moment et notre réalité du après.

Les 3 derniers mois ont été une véritable immersion. Respo boucle son tour du monde avec des souvenirs plein les coutures. Il a été le témoin privilégié de ces ultimes découvertes et de déplacements mémorables.

Ce qu’il rapporte avec lui :
🌍 L'éveil à la différence :
Après avoir traversé des dizaines de frontières, Respo a appris que la tolérance n'est pas un concept, mais une expérience. Il a vu que malgré nos langues et nos traditions différentes, le partage d'un instant reste universel.

🌍 La curiosité :
Ses yeux de bouton ont tout observé. Il revient avec la certitude que notre planète est un livre d'histoire à ciel ouvert qu'il ne faut jamais cesser de lire.

🌍 La force de l'adaptation :
Des nuits aux saveurs inconnues, Respo a prouvé que sortir de son confort, c’est s’ouvrir à l’extraordinaire. Il a appris la résilience et le courage de l'explorateur, des valeurs qu'il a hâte de transmettre.

C’est maintenant l’heure de la routine. Mais pour Respo, la routine n’est pas l’ennui : c’est le moment du partage! Il revient avec l’envie de vous raconter que le monde est beau, que chaque rencontre est une richesse et que, peu importe l'endroit où l'on se trouve, on grandit toujours un peu plus à chaque escale 🧡

Le bilan, notre chance...Il y a 6 mois, jour pour jour, nous entamions une aventure incroyable dont nous avions tant rêv...
04/10/2026

Le bilan, notre chance...

Il y a 6 mois, jour pour jour, nous entamions une aventure incroyable dont nous avions tant rêvé.

Rien n'est impossible!

176 jours
3 continents - 13 pays
68 étapes
46000 km parcourus
21 avions - 17 trains - 9 bus - 5 bateaux
9 voitures avec chauffeur
1 tuktuk loué - 1 voiture louée
1 tour du globe
Et une quantité infinie de taxis (routiers ou fluviaux), métros, tramways, escalators et d'innombrables pas.

Avec tout cela, nous revenons avec des souvenirs plein la tête, mais surtout avec une immense leçon d’humilité. Au-delà des paysages et des rencontres, ce voyage nous a rappelé notre chance! Celle d’être nés du bon côté de la ligne sans l'avoir choisi, nous permettant de rêver de frontières sans jamais en subir les barrières.

Être «voyageur du monde» est un luxe que nous ne prenons plus pour acquis.
Voyager est un choix pour nous, quand c’est un défi pour tant d’autres.

Suivons nos rêves : ils sont notre boussole dans cette brève traversée.

Après un ultime trajet en train rapide, nous arrivons à la gare de Tokyo. Il y a du monde partout, ça circule dans tous ...
04/03/2026

Après un ultime trajet en train rapide, nous arrivons à la gare de Tokyo. Il y a du monde partout, ça circule dans tous les sens. Dans ce flot de personnes, nous nous dirigeons vers le métro. Heureusement que Google Maps est très efficace pour tous les trajets au Japon, car pour s’y retrouver, ce n’est pas évident : entre les métros locaux, semi-express, express, on a vite fait de manquer son arrêt si on ne monte pas dans le bon.
Après une dernière marche, nous arrivons à notre logement, le dernier de notre périple. Nous y trouvons toutes les commodités : cuisine avec frigo et plaques, une machine à laver et, pour une fois, une table à manger avec des chaises — ça fait du bien. Nous déposons nos sacs et allons acheter le nécessaire pour remplir le frigo et le garde-manger. Nous finissons la soirée dans notre tanière.
Le lendemain, il fait beau. Nous partons pour une promenade au parc Ueno afin d’admirer de magnifiques sakura en pleine floraison. Nous nous baladons sous ces arbres splendides et très photogéniques. Nous nous dirigeons ensuite vers notre deuxième étape : le Tokyo Metropolitan Government Building, pour admirer gratuitement une vue de Tokyo depuis le 45e étage. Malgré le beau ciel bleu, nous n’apercevons pas le mont Fuji, la faute à une brume de chaleur et peut-être aussi un peu de pollution. Cela ne nous empêche pas de profiter de la vue.
En descendant, nous nous arrêtons dans un parc de jeux pour que nos deux Moose junior puissent aussi profiter. Nous reprenons ensuite le métro, vers le temple Gotoku-ji, petit temple avec une caractéristique unique : il possède des milliers de Maneki-neko, ces figurines japonaises très populaires représentant un chat assis levant une patte en signe de bienvenue, considérées comme des porte-bonheur attirant la chance, la prospérité et la protection. La visite est rapide mais vraiment sympa.
Nous montons ensuite dans le métro en direction de Shibuya et de son célèbre carrefour. Il se distingue par sa traversée en diagonale (« scramble »), qui permet à environ 2 500 personnes de traverser simultanément dans toutes les directions. Chaque jour, environ 2,4 millions de personnes le traversent.
À quelques pas de là, nous allons porter nos respects à la non moins célèbre statue de Hachikō. Cette statue rend hommage à ce chien pour sa loyauté inébranlable envers son maître. Après la mort soudaine de ce dernier en mai 1925, Hachikō a attendu quotidiennement son retour à la gare de Shibuya pendant près de dix ans, jusqu’à sa propre mort, devenant ainsi un symbole national de fidélité au Japon. La légende veut que le chien lui-même ait assisté à l’inauguration de sa statue en 1934.
Nous continuons vers la rue Takesh*ta, petite ruelle animée avec des magasins en tout genre. Nous rentrons ensuite pour un repos bien mérité.
Après une bonne nuit, nous partons pour le quartier d’Asakusa et visitons rapidement le sanctuaire du même nom. En effet, le monde présent rend l’expérience assez compliquée pour bien profiter du lieu. Nous partons ensuite pour le quartier de Ginza, où Ophélie a rendez-vous pour une épilation des sourcils à la japonaise. L’expérience tourne malheureusement court : le salon n’accepte que les personnes parlant japonais et refuse également l’utilisation d’outils comme Google Translate, sous prétexte que cela prendrait trop de temps. Ophélie vient de vivre sa première expérience frustrante.
Nous nous rendons ensuite à notre prochain rendez-vous : un spectacle de sumo. Nous nous installons pour assister à une présentation de l’un des sports nationaux du pays. Notre maître de cérémonie nous explique les us et coutumes de ce sport ainsi qu’une r***e rapide de ses règles, avec démonstration à l’appui par Yuuma et Matsunoumi. Place ensuite à trois « combats » pour désigner le champion de l’après-midi. Matsunoumi l’emportera.
Quelques faits intéressants sur les sumos : ils se lèvent tous les jours à 6 h et enchaînent avec six heures d’entraînement. Un match dure en moyenne 7 secondes et la carrière d’un sumo commence entre 15 et 25 ans, jusqu’à ce que le physique ne suive plus.
Après ce divertissement, nous prenons la direction de Shinjuku pour assister à la plus grande projection architecturale en mapping vidéo permanent au monde. Chaque soir, les tours jumelles du Tokyo Metropolitan Government Building s’illuminent, projetant des images d’oiseaux, de motifs traditionnels et de monuments comme le mont Fuji.
L’heure de rentrer est arrivée. Après une heure de transport, nous arrivons à notre base. Tokyo est vraiment très étendue et les temps de transport en commun sont longs : il nous faut souvent plus d'une heure pour traverser la ville d’un bout vers notre logement.
Le lendemain, la pluie s’invite au menu. Nous prenons donc la journée plus tranquillement. Nous partons vers le quartier d’Akihabara, quartier des jeux vidéo, à la recherche d’un jeu Switch pour les enfants. Peine perdue : nous ne trouvons rien d’intéressant pour notre budget malgré les centaines de titres disponibles.
Nous prenons ensuite la direction de Kappabashi, quartier des fournitures de cuisine, où Mathieu trouve son bonheur en matière de coutellerie japonaise. Avant de rentrer, nous repassons une dernière fois par un magasin Daiso (le Dollarama du Japon) et les enfants trouvent leur bonheur à moindre prix, pouvant dépenser leurs propres deniers.
La fin de journée arrive, accompagnée de la fatigue malgré un rythme plus calme. On sent que notre énergie est entamée après ces quelques mois sur la route.
Les deux jours suivants sont consacrés à la recherche de souvenirs, avec un rythme moins effréné que les mois précédents. La météo n’aide pas, avec une pluie constante toute la journée. Les temps de transport ne jouent pas non plus en notre faveur. Après deux jours de recherche, nous finissons par trouver notre bonheur, mais ce ne fut pas aussi simple que nous l’aurions pensé, surtout avec un espace limité dans les sacs.
Aujourd’hui scelle la fin de notre séjour au Japon et, plus largement, la fin de notre aventure de presque six mois (à une semaine près). Nous prenons l’avion pour Vancouver, puis pour Montréal, où nous retrouverons notre maison, inspectée à plusieurs reprises par nos amis que nous remercions énormément pour le temps qu’ils nous ont consacré à distance afin de s’assurer que tout était en ordre pour que nous puissions voyager l’esprit tranquille.
Un petit bilan s’impose maintenant… mais ce sera pour la prochaine publication.

Entre Kyoto et Tokyo se dresse le célèbre mont Fuji, et nous souhaitions absolument faire une halte pour admirer ce somm...
03/28/2026

Entre Kyoto et Tokyo se dresse le célèbre mont Fuji, et nous souhaitions absolument faire une halte pour admirer ce sommet majestueux. Nous choisissons Shizuoka, en bord de mer, un peu plus éloignée que les sites les plus touristiques. Autre avantage : la ville se situe directement sur la ligne du Shinkansen entre Kyoto et Tokyo — aucun détour nécessaire.

Nous arrivons à Shizuoka en début d’après-midi, déposons nos bagages à l’hôtel, puis partons nous promener en ville. Nous passons par quelques magasins, sans objectif précis, si ce n’est dénicher un bon plan pour des souvenirs. Rapidement, le constat s’impose : les prix sont sensiblement les mêmes partout.

Nous poursuivons notre balade jusqu’au petit château de Shizuoka, en croisant au passage quelques sakura en fleurs. Puis vient l’heure de rentrer pour se reposer, car le lendemain s’annonce chargé.

Réveil à 5 h 15. Nous nous préparons rapidement, puis enchaînons un train local et un bus pour rejoindre la côte. À 7 h 20, nous arrivons sur une plage de galets, avec l’espoir d’apercevoir le géant du Japon, malgré un ciel partiellement nuageux.

Le mont Fuji n’est visible que 30 à 40 % du temps et possède sa propre météo. La veille, les prévisions annonçaient même seulement 15 à 20 % de visibilité. Mais une courte fenêtre d’une dizaine de minutes semble se dessiner avant que les nuages ne prennent le dessus.

Et nous y sommes. Devant nous, le mont Fuji se dévoile, brièvement, mais suffisamment pour marquer les esprits.

Après une pause face à ce paysage impressionnant, nous reprenons le chemin du retour vers l’hôtel, conscients de notre chance d’avoir pu l’apercevoir malgré des conditions peu favorables.

Nous terminons la matinée dans un parc où les enfants peuvent se défouler une dernière fois, avant de prendre notre tout dernier Shinkansen de cette aventure japonaise.

Ce soir, nous avons rendez-vous avec Tokyo — la ville la plus peuplée du monde.

Après un court trajet en métro puis en train, nous arrivons à Kyoto, la traditionnelle. Premier défi : tuer le temps, av...
03/27/2026

Après un court trajet en métro puis en train, nous arrivons à Kyoto, la traditionnelle. Premier défi : tuer le temps, avec tout notre barda, de midi à 16h, heure à laquelle nous pouvons entrer dans notre logement.
Après avoir mangé, nous nous dirigeons vers un parc que nous avions repéré sur Google Maps. En arrivant, sous un soleil et une chaleur de printemps très agréables, nous nous arrêtons à côté d’une aire de jeux assez grande. Les enfants sont ravis ! Dans ce parc, plusieurs personnes se promènent en cosplay et il y en a pour tous les goûts.
Finalement, nous avons passé du bon temps… en tuant le temps. Et 16h arrive plus vite que prévu : nous prenons la direction de notre camp de base pour les 5 prochains jours.
Comme d’habitude, nous ressortons pour une petite épicerie de début de séjour. Nous sommes juste à côté d’un gros centre commercial, donc c’est parfait… ou pas. Nous craquons un peu dans un magasin à 100 yens (l’équivalent du Dollarama), puis complètement dans un magasin de sport où nous achetons 4 paires de chaussures, une pour chaque membre de la famille. Bon OK, ça semble un peu démesuré, mais rendez-vous compte : une paire affichée 70 $ US sur internet achetée 25 $ US ici… vous comprenez maintenant ! On a même un peu peur de ne pas être à l'abri de recommencer.
Finalement, nous terminons avec l’épicerie avant de rentrer pour notre première nuit.
Nous nous levons et prenons la matinée comme elle vient… chill. Sur l’heure du midi, une fois n’est pas coutume, nous nous séparons : les gars d’un côté, les filles de l’autre.
Tandis que Juliette et Ophélie partent voir le spectacle non verbal GEAR Theatre Kyoto, Eliott et Mathieu partent voir un match de football, Kyoto contre Nagoya.
GEAR est le premier spectacle de théâtre non verbal du Japon. Se déroulant dans une usine de jouets futuriste et post-apocalyptique, le spectacle suit quatre ouvriers robotisés – les « Roboroïdes » – qui découvrent une poupée abandonnée, laquelle éveille leur curiosité, leur goût du jeu et leur humanité. La performance mêle mime, breakdance, jonglerie, magie et acrobaties. Les filles en reviennent émerveillées.
De leur côté, Kyoto-Nagoya, le 3e contre le 4e, promettait d’être serré. Effectivement, après 90 minutes et une ambiance de feu : score de parité, 1 partout. Place à la séance de tirs au but. Et oui, pas de match nul dans le championnat japonais cette année, un test pour les 100 ans de celui-ci. Après une séance tendue, Kyoto remporte le match 5 tirs au but à 4. Scène de liesse chez les supporters : les gars sont enchantés de leur expérience et reviennent même avec un t-shirt souvenir offert.
La soirée est douce et calme et, après un souper économique à l’appartement, place au repos.
Nous commençons la matinée avec la visite du Palais impérial de Kyoto. Enfin… c’est ce qu’on croyait. Nous sommes lundi, et le lundi le site est fermé. Qu’à cela ne tienne, nous profitons des jardins annexes et de quelques cerisiers en fleurs.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Chemin de la Philosophie, petite promenade le long d’un canal. Fait intéressant, le chemin est bordé de centaines de cerisiers, mais, encore pas de chance, nous sommes 5 jours trop tôt dans la floraison : nous ne verrons que des bourgeons prêts à éclore. La balade reste néanmoins calme, bucolique et agréable.
Nous arrivons ensuite au temple bouddhiste Eikan-dō Zenrin-ji. Le lieu est silencieux, zen, comme un appel à la méditation. Nous nous asseyons au bord d’un des jardins et contemplons le bassin sans un mot… jusqu’à ce qu’un groupe de Français accompagné de leur guide vienne rompre cette quiétude par des rires et des conversations bien trop bruyants pour le lieu. Finalement la réponse à la question récurrente: "Pourquoi avez vous quitté la France?" est: "Nous n'avons pas quitté la France mais les Français".
Nous nous éloignons et reprenons la visite. Le temple s’avère vraiment beau et nous prenons le temps d’apprécier ce sentiment de zénitude.
Après 1h30 de visite, nous sortons en direction du temple Kiyomizu-dera. Grand temple, mais avec énormément de touristes, dont nous. L’expérience est totalement différente et nous avons préféré le premier temple, plus intimiste et plus tranquille. Nous faisons le tour du site mais restons un peu sur notre faim, la faute à un flux continu de visiteurs qui ne permet pas de profiter pleinement du lieu.
Nous traversons ensuite le quartier Gion, réputé pour ses geishas et maikos, et, chanceux, nous apercevons une maiko accompagnée de sa suivante, se pressant dans la rue pour éviter les regards. Mathieu réussit tout de même à capturer le moment.
Nous finissons la journée avec Pontocho, petite ruelle très étroite où une centaine de restaurants proposent des plats variés, puis la rue commerçante Shinkyogoku, animée et bordée de magasins de toutes sortes.
Le lendemain, nous partons en milieu de matinée pour un trajet de 45 minutes vers Nara et son immense et célèbre Parc où des cerfs Sika déambulent librement parmi les passants.
En arrivant, nous apercevons rapidement nos premiers spécimens. Plus nous avançons, plus ils sont nombreux. Selon la légende, ces animaux sont considérés comme des messagers divins du sanctuaire Kasuga. Ils sont partout et savent exactement où se placer : près des vendeurs de biscuits ! Les enfants sont ravis de pouvoir les caresser.
Petit fait intéressant : ils font des courbettes devant les humains. Ce geste, souvent perçu comme une marque de politesse, est en réalité une réaction apprise liée à l’habitude de recevoir de la nourriture. Cette pratique est spécifique aux cerfs de Nara.
Nous poursuivons ensuite avec l’ascension du Mont Wakakusa. Sur le sentier, nous sommes presque seuls, ce qui contraste fortement avec le parc. Au sommet, nous retrouvons quelques cerfs et une vue panoramique sur toute la vallée. Après une descente assez rapide, nous reprenons le train pour un retour sur ur Kyoto. Nous arrivons à une heure raisonnable, ce qui nous permet de profiter de la soirée. Accessoirement, nous rachetons des lunettes à Juliette, les siennes ayant cassé à Nara. Bizarrement, Ophélie disait à Mathieu le matin même qu’elle était étonnée qu’elles aient tenu jusque-là… Hasard ou coïncidence ?
« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. » Un adage très vrai, mais dernièrement, c’est plus difficile. Nous sentons dans nos corps la fatigue cumulée de ces derniers mois. Nous nous donnons un coup de pied aux fesses pour commencer nos visites plus tôt, en espérant éviter la foule.
Nous partons vers la forêt de bambous d’Arashiyama. Il y a un peu de monde, mais cela reste très raisonnable. Nous arrivons à prendre des photos tranquillement. Lorsque nous repartons, c’est déjà beaucoup plus fréquenté.
Nous prenons ensuite la direction du temple Ryōan-ji, célèbre pour son jardin sec (kare-sansui), considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise. Construit entre 1499 et 1507, ce jardin d’environ 200 m² est composé de 15 roches disposées en cinq groupes sur un lit de gravier soigneusement ratissé, symbolisant l’océan.
C’est un lieu propice à la méditation… mais avec plusieurs groupes présents, nous méditerons plus t**d.
Nous poursuivons vers le temple Kinkaku-ji. Ce temple est célèbre pour son Pavillon d’Or, un bâtiment à trois étages recouvert de feuilles d’or sur ses deux niveaux supérieurs. Il abrite des reliques bouddhistes et combine trois styles architecturaux : shinden-zukuri au rez-de-chaussée, buke-zukuri (style des samouraïs) au premier étage et karayō (style zen) au second. Une sculpture dorée de phénix orne le sommet du toit.
Le site, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994, est entouré d’un vaste jardin et d’un étang miroir dans lequel le pavillon se reflète magnifiquement. Malheureusement, comme prévu, il y a foule, ce qui rend difficile de profiter pleinement de l’ambiance zen du lieu. Cela dit, le site n’a clairement pas volé sa réputation.
Après cette matinée bien remplie, nous retournons à notre base pour manger et nous reposer un peu, Ophélie n’étant pas dans sa meilleure forme.
L’après-midi est pluvieuse. Ophélie fait la sieste pendant que Mathieu emmène les enfants au VS Park, situé dans le centre commercial à côté de notre logement. C’est un espace de jeux intérieur avec de nombreuses activités où les enfants peuvent se dépenser pendant deux heures… sans parents. Tout le monde y trouve son compte.
Ophélie rejoint Mathieu après sa sieste réparatrice. Les parents flânent dans les magasins à la recherche de LA trouvaille introuvable ailleurs qu’au Japon, pendant que les enfants s’amusent comme des fous.
Lorsque le moment arrive de quitter le parc, une énième épicerie étant nécessaire, les enfants attendent leurs parents chez Toys“R”Us, devenu leur repère pendant le séjour à Kyoto. Les enfants jouent pendant que les parents font les courses : parfait !
Le lendemain, nous prenons la matinée tranquillement, puis décidons de retourner au palais impérial afin de ne pas rester sur un rendez-vous manqué. Pendant que les enfants jouent dans le parc voisin, les parents visitent le palais, ancienne résidence de l’empereur du Japon jusqu’au transfert de la capitale à Tokyo en 1869.
Après cette parenthèse historique, nous retrouvons les enfants (qui ne se sont pas entretués !) et allons manger dans un restaurant à tapis roulant. Cette pause gourmande amuse beaucoup les enfants, les plats commandés sur tablette arrivant à toute vitesse.
Nous nous rendons ensuite à Fushimi Inari, principal sanctuaire dédié à Inari, divinité shinto du riz, de la richesse et de la prospérité. Fondé en 711, il est célèbre pour ses milliers de torii formant un tunnel à flanc de montagne. On estime qu’il y en a environ 10 000 le long des sentiers.
Nous n’en parcourons qu’une partie, car l’heure est venue pour Ophélie de participer à une cérémonie du thé, art traditionnel inspiré du bouddhisme zen. Pendant ce temps, Mathieu et les enfants l’attendent dans un parc de jeux à proximité. Décidément, les enfants sont à la fête ces derniers jours !
Nous rentrons ensuite pour passer la fin d’après-midi et la soirée chez « nous », entre petites consommations et préparation des prochaines étapes : Shizuoka, puis Tokyo.
Après une bonne nuit, il est temps de quitter Kyoto, avec le sentiment que nous aurions pu rester encore quelques jours à la découverte de petits trésors cachés.

Après un bref trajet en train local puis en Shinkansen, nous arrivons à Osaka. Le temps de nous repérer dans la gare, no...
03/21/2026

Après un bref trajet en train local puis en Shinkansen, nous arrivons à Osaka. Le temps de nous repérer dans la gare, nous attrapons le métro vers notre logement. Après avoir déposé nos sacs à dos, nous sortons pour notre épicerie habituelle de début de séjour. Nous sommes chanceux : nous avons un micro-ondes, des plaques chauffantes, un grille-pain et même une machine à laver.
Nous nous couchons tôt car le lendemain, nous passons la journée aux Studios Universal du Japon, non loin de notre base. Après un lever à 6h, nous prenons un ferry-taxi, une petite marche, puis nous arrivons à 7h15 aux portes du parc, qui ouvre à 8h30. Nous n’en revenons pas : il y a déjà une marée humaine. Mais à quelle heure sont-ils arrivés ? C’est dingue.
Après une première attente — qui ne sera pas la dernière, parc d’attractions oblige — nous entrons et nous dirigeons vers la première attraction : Jurassic Park. Dix minutes d’attente plus t**d, nous voilà à bord d’un petit bateau pour une promenade dans un parc jurassique qui a connu quelques problèmes de sécurité, disons.
Nous enchaînons ensuite les attractions toute la journée : Minions, Harry Potter, Waterworld, Sing… En fin de journée, nous aurons le temps de faire une attraction — pas celle que les enfants auraient voulu malheureusement — dans la partie Nintendo. En effet, la zone Nintendo est la plus populaire du parc, et pour faire l’attraction souhaitée par les enfants, il aurait fallu attendre 2 h 30… à 18 h ? Non merci.
Nous avons passé une très bonne journée malgré la pluie qui s’est invitée en milieu d’après-midi. En rentrant, fatigués, nous en profitons tout de même pour faire une lessive.
Le lendemain, la matinée sera ultra tranquille, la faute à un gros coup de fatigue qui frappe toute la famille. Les grands comme les petits en profitent pour se reposer. Finalement, nous sortons de notre tanière vers 15 h pour une surprise pour les enfants : la visite de l’aquarium d’Osaka, qui possède, entre autres, des spécimens de requins-baleines, raies mantas, requins-marteaux, requins-taureaux et autres murènes. Une très belle visite.
Nous rentrons en soirée, prêts pour la journée suivante.
Nous nous levons en forme cette fois-ci et partons pour une journée de visite. Nous commençons par le château d’Osaka, semblable à celui d’Hiroshima, mais en plus grand. En nous promenant dans les jardins du château, nous passons à côté d’une capsule temporelle où 1998 objets de la culture mondiale ont été enterrés à 15m sous terre à l’occasion de l’exposition universelle de 1970. Cette capsule ne sera ouverte que dans 5000 ans, en 6970. De quoi aura l’air le monde à cette date ? Ça fait réfléchir.
Après cette balade, nous prenons la direction de Shinsekai, quartier du centre-ville d’Osaka fondé en 1912 comme un « Nouveau Monde » inspiré de Paris et de Coney Island à New York. Ce lieu historique, initialement conçu pour être une attraction touristique moderne, a connu un déclin après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, Shinsekai est une destination incontournable pour son atmosphère rétro vibrante, ses néons colorés et ses ruelles animées.
Enfin, pour terminer, nous filons vers Dotonbori, quartier emblématique d’Osaka. Célèbre pour ses lumières vives, ses enseignes spectaculaires et son ambiance électrique, il est considéré comme le cœur de la vie nocturne. Après avoir flâné dans les rues et fait quelques magasins toute la journée, nous rentrons chez nous pour une dernière nuit.
Après un dernier réveil à Osaka, nous filons vers Kyoto et son atmosphère plus traditionnelle.

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